‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 456 sur 503 · SITUATION DU COMMERCE. SOS · texte numérisé non relu

SITUATION DU COMMERCE. SOS

En 1G35, on est forcé de fixer une foule de maximum, sur le bois, le charbon, etc.; le 12 avril i653 on avait même dû déclarer la boucherie libre pour assurer l'approvisionnement de Paris que des coalitions de bouchers menaçaient, et ordonner aux bouchers qui n'auront pas fait d'étal dans les vingt-quatre heures, de sortir de Paris avec leur famille. Le 16 avril, ils se décident à faire leur soumission, et les privilèges sont rétablis. On assiste à une véritable résurrection de l'industrie : réduction du nombre des jurés dans diverses corporations, nouveaux statuts, fixation des droits ou honoraires; privilèges divers accordés, entre autres aux sieurs Jean Hindret et Léonard Biaise pour une manufacture de bas et autres ouvrages de métier (janvier 1656) établie dans le château de Madrid, au bois de Boulogne. A propos des statuts des tapissiers (mai et juillet 1656), nous avons rencontré une clause tout à fait inattendue, et qui semble une nouvelle preuve de la haute influence du clergé dont nous avons déjà parlé : le roi promet de ne plus créer de maîtrises nouvelles, à condition que les maîtres tapissiers s'engagent à tendre, à leurs frais, le devant des maisons occupées par les religionnaires, le jour de la fôte du Saint-Sacrement et de l'Octave.

Ces ordonnances prouvent aussi la ruine publique : ainsi des corporations rivales, qui se sentent également épuisées, se décident à signer un contrat momentané d'union, et à laisser dormir leurs longues querelles; au premier rang, nous citerons les corporations des chirurgiens et des barbiers, etc. Un édit de février 1657 révoque un autre édit de Louis XIII (1642) qui établissait des maîtrises d'arts et métiers dans le faubourg Saint- Antoine, sous peine de confiscation des outils, marchan-

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