‹ La misere drame en cinq actes, precede de l'Irlande, prologue en un acteChapitre 2 sur 40 · PERSONNAGES. ACTEURS · texte numérisé non relu

PERSONNAGES. ACTEURS

JOHN MM. H. Vannoy.

TOBY Benjamin.

WILLIAMS DICKSON Delodi».

SIR KEMBLE Milin.

ÉLENA, sa G I le M ^ c Lia Félix.

SIR PETERS , constable au prologue, ensuite chef de la

Police MM. Devéru.

SIR GEORGE, médecin ..... Arthur.

PREMIER GENTLEMAN.... Lansot.

DEUXIÈME GENTLEMAN... Mssobub.

TROISIÈME GENTLEMAN. . . Alix muni.

J ^,rt TUAN ’ I tioramc, 1 M “ c, «-

LOCK, / ( Poyonnier.

ANDREW. ) bl * ocs I Néraut.

UH SERGENT Préauiuh.

PREMIERE LADY M»'* Rakilli.

DEUXIÈME LADY Flom.

UN DOMESTIQUE M Riffaot.

Gentleman». — Ladys. — Hommes dk police — Hommes blancs. — Un Crieur. Le Prologue et le» cinq acte • se postent en Irlande , d Walerfvrd et dans U» environs .

2 LA MISERE. 'y,

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L’intérieur d’une misérable cabane au toit baa et effondre ; pa* d’autre ouverture qu’une porte aux planches mal , jointes. — Sol humide, obscurité brumeuse. — Dans un coin, à droite, fume un feu «le tourbe. — Meg est à gauche au fond, étendue sur un tas de fougère et couverte de quelques haillon*. Chétif* et déguenillés, se* enfants sont groupés autour d’elle ; le plus petit est à droite et joue avec des brins de paille. — Du même côté, sur le devant, une vieille table et un escabeau. — Il fait à peine jour.

SCI- NE PREMIERE.

MEG et SES ENFANTS.

MEG. Oh ! mes pauvres enfants!

feargus. J'ai faim, mère.

TOUS. Moi aussi, moi aussi.

joh. Tous ! tous !

HEG. à Job. Du courage, toi qui es l'aîné!

jiXt. Je n’en ai pas pour vous voir souffrir, ma mère.

• st EG y Ave Maria! Sainte Vierge, prenez pitié defrmallicurcuse Irlande ! Mon brave mari est allé à la ville chercher de l'ouvrage : s’il en trouve, nous sommes sauvés.

job. 11 u'en trouvera pas, et uous sommes perdus.

meg. Espère en Dieu !

job. Ce n’est pas Dieu qui donne de l’ou- \ rage au v malheureux. Mou père est allé implorer les hommes cl il reviendra les mains vides.

meg. Cher garçon, tu as une raison audessus de ton âge.

job. Le malheur nous instruit et nous fait vieillir promptement

feargus. Oh ! que j’ai faim ! job. Ne tourmente donc pas ainsi notre mère qui souQ're.... Elle n’a pas de pain à le donner et tu lui déchires le cœur.,. Taistoi !

- feargus. Je me lais, mon frère.

meg. Alt 1 si je pouvais vous nourrir de mon sang, pauvres petits que j’ai noui ris de mon lait, comme j’ouvrirais mes veines 1 JOB. Vous auriez bu d’abord tout le sang des miennes.

MEG. Job, ton père a raison d’ètre lier de toi.

job. Vous tremblez... et plus rien pour vous couvrir. . Ah ! ce lambeau de vêtement... (lige dépouille.)

meg. Non, non, je ne veux pas.

JOB. Je n’ai pas peur du fioid, allez.

MEG. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi nous avez-vous mis sur la terre?

job. Tour nous aimer !

meg. Ave , Maria 1

job. Vous avez encore froid et le feu s’est éteint. (A Killy.) Petite sœur, ramasse vite ces parcelles de tourbe, ces quelques brius de paille, et fais une flambée.

kitty. Toby joue avec celte paille et ne veut pas la donner.

JOB, d Toby. Donne, c’est pour réchauffer notre mère. ( L'enfant donne let brin g de paille.)

MEG- Dites, mon Dieu, que je retrouve tai ces anges dans le ciel !

KITTY, avec effroi. Oit! les chiens! les chiens !

MEG. Pourquoi en avoir peur?

kitty. Ils sont entrés l'autre nuit dans la cabane voisine et ils ont emporté la morte.

MEG. C’est horrible!

job. J'ai la cognée de mon père, ne craignez rien.

KITTY. Voici qu'ils ébranlent la porte et qu’ils cherchent à entrer.

job. Non, c’est le vent.

kitty. Je te dis que je les entends flairer sous la porte...

JOB. lis ont faim aussi, et, plus heureux que nous, ils trouvent leur nourriture.

meg. Ne blasphème pas!

job. Je dis ce qui me passe par la télé; je suis un enfant. (Un silence.) Ah! les voilà partis... n’ayez plus peur. [Tous viennent snA grouper pris de Job, à droite.)

meg, d part. C’en est fait I la mort vient je le sens!.. Tant de souffrances, tant de privations m’ont brisée avant l'âge, et depuis longtemps déjà je ne suis plus qu’un cadavre... je serai morte quand mon pauvre mari rentrera!... Main loyale qui m’as protégée, brave cœur irlandais qui m’as aimée; mou époux , mon mailre, adieu !... Oh! si nous avions été riches, avec notre amour cl de tels enfants 1... Mais je ne veux pas, à ma dernière heure , affliger ni effrayer ces cbers petits êtres... F.t puis, peut-être n’estcc pas la mort, mais véritablement le sommeil qui éteint ma voix et ferme mes yeux malgré moi... les battements de mon cœur s’arrêtent. .. Oit ! l’épais nuage I... (Aux enfante.) Appréciiez tous, que je vous embrasse l'un après l’autre !

LES enfants, l'embrassant. Bonne nuit , mère...

meg. Merci... Labsez-moi maintenant...

serrez-vous autour du feu et ne faites pas d<9 bruit... pour ne pis nie réveiller... allez, allez... (Ils s'éloignent en silence et vont se grouper prés du feu.)

ion, qui est resté près de su mire. Ma mère, ma mère, pourraient-ils vous réveiller vraiment?...

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