SCENE VI
JOB, ELEfyA , put* SMITH.
JOB. ( Eléna!. .. ( A part.) O mon cœur, reste sceli^daos ton cercueil de plomb ?
eléna .-Monsieur Job, votre sœur vous demande. ..t
JOB. Vous savez que cette malheureuse. eléna. Je Mis tout... elle a parlé dans son délire... ( Mouvement de Job.) Vous avez une amie !
JOB. Vous qui me connaissez à peine, vous que je n’ose aborder qu’en tremblant , vous à qui un crime devrait rendre mon nom odieux, vous, l'amie de Job Deans !... (Elle fui tend la main. )
une voix, au dehors. Habitants de 'Waterford, c’est demain, au point du jour, qu'on exécute Feargus Deans et les Hommes blancs ses complices.
job. Ali! la veuve de sir Dickson a retiré sa main !
élêna. Vous vous trompez, monsieur, le> voilà toutes les deuv.
JOB. Oh ! merci, fille du ciel I ELÉNA. Vous vool ez me parler ce soir, il est inuiiic d'attendre, je vous écoute.
job. Je vais quitter cette terre fatale qui a peidu et dévoré tous les miens !
ELÉNA. Vous partez I JOB. Celte nuit même.
ELÉNA. Et vous emmenez Mary?
job. Non... J'ai converti en argent le bien que m’a laissé mon père adoptif...
ELÉNA. Pour le laisser à Mary?..,
JOB. Je l’ai destiné à un autre usage.
ELÉNA , à part. Je devine.
JuB. I. 'enfant de ma sœur restera donc sans appui et sans secours...
Ei éna. Vous ne le pensez pas I JOB Oh! vous êtes sublime !
eléna. Parlez sans r. mords , monsieur Job, j'ouvre mes bras à l'orpheline et je tâcherai de tue faire aimer d'elle.
job. Oh ! ce si ra facile. Elle me demande souvent comment il se fait que vous ne soyiez pas sa mère !
eléna. Je lui eu tiendrai lien, du moins; elle aura la fortuuc de sir Dickson, et je lui apprendrai à la partager avec les malheu-
reux. Vous serez content d’elle et de moi quand vous reviendrez.
ton. Je ne retiendrai jamais.
ELfiNA. Pourq uni ?.
jon. Ne me le demandez pas; qn'il vous suffise de savoir que je lais-c tout mon cœur ici !... Vous allez ce soir au château de Kiaoe où vous devez passer plusieurs jours; c'est doue là que, dans quelques heures , bi vous le permettez, je vous enverrai Mary.
elêna. Je la recevrai a>ec bonheur.
job. Et... vous ne m'oublierez pas tout à fait?... •
elêna. Je penserai souvent à vous, comme
à l'homme le plus noble et le meilleur que j’aie jatnait connu.
JOR. Oh ! vos mains encore 1...
elêna, à part. Des larmes!... oh! je sens que mui-méme... [Haut.) Retournous ensemble au chevet de la malade. (Smith, qui te lient au fond depuit quelque! instants, l'approche timidement de Job.)
SMITH. Et Kit v ?...
jon. Elle est perdue, mon brave Smith!
smith. Va, Job, so gne la b : en !... (Job entre durs l'hôpital arec EUna.) Moi, je Vois nt’agcnoiii'ler h, dans un coin... Oh! uon, je ue boirai plus!...