SCENE IV
JOB, FEARGUS, JOHN.
John, à t targue Ah ! voilà' Job. , . (à. Job.) Feargua refuse M partir...
JOB. Que dis-tu ? ’
feargus, d John. Laisse-moi parler. ( A Job. ) Si je suis venu jusqu’ici , c'est que je voula'S te serrer la main avant deinourir. Tu ne me la refuses pas?... \
jor , lui donnant ta main. Qfie Dieu te pardonne !
feargus. Tu me trouves bien coupable, pourtant.
JOB. Ooi.
feargus. Je suis un grand criminel ?
JOR. Oui!... je te l'ai déjà dit, le poignard est toujours infâme, rien ne légitime le meurtre , rien ne germe dans le sang! Malheur à tous les hommes de violence qui éternisent cette exécrable guerre des représailles ! 1a civilisation les repousse avec horreur I. ..
feargus. Tu as le droit d'étre impitoyable, car tu es honnête; mais tu parles des tempêtes de l'océan comme un marin d’eau douce. En vérité est-ce ma faute à moi si j'ai é;é uiécbant?
job. Ne t'excuse pas I tu as aux mains le sang d'un frère!
feargus. Toby avait volé!... mais je ne discute pas avec toi, j'aurai» toujours tort.
John. D’ailleurs, nous n'avons pas de temps à perdre!...
feargus. Ce poltron de John est-il pressé de partir)
JOHN. SI on découvrait ton évasion... (O»
entend le bruit lointain d’une cloche.)
feargus. En effet., écoutez I...
JOB Le tocsin I
JOHN. Grand Dieul...
feargus. Voilà qu’on sonne ta cloche pcmr me rappeler.
JOHN. Nous sommes perdus !
feargus. Pars seul, mon pauvre John s moi, je retourne à mon porte. (A Jo’<.) Tu ni’is offert la liberté, l'exil... je refu-e ! j'aime mieux ne pas quittée l’Irlande et mourir!...
Dette de jeu, dette sacrée, dit-on ; ehl bien, j'ai joué ma vie , j’ai perdu, il faut que je paie.
JOB. Feargus! c’cst de la folie!... tu es jeune, une meilleure carrière s'ouvre devant toi! avec du courage et du travail, tu peux tout réparer. .. le travail, c’est la religion de l’avenir!...
feargus. Encore une fois, si j’ai quitté mon cachot, c’était pour te revoir : Je t’al revu, j’y retourne.
JOB. Fuis, je t’en conjure...
feargus. Adieu I
job. Mais c’est le supplice , c’est l’ inft mie 1...
feargus. Je dois les partager arec mes conipl ces !.. dans les sons de celte cloche, je crois distinguer leurs voix qui m'appel cm... Me voilà, enfuir s !.. Job. ce sont mes soldats à moi, les snlda's du crime, si tu veux, mais je serais iiffâiue de le- abandonner; je dois les guider à l'échafaud, coiim c je les ai guidés jadis au meurtre et à l'incendie !...
JOHN. Au nom du ciel, Feargus!
job. Au nom de noire mire!...
feargus. Nous avons noire point d’honneur aussi, nous autres.
JOB. Que faire pour le sauver!...
feargus. Tout sera t inutile.
JOHN. Les d agons battent déjà la plaine !
feargus. Ne crains rien, je vais leur épargner du chemin. J’ai été Coupable, Joli ! pu.sque lu le dis, cela doit être ; mais il y a un cri, toujours pur, toujnu s sacré, même dans ma bouche, ei c’est ce cri-là... Vive l'Irlande!. . Adieu, adieu!... ( Il tort rapidement.)
job, s'élançant vert lui. Arrête, Feargus!
reviens L..
John. Disparu dans les rochers...
JOB, d pari. Mon frère aux ma ns des bourreaux, un Drans au gibet, notre nom sur l'inlame poteau !.... C'est horrhlel...
Eléna et Mary, je n'ai pu vous épargner ce lugubre souvenir de l'é bafaud, paruouuezuioi !...
JOHN. Feargus me irai ait de poltron, mais c’est à cau.e de ma f. mine et de mes enfants que j'ai peur d'être an été.
JOB. Oui, mon ami, je te comprends, la barque est là, pars vite.
JOHN. Seul?
JOB. Je te prie d'emmener Smith.
jonN. Bien volontiers. Où est-il?