CAUSES MORALES OU PERMANENTES
Qiiant aux causes morales de la misère, elles sont beaucoup moins bien définies, tout en ayant des conséquences plus fâcheuses et plus terribles encore.
« L'ivrognerie, dit M. Paul Bucquet (i)^ la « fréquentation des cabarets, des cafés, qui ruinent
la santé et font perdre l'amour du travail, res- « sortent unanimement de l'enquête comme la M cause principale, essentielle du paupérisme. La (( paresse, le chômage du lundi, l'inconduite, le « désordre, le jeu, le goût du luxe, le besoin de « bien-être, de jouissances sans travail, sont preste que partout constatés.
« L'imprévoyance, souvent volontaire et calcu-
\i) Rapport des Inspecteurs généraux des Etablissements de Bienfaisance — en date du i»** Décembre 1874 — à Tenqucte sur les Bureaix de Bienfaisance. -- Ministère de l'Intérieur (Imprimerie Nationale. 1874).
sagesse dans l'emploi du salaire, ire dans la direction du ménage, ïctivité, d'énergie morale et l'abité qui fait préférer l'aumône au titude du secours, la distribution is entente, sans contrôle, amènent ouvrier à demander l'aide de l'as- |ue et le maintiennent ensuite dans presque incurable.
, le défaut d'éducation morale et laptitude professionnelle sont des es de misère, auxquelles on peut li doivent éveiller toute la sollicioirs publics. »
; cause, l'ignorance est, je crois, es sources de la misère.
Tipêche l'homme de produire tout lable ; beaucoup d'occupations, et es, lui sont interdites s'il ne sait n, au contraire, lui ouvre bien des
luence la plus fâcheuse de l'ignole prive l'homme de quelques-uns yens qui sont à sa disposition pour passions.
Qiie d'erreurs, que de mauvais sentiments, qu de passions déréglées k lecture seule de la Bible n fait-e!le pas disparaître ? Mais encore faut-il pou voir se servir de la Bible. De quelle utilité peut elle être pour celui qui ne sait ni la lire ni la com prendre ?
On répète qu'une demi-instruction est plus redouter qu'une ignorance complète, parce qu celui qui ne sait pas grand'chose lit de préférenc de mauvais livres et subit leur influence pernï cieuse.
Ce raisonnement peut-il être soutenu sérieuse ment? Ne prouve-t-il pas trop pour prouver quel que chose, et s'il était mis en pratique ne nou ramènerait-il pas bien loin en arrière ?
La demi- instruction, qui est fréquente, pfFr sans doute plus d'un danger ; mais c'est là, pou nous, une raison de plus de nous occuper de ceu: qui n'ont que cette demi-culture, et de nous effor cer de compléter leur éducation ?
Sur cette terre où nous ne sommes qu'en pas sage il y alutte continuelle entre le bien et le mal nous trouvons ce dernier à chaque pas ; à nous d' le combattre et de nous efforcer de le vaincre; or l'instruction, par le fait seul qu'elle permet la lec
de Dieu, peut déj produire un
t donc une des principales causes sère. Elle amène à sa suite l'innerie et tout ce cortège de mauli dégradent l'homme au physique
)rovient-elle uniquement de la ? — Je ne le crois pas, et il ien souvent elle n'est- que la coneuvrement et d'un manque d'édu-
1 de la journée, l'homme qui n'a ment intellectuel ne sait que faire t un peu d'instruction il lirait, soit ir sa femme et ses enfants, il aurait illustré et quelques-uns de ces bons ture présente toujours un nouvel ivé de cette ressource et n'ayant ion des distractions honnêtes, nélutes les classes, il va au cabaret is aussi ignorants et aussi dèsœu-
a source de bien des déréglei auvaises connaissances, les idées