‹ La mission française du sud de l'AfriqueChapitre 2 sur 33 · ORIGINE DE L’ŒUVRE · texte numérisé non relu

ORIGINE DE L’ŒUVRE

En l’an 1822, moins de dix années après la proclamation de la paix qui succéda aux guerres de Napoléon Ier, la Société des Missions évangéliques de Paris fut fondée. Elle fut créée par la foi et par l’espérance. On ne la crut d’abord destinée qu’à venir en aide à des travaux missionnaires accomplis par d’autres Églises protestantes du continent. Mais pour les associations chrétiennes comme pour les individus qui travaillent à l’œuvre du Seigneur, la grâce est proportionnée à la mesure de la foi.

C’est d une visite à Paris, faite en 1828 par le

docteur Philip, de la Société des Missions de Londres, que date l’oeuvre fondée au sud de l’Afrique par les chrétiens évangéliques de France.

Ce serviteur de Dieu revenait du Cap, et, ayant un ardent désir de voir l’Évangile pénétrer dans l’intérieur du. pays par tous les moyens possibles, il proposa aux directeurs de la Société des Missions de Paris d’y envoyer des prédicateurs de la parole de Dieu. Son conseil fut suivi et, en l’année 1829, MM. Rolland, Lemue et Bisseux, ministres de l’Évangile de Christ, quittèrent la France, pour aller annoncer Jésus aux païens des contrées encore inconnues du vaste continent africain.

Le Seigneur les y avait devancés et il avait préparé à ses serviteurs un accueil peu ordinaire. Non loin de la ville du Cap, Dieu avait fondé, en 1698, une colonie de réfugiés français qui s’étaient enfuis en Hollande après la révocation de l’édit de Nantes. A cette époque, le Cap de Bonne-Espérance appartenait à la Hollande. Le gouvernement de ce pays invita les réfugiés français à émigrer au sud de l’Afrique, et un grand nombre d’entre eux profitèrent de l’offre qui leur était faite.

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