‹ La Moabite: drameChapitre 53 sur 97 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ZABULON

Oui le premier élan vient d'elle ; mais en somme C'est la latte qui fait de vous un tout autre homme ; Et votre ardeur y vient des coups qu'on y reçoit.

HISAEL.

Et quand cela serait ?

ZABULON

Tant mieux que cela soit :

Les choses n'en iront que plus loin et plus vite.

MISAEL.

Il me plait d'incarner en cette Moabite

Les jeunes libertés des hommes d'Israël.

L'œil du peuple a besoin d'un symbole réel.

Et, quand j'aurai détruit tout ce qu'il faut détruire,

Sa vue en dira plus que je n'en pourrais dire.

Moab dans Israël, c'est Israël sans Dieu.

ZABULON

Je comprends votre espoir, mais le partage peu; Car, avant qu'Israël accepte une étrangère, Il faudra des progrès.

HISAEL.

Ceci c'est mon affaire.

Quand c'est l'instinct qui parle et l'instinct qui répond Il est de ces progrès qu'un peuple fait d'un bond.

ZABULON

Gloire à Kozby, seigneur, qui vous a mis dans l'àme Cette étincelle à qui nous devons cette flamme ! Bien ingrat qui viendrait lui disputer ses droits.

(Entrent Enoch et deux conjurés.)

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