ACTE QUATRIÈiME
M I R I A M, qai prête l'oreille.
Ils perdent yotre trace.
KOZBT.
Alors je puis sortir.
H I R I A M , écoutant toujours.
Non, non, ne sortez pas, Quelqu'un tous guette encor, j'entends encor des pas.
KOZBT.
TOUS, qui vous montrez à ce point charitable, Votre hospitalité me confond et m'accable, Et pour' me recueillir et pour me protéger, Savez-Tous qui je suis?
MIRIAM
Une femme en danger.
KOZBT.
Mais si ce danger-là votre loi me l'impose?
La femme du pécheur n'a pas dit autre chose ! Quand m'ayant reconnue et roulant me trahir Ce cri : « Moab I Moab !» les a lait m'assaillir.
MIRIAM) ttTec effroi.
Moabl
Vous le voyez, la pitié se retire.
HIRIAN.
Avais-je à le savoir?
KOZBT.
Mais j'avais à le dire :
Je devais à l'appel si noblement jeté De ne surprendre pas votre hospitalité!
HIRIAM.
Vous accuser ainsi c'est plus que vous défendre. Je n'ai rien donné là que je puisse reprendre. Vos hôtes, à coup sûr, ne s'en fâcheront pas, Vous êtes chez mon père, et mon père est Héiias.
KOZBT.
Vous êtes... vous seriez... Malheur à moi, c'est elle! Ce chien de Zabulon m'a trompée, elle est belle!
MIRIAH.
Qu'avez-vous?
KOZBT.
Ce que j'ai? J'ai, fille d'Israël, Que Misaël m'aimait, que j'aimais Misaël, J'ai, que voilà trois mois entiers qu'il me délaisse, Que c'est pour ta beauté, que c'est pour ta jeunesse ; J'ai que je te déteste, et t'exècre, et te hais, Et que tu m'as sauvée, et que de tels bienfaits M'enlevant jusqu'au droit de me venger moi-même,. «. Adieu, je vais mourir!
(Elle se dirige rapidement rora la porte*)