‹ La Mode et le ChienChapitre 8 sur 29 · caution. a · texte numérisé non relu

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Le Mastiff.

Les chiens de cette race sont probablement issus dés molosses d’'Epire, ils furent introduits en Grande-Bre-

tagne par les Romains, qui les utilisaient pour combattre

dans les arênes ue et de Jéppar C C'est au PAPE de À que ces. chiens eurent leur vogue et on rapporte que Eve nn

ÿ combats. Par. la suite comme le Dogue allemand, 1e"

a interdiction des combats avec les animaux sauvages, és

slisabeth était particulièrement friande de ces 2 È x

: © Mastiil est tombé dans d ombre ; cette défaveur date de à

spectacles inhumains ; puis, ses apparences se sont modi- ve

, - fiées, et il fut très populaire, dans la dernière partie du | xixe siècle. De 1900 à 1990, il baissa dans l'estime du

publie, en tant que favori de la mode.

Mainténant ce n est plus une bête farouche, mais un compagnon et. un gardien personnel, qui- est depuis . quelques années l' objet d’ un regain de popularité surtout de la part des amateurs de chiens de haute taille et de :

re sens format.

pe Sa Done nard.

: Parmi les innombrables races canines que-la Roue d’un

x “jour fit éclore et que celle du lendemain emporta, il faut

: fairé une place à part au Saint-Bernard. La recherche TeE le. secours des voyageurs surpris par la nuit ou les

: tourmentes de neige dans le col du Grand Saint-Bernard,

œuvre de dévouement et de. charité, à à à laquelle il est | associé depuis plusieurs siècles, l’ont placé dans l’imagi- - nation populaire, sur un piédestal de légende, et la vogue qu'il eut au début du xix® siècle, s'explique fort bien. Vers le milieu de ce même siècle, la race a été totale-

ment détruite par des épizooties ; elle était reconstituée

DA RE Le

quand la dernière: guerre affaiblit l'élevage, d'où Le

régression de ces vaillants serviteurs, Depuis la guerre, Lu

en Suisse, en France, en. Angleterre et en Amérique, on s “efforce, à à la conversion et à la diffusion de cette race |

de héros. Elle commence seulement à retrouver Son“; ,

ancienne us spérité.

Le Terre-N per e.

Le dévouement au sauvetage en mer. du Terre-

Neuve, en fait un noble animal qui a eu sa vogue. Il en

existe une variété dont la popularité est dûe à un peintre.

Il s’agit d’un chien qui présente les mêmes caractéris-

tiques générales que le Terre-Neuve authentique noir jais, mais dont la robe est blanche avec de larges taches noires. Le peintre Edwin Landseer a fait de ses chiens le ‘sujet principal d’un tableau célèbre; cela suffit pour

assurer leur vogue et les éleveurs anglais s’efforcèrent

par l’obtemption de métis d'approcher le type de Terre- |

Neuve de Landseer. Tant et si bien, que cette variété fut plus répandue en Angleterre que le Terre-Neuve ÉNPARIE

Le Bull-Ddog angla is. |

Le Bull-dog, montre dans son évolution plusieurs périodes de prospérité, suivies de périodes de déclin, Il fut très populaire au xvrrre siècle, époque où prit naissance le «bullbaïiting », ou combat entre chien et taureau.

Il continuait de la sorte sa carrière de lutteur, commencée

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“par sês Ahceras les pugnaces ‘britanniae qui étaient

opposés au IVe siècle avant JG aux molosses d’ Epire

des Phéniciens. Sous les Romains, il jouait aussi un

grand rôle dans les combats d’arênes, comme Strabon, le

| rapporte dans ses écrits. La popularité du Bull- -d0g,

d’origine antique par conséquent, se perpétua jusqu en

sur la suppression de combats aussi cruels. Le Bull-

dog ne fut plus utilisé et perdit la faveur du public.

Au début de ce siècle, la mode s’ emparà à nouveau de lui, et depuis, il a toujours été en vogue parmi les gens du monde, il a perdu son caractère brutal, il est devenu doux, tout en gardant son aspect rébarbatif et impressionnant.

= Le Pinscher-schnauzer

tr Cette race est connue en France surtout depuis la guerre, comme d’autres des pays germaniques, parce que rapportée d'Allemagne par les militaires des troupes d'occupation. Le Pinscher a aussitôt rencontré une faveur

sans précédent. Elle lui vient de l'originalité de sa physio-

nomie, son sobriquet de Schnauzer, signifie : moustachu,

grognard. Par ailleurs, sa diffusion rapide s'explique

facilement pour qui connaît ce charmant petit animal,

athlète robuste, d'intelligence vive et compagnon

intéressant.

1835, date à laquelle le Parlement anglais émit une loi |

re F Lo FDA

; Le chien de berger de Brie SAM é * je St

Comme tous les chiens de berger, « en vogue, le chien . ide Brie fut pendant longtemps tout à son métier, il

a ‘allait pas dans le monde et ne hantait que le troupeau

confié à à sa garde ; on ne le trouvait pas beau, on le trou-

va vait utile. Puis, ce paysan robuste se classa. ces dernières

années parmi les chiens à la mode, tout comme es x

mignons. Lui aussi doit sa. vogue à son originalité OÙ

ne peut trouver physionomie plus originale que cette tête au poil long, ondulé, formant une barbe, des mous-

taches et des sourcils retombants, qui voilent légèrement

les yeux... et quels yeux : grands, bien ouverts, lumineux,

d'expression calme et surtout extrêmement intelligents. fe ; à - ë

SP ET chien de berger d'Ecosse.

Cet ancien gardien, de troupeau est devenu un chien

de haut luxe, Il fut à la mode au xix® siècle, la reine

Victoria fit beaucoup pour son renom; C'était sa race préférée. Elle en possédait de magnifiques spécimens de

robe unicolore et blanche. Puis, la vogue cessa, on lui

préférait depuis quelques années les Terriers, moins

élégants pourtant et d’une turbulence parfois excessive ;

il était effacé aussi par le Berger d’Alsace, au caractère

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moins égal, tantôt sournois, tantôt même franchement

méchant.

A l'heure actuelle, le Berger écossais est moins ignoré,

il redevient en faveur. Et l’on voit déjà la variété bleue

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se ulement pour $a beauté incontestable mais encore pour

Dir

ne NÉE EE sr Cliché « L'Eleveur » He PR ee ds Di OU blender Berger d'Alsace 20

son dévouement, sa fidélité et son attachement qu’on

PA NE en Non au même degré, dans une autre race. 580

SEE chien de berger d'Alsace: | ADN ;

21 NE engouement pour ce “chien date de l'après-guerre, | - ila des causes curieuses : quand nos troupes entrèrent | ” en Alsace, en 1918, les soldats émerveillés par élégance Br, ir et la beauté des chiens rencontrés dans les provinces

. retrouvées, en ramenérent dans leurs foyers de nombreux

exemplaires. C’en fut assez pour révandre É 4 race, mais SK:

dans cette diffusion, une een moins grande, mais notable 6 ME

cependant revient à « l'Etoile du Cinéma » que fut a

« Rintintin » Qui n’a pas entendu parler de Rintintin ? Ce berger q’ Alsace ramené aux Etats-Unis après la démo-

bilisation par le capitaine Duncan, était supérieurement.

doué, il fut un chien acteur merveilleux. Ses dons natu- je

rels mis à l'écran firent le renom. des qualités morales de sa race et aidèrent sûrement à sa vulgarisation. Celle-ci ï fut telle que jusqu à ces. dérniéres années le nombre des bergers d'Alsace atteignait, au moins dans la région. < parisienne, celui des représentants de toutes les autres

races réunies. À l° heure actuelle il décline un peu. LES LÉVRIERS

Nous ne pouvons les appeler Butrement, Ils sont chiens de chasse dans certains pays encore, chez nous ils ne le sont plus, de par la loi du 3 mai 1844; ils sont chiens de sport, puisqu'ils rivalisent dans le « cursing »;ils sont aussi et souvent chiens d'agrément ; dès le xrve siècle, ils avaient les faveurs des dames, leur vogue a depuis subi des fluctuations parallèles à leur destination. Nous nous

occuperons d’abord du plus prestigieux des lévriers : Le Barzoi.

Ce chien qui est indiscutablement le plus hautement

décoratif des chiens d'agrément tient la côte ces der-

CR LES) Ja ES | A Nc Ge

nières années. RDan. Ja guerre, le Grand Duc de Russie,

{ S Nicolas Nicolaïewiteh, fit beaucoup pour sa diffusion 3 dans. des familles. régnantes ho Europe. Il possédait à à ve no le plus bel équipage de Barzoïs d’une perfection à : achevée et proches pour Ja chasse aux loups des qualités

a dont Tolstoï a doté la chienne «Milka » dans son roman

La Guerre el la Paix.

La Cour d'Angleterre renforça cette dt la

reine Victoria posséda un des premiers. Plus tard son

HS le futur Edouard VII, en reçut trois en cadeau dela

à famille impériale de Russie.

Parmi les personnages qui. favorisérent la vogue de

‘cette race, nous ne devons pas passer sous silence d’An-

nungio, grand amateur de Barzoïs. Avant la guerre,

dans sa retraite de la Côte d'Argent, il ne sortait jamais

sans être suivi de ces compagnons hautains et noncha-

; lants. Plus près de nous, il faut penser à Jean Gabriel

Domergue, peintre des élégances modernes, qui a bien

su utiliser les effets décoratifs du Barzoï, et lui a fait

une adroite réclame. Il faut penser aussi à Mlle Jane

-Renouardt, la gracieuse comédienne, qui a fait beaucoup

pour la diffusion du Lévrier russe en ces dernières années. Sa chienne — Elga —- qui a joué en 1929 dans La chienne

aux yeux de femme, fut sa’ principale partenaire ; cette

. bête de luxe indolente mais fidèle a beaucoup plu au

public, et nul doute que parmi les spectateurs, certains se soient laissés séduire par cette belle race de

lévriers.

Fabre - ; 4

Telles sont es influences qui ont mis 4 14 mode 1 le.

Barzoi au cours dé $on évolution. TA Ur Le Deerhound. A AR Di er EL L'histoire de cetié race de grands chasseurs, nous

montre de curieuses variations dans sa vogue. Autrefois

le Lévrier à daim ou Deerhound était très répandu dans :

toute la Grande-Bretagne ; lorsque dès le xVITIe siècle, 5

le gros gibier disparut, le Deerhound fit place au Grey- DR

hound, plus rapide pour a chasse au lièvre. Les montagnes d’Ecosse furent le dernier refuge de ce chien dont l’éle- ; vage était tombé assez bas. Mais à partir de 1825 et grâce à Walter Scott, la race connût un regain d’intérêt. Le grand romancier anglais avait comme compagnon favori une chienne Deerhound, « Maïda », qu’il qualifia | « the most Creature of Heaven » et dont on peut voir encore le tombeau à la porte du château d’Abbotsford. Nul doute qu’une pareille référence ait contribué à la faveur de ce lévrier, dont la diffusion n’a fait que s’accroître en ces soixante dernières années. |

En vedette, comme chien de chasse, puis. éclipsé par le Greyhound dans ce sport, il reprend sa place importante et cela grâce à un auteur très populaire. Voilà bien

une expression de la fantaisie humaine.

La Levrette.

Elle a un long passé de gloire, et fut à la mode à plu-

sieurs reprises. Au dire des érudits, c’était l’hôte favori

pue

PE PA ee er PM

des Ru romaines ; qe figure en compagnie he Sei- £ gneurs et des nobles Dames, sur les tapisseries du Moyen Age ; ; il n’est guère de sépultures féodales où au pied du gisant ne soit figuré le Lévrier d'Italie symbole de la

7 fidélité domestique ; ila maintes fois inspiré A estampe

galante de Watteau, et d autres peintres célèbres du xvirre siècle. Après avoir connu de nouveau une très

grande vogue, il y a une cinquantaine d’années, la Le-

vrette est devenue rarissime en pou JE est une deshé-

ritée de la mode. NO E Var FEAR

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