‹ La Mode Pratique 3:(11) 81-88Chapitre 1 sur 9 · La Mode Pratique 3:(11) 81-88 · texte numérisé non relu

La Mode Pratique 3:(11) 81-88

garnis, d’un genre très fantaisie, depuis que la mode des jupes droites oblige les couturiers à dépenser toute leur imagination en faveur des corsages. Malgré la réapparition des jupes drapées, même si leur succès s’affirme, on conservera pendant quelque temps cette habitude; les corsages plats à coutures apparentes seront encore

cet été une chose démodée, ils paraissent étriqués, pauvres; en réalité ils offrent bien moins de ressources que les corsages drapés et ne siéent bien qu’aux femmes douées d’une taille non pas seulement jolie, mais parfaite. Cette considération sufHt pour qu'on puisse prédire à coup sûr un long avenir aux corsages drapés.

Fig. I.

Fig. 2.

Fig. 3.

Fig. 4.

DOBE de lainage léger gris-bleu, jupe à ^ cinq plis, corsage orné d'une pèlerine emboîtant les épaules prolongée devant et derrière en deux pattes rehaussées de broderie.

DOBE de satin noir garnie de dentelle et DOBE simple, jupe de drap bleu marin, de broderies de jais. Jupe drapée, cor- corsage en satin pékin à rayures bleu

Sage à basque courte et ondulée. Devant de corsage et fond de jupe en satin vieil or.

marin et vieil or. Col et ceinture drapés en velours bleu marin, manches bouffantes.

(Modèles de la maison Duboys, 3i, rue d’Anjou.)

sage-jaquette fermé en biais par de gros boutons, basque ondulée. Gilet de crêpe drape.

5^lode 2xdiçm

La doublure d’un corsage se taille toujours de la meme façon avec deux petits côtes, deux pinces à chaque côté du devant et le

Fig. 5 .

dos en deux morceaux, exactement comme nous l’avons expliqué dans le Supplément du numéro I, année 1892 de la Mode Pratique. Si l’on a tracé à ce moment un patron de corsage d’après nos explications, on peut toujours s’en servir sans aucune modification.

Quelques couturiers prolongent cependant la couture d’épaule d’un ou deux centimètres, afin que la manche s’attache plus bas, mais cela n’est pas in-

^ORSA GE de velours eucalyptus ^ avec épaulettes de guipure bise et berthe de dentelle assortie. Choux de velours, empiècement de crêpe assorti à la dentelle.

(Voir la couverture.)

dispensable, et pour les personnes petites et fortes c’est meme fort peu seyant.

• Ce qui a changé de coupe, c’est la partie apparente du corsage, l’étoile qui recouvre la doublure; pour celle-là on évite autant que possible les coutures nombreuses qui permettent de mouler exactement la doublure sur le buste : les deux moitiés du dos et les premiers petits côtés sont d’un seul morceau, les pinces sont la plupart du temps supprimées, soit que l’on drape l’étoffe à la taille en plis ou en fronces, soit qu’on la tende à plat sur la doublure, ce qui est possible, tout en supprimant les coutures, avec certains tissus souples employés en biais.

Mais, c O m m e nous avons déjà eu l’occasion de le faire

n est

pas

ficures 13 cUi numéro q ou lo et 14 numéro 10. lS tasqucs de lonpueur moyenne et de forme plus tranquille sont réservées aux mamans.

Quelquefois la basque ondulée n’existe que dans le dos (fig. i .du numéro 7) ; le corsage, court de vant comme une veste Eton, s’ouvre sur un jabot de dentelle ou de mousseline de soie, à moins qu’on ne le préfère croisé et boutonné sur le côté.

D’autres fois encore la basque est simulée, mais seulement sur les hanches, par une frange, une dentelle posée en volant au corsage ou appliquée en revers sur la jupe;

la figure 4 du numéro 8 donne un exemple de cette dernière disposition.

En dehors des garnitures plates, entre-deux, galon, cache-point, etc., posées horizontalement en cercles enserrant le buste, ou bien verticalement comme nous l'indiquions tout à l’heure, on fait encore beaucoup de berthes, de revers, d’épaulettes, d’empiècements ; tout cela n’est pas bien nouvc^au comme noms, mais il faut distinguer entre le mot et la chose : si ces diverses désignations n’évoquent dans notre esprit que des formes connues et banales, les berthes, les revers, les empiècements que l'on nous montre avec les modèles de printemps

Fig. 9.

r^ORSAGE de crépon changeant ^ maïs et vieux-rose garni de dentelle et d'entre-deux crème.

Cette forme, très pratique, peut être copiée avec un crépon foncé.

(Voir la couverture.)

remarquer, cette mode

' Fig. 7.

f^îî.\PE.\U d'enfant en paille écossaise très légère, fond beige avec rayures ccos ^ bleu marin et grenat. Nœud de ruban de satin 22 bleu marin ou grenat, ( assorties en ruban 710 9, volant de tulle brodé crème retombant tout autour du cha

(Voir sur la couverture la notice concernant ce chapeau offert en prime à nps Abonnées.)

Fig.

DOUE de lainage fantaisie mais et vieux-rose. Grand ^ lé de moire vieux rose sur la jupe devant, petits paniers formés par une sorte de basque ondulée fixée à la ceinture de la jupe. Corsage orné d'une berthe de dentelle retenue par un ruban de velours vin d'Elspagne.

favorable à toutes les tailles; un dos qui n’est divisé par aucune couture semble plus large; les devants, s’ils ne sont pas cambrés par des pinces, font quelquefois paraître le buste un peu lourd ; on remédie à cet inconvénient par l’emploi de garnitures disposées en pointe ou en gerbe, se rapprochant à la taille, s’élargissant vers les épaules. On utilise ainsi des entre-deux de guipure, des galons, des cache-points, des rubans de grenadine noire brodés de jais ou de paillettes ; la figure i du numéro de la semaine dernière montre quel parti on peut tirer de cette disposition. Les corsages à basque ondulée se portent toujours, mais on n’a pas renoncé aux corsages rentrés dans la jupe sous une ceinture plate ou drapée, ronde ou en pointe ; les jeunes filles et les très jeunes femmes préfèrent meme généralement les corsages à ceinture aux corsages à basques, à moins qu’il ne s’agisse d’une basque très courte, de forme coquette, très enlevée, comme la figure VI de la grande planche de b’ournery parue dans le numéro 7, ou encore comme les

Fig. 8.

^ORSAGE de crépon rouge, ^ empiècement et bouffants de manches en bengaline brochée assortie. Col drapé, bretelles et ceinture de velours noir.

font l’effet de choses nouvelles et jamais vues. N’est-ce pas l’essentiel?

Le corsage fig. 5 , par exemple, est simplement garni d’un empiècement de mousseline de soie, d’une berthe et de deux épaulettes de dentelle, trois ornements dont les noms nous sont très familiers. Ne donne-t-il pas l’impression cependant d’une chose absolument 1 neuve ?

Telles ' • dispositions connues et banales si on les voit isolément prennent un cachet nouveau si on les réunit sur un meme corsage. La petite veste, elle-même, dont on a tant usé et abusé, se prête encore à de nouvelles incarnations; non seulement on l’admet encore telle qu’on la connaissait déjà, pourvu que sa coupe soit irréprochable, que les revers aient du cachet, mais encore elle

Fig. 10.

aubergine, corsage de velours

TVPE de lainage fantaisie

SieArue^de-

loy'^ü.niiUe'

est, sous le nom de veste Sans-Gêne, une des nouveautés de la saison, quand on la fait très

courte, comme Tnidique la figure III de la grande planche de Fournery parue dans le numéro 7.

Presque toujours ces vestes, si courtes qu’elles ressemblent, vues de dos, à un simple col marin, sont ornées de broderies, d’applications de guipure crème ou noire, de passementerie de jais ajourée, etc.

Les grands cols de toutes formes en grosse guipure, les épaulettes ou les volants de dentelle entourant l’emmanchure et retombant, sur le corsage en coquillés, les draperies croisées à la Marie- Antoinette sont toujours très

çraud col de bcngaîine ivoire bordé de volants vlissés en

nouvelle l’aspect des berthes de

cent façons diverses, soit en les ornant de garnitures inédites, soit en imaginant une manière neuve de les disposer.

Parmi les arrangements qui nous ont semblé les plus séduisants nous citerons ceux que reproduisent les figures 9, Il et 14 de ce numéro et aussi la figure 2 du numéro 9 :

une berthe de velours formant pointe devant et dans le dos, posée sur une berthe ronde en guipure autour d’un empiècement de meme guipure.

Les manches, toujours très bouffantes, sont de plus en plus tombantes; souvent une garniture lourde, épaulette, berthe ou large revers,

Fig. 11 .

^ORSAGE froncé à la vierge, en voile couleur châtaigne, grand col de bengaline ivoire bordé de volants plissés en mousseline de soie assortie.

(Voir la couverture.)

Fig. i 3 .

/^lîAPEAU rond en fine paille de ri:( noir ou mordoré forme amazone, nœud ^ rubis, Qphélia ou mousse formant ailes, garni d'applications de guipur

de velours assorli, c crème ou noire.

(Voir sur la couverture la notice concernant ce chapeau offert en prime à nos Vbonnées.)

Page 1