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PREMIER PRIX DE NOTRE GRAND CONCOURS ANNUEL

(Figures 20, 21, 22, 23 , 26, 3 o, 3 i, 32 et 33 du mimévo g)

N OUS ne pouvons indiquer les mesures exactes de chaque poche ou gaine puisqu’elles varieront suivant les dimensions de l’objet. Voici cependant quelques indications générales : la poche à démêloir, posée parallèlement à l’extrémité droit fil de la trousse, se composera d’une première bande longue de 21 centimètres, large de 5 , creusée légèrement sur une des longueurs afin qu’on puisse y introduire aisément le peigne. Cette première bande sera bordée d’un extra-fort, puis posée et bâtie sur la bande de toile; une seconde bande de môme longueur, mais large de 3 centimètres seulement et coupée en biais sur les côtés, sera posée ensuite de façon à recouvrir la moitié de la première bande. Deux petits boutons de nacre et deux brides rondes composeront la fermeture. Cette poche, ainsi que toutes les suivantes, sera bordée avec un extra-fort posé à cheval; on la bâtira d’abord simplement sur la bande de toile et on ne la fixera définitivement par une piqûre que lorsque toutes les poches, gaines, etc., seront posées et bâties à leur place respective.

La petite poche à pierre ponce, placée à côté de la poche à démêloir, sera taillée et fermée d’après le môme principe, mais comme elle doit contenir un objet à relief, on taillera le morceau qui forme l’intérieur 3 centimètres plus large que celui formant le rabat de dessus. Pour dissimuler cet excédent de largeur, on fera— ainsi que nous l’avons déjà dit pour la poche du sac de voyage — le rempli de chacun des angles de côté, en s’inspirant à peu près du principe employé pour former un fond aux sacs en papier.

La poche pour la boîte à savon, qui, sur le dessin, fait vis-à-vis à la plus grosse des poches à éponges, sera taillée de môme, creusée aussi sur le bord intérieur pour faciliter l’introduction de la boîte, et fermée toujours à l'aide d’une bride ronde et d’un petit bouton.

La plus grande poche à éponge sera faite avec une bande de toile longue de 46 centimètres, haute de i 5 , fermée dans le sens de la hauteur par une couture à points arrière, doublée de tissu caoutchouté, puis bordée d’un côté avec un extrafort posé à cheval sur la toile et la doublure caoutchoutée.

Le fond intérieur de la poche sera formé avec un morceau de tissu caoutchouté taillé en rond sur un diamètre de 22 centimètres, et réuni avec le bord inférieur de la doublure de tissu caoutchouté. Le bord de la bande de toile qui forme l’extérieur de la poche sera alors remplié de 1 centimètre, bâti, puis appliqué sur le fond de la trousse par des points coulés serrés. On fermera la poche par une petite ganse ronde, passée dans de petits œillets faits de place en place I centimètre environ au-dessous de l’extra-fort qui borde le haut de cette poche.

La brosse à cheveux sera placée dans une sorte de gaine composée d’un premier morceau taillé d’après le dessus de la brosse, puis d’une bande, de 4 à 5 centimètres de hauteur (suivant celle des soies de la brosse), rapportée avec le premier morceau, bordée d’extra-fort et appliquée enfin sur le fond de la trousse. Si la brosse à cheveux a un manche, on maintiendra ce dernier sous un élastique dont les bouts seront rempliés et bordés d’extra-fort avant d’être fixés sur le fond de la trousse.

La brosse à habits sera placée dans une môme gaine faite aussi d’après les mesures de la brosse; pour empêcher celle-ci de glisser, on coudra de chaque côté de la gaine, dans le haut, un bout d’élastique de 8 à 10 centimètres de long.

Le manche de la brosse à dents, les bouts du fer à friser, ceux de la baguette à gants, seront, eux, maintenus par un élastique cousu sur le fond de la trousse.

Les pochettes mobiles pour les boutons, aiguilles, etc., seront faites en forme d'étui double (comme les étuis en cuir pour cigarettes ou cigares).

Les cartes sur lesquelles on enroulera les tresses, les coulisses, les ficelles, le coton, etc., seront placées sous des élastiques, ainsi que le montre le dessin (fig. 22).

Quand on aura terminé la préparation du fond intérieur de la trousse, c’est-à-dire quand toutes les poches et les élastiques seront définitivement placés et piqués, on réunira ce fond de toile avec celui en coutil, puis on s’occupera des oreilles : on nomme ainsi les quatre morceaux d’étoffe que l’on voit sur les côtés et qui sont destinés — une fois rabattus l’un sur l’autre — à empêcher les objets de glisser. Ces oreilles seront toutes les quatre, faites en toile blanche comme l’intérieur de la trousse.

^es deux premières ont, chacune^ 39 centimètres de long sur 19 de large. Les deux suivantes (celles qui se rabattent sur les ciseaux, tire-boutons, fils, ficelles, etc.), chacune 5 o centimètres de long sur 18 de large; un de leurs côtés — celui qui correspond avec l’extrémité arrondie de la trousse — sera arrondi ainsi que l’indique le dessin. Les coins extérieurs des autres oreilles seront aussi arrondis, mais très légèrement.

Les oreilles taillées, on les bordera — sur trois côtés seulement — avec un extra-fort posé à cheval. Puis on placera le côté non bordé de chaque oreille sur la double bande qui formera alors le fond de la trousse, en le bâtissant d’abord, puis en le piquant après s’être assurée que les oreilles concordent bien l’une avec l’autre.

Cela fait, il n’y aura plus qu’à border les contours de la trousse avec l’extra-fort ou — si celui-ci ne semble pas assez

résistant — avec un ruban de petite faille large de 2 centimètres. On terminera en cousant aux oreilles, d’un côté des boutons en nacre ou en corne, de l’autre des brides en élastique, puis en organisant le système de fermeture que l’on aura choisi. La trousse devra être garnie de tous ses objets, quand on procédera à ces dernières opérations.

La pharmacie de voyage (fig. 26 et 33 ) sera faite d’après les principes indiqués pour la trousse de toilette, en employant les mômes matériaux mais avec des dimensions plus réduites.

Notre modèle avait 42 centimètres de long sur 22 de large et comprenait : 2 pochettes — celles qui se font vis-àvis sur le dessin — larges chacune de 9 centimètres et hautes de 10, pour les bandes de toile et la charpie; six emplacements pour recevoir les flacons d’éther, d’alc-ool de menthe, d’arnica, d’acide phénique, de laudanum et de sels ; deux boîtes rondes, l’une pour l’antipyrine et l’autre pour la quinine; une paire de ciseaux; un dé à coudre; un étui pour aiguilles et épingles d’acier ; un canif; un rouleau, de taffetas gommé, baudruche, doigtiers en caoutchouc, etc.; une navette garnie de fil blanc; un pinceau; un compte-gouttes dans un étui en bois; une pochette longue — celle que l’on voit près de l’extrémité arrondie — pour l’ouate et le coton.

Le morceau de toile employé ppur l’intérieur des deux premières pochettes [larges de g centimètres une fois faites) devra être taillé large de 1 5 centimètres, car il faudra faire, en bas de la poche et de ch^ que côté, un pli creux profond de I cent. 1/2, afin de donne* du « jeu » au haut de la pochette. Le rabat de dessus sera taillé large de 9 centimètres seulement. La dernière pochette longue, haute de i 5 centimètres et large de 7 centimètres, sera taillée de môme avec 6 centimètres en plus pour l’intérieur, soit avec une largeur de i 3 centimètres.

La bande de toile qui maintient les flacons de chaque côté sera taillée large de 4 centimètres et longue environ de 25 centimètres. On la bordera d’un extra-fort, puis on la fixera sur le fond de la trousse, par une piqûre faite de place en place dans le sens de la largeur. L’intervalle à laisser entre chaque piqûre sera calculé d’après le volume du flacon.

Les boîtes, étuis, et autres objets divers seront maintenus par des élastiques de soie.

Les quatre oreilles seront taillées hautes chacune de 14 centimètres, larges de 11 et légèrement arrondies d’un côté. Elles seront doublées de flanelle, bordées d’extra-fort et posées comme nous l’avons indiqué pour celles de la trousse de toilette. Cette pharmacie pourra aussi être fermée, soit par un fermoir, soit par un bouton et une boutonnière, soit par un ruban pris double.

Uétuipour cannes et parapluies{dg. 20 et 3 1) pourra être fait en coutil de fil écru ou en grosse toile canevas.

Il faudra pour l’exécuter une première bande d’étoffe haute de i m. 20 et large de 14 centimètres; puis une seconde, haute de 76 centimètres et large de 24.

Un des bouts de la première bande sera d’abord replié sur une hauteur de 23 centimètres. Ce rempli de 23 centimètres sera destiné à former la poignée de l’étui, afin de pouvoir ensuite suspendre celui-ci ou le porter au bras.

Les 2 3 centimètres rabattus, on rentrer*a le bord de l’étoffe pour qu’elle ne s’effile pas, puis on fixera ce bord sur l’étoffe de dessous par une solide couture à points d’ourlet. On repassera cette couture et le pli du haut pour bien aplatir le tout.

On taillera alors la poignée ainsi obtenue en forme d’ètole, c’est-à-dire qu’on laissera les 14 centimètres de largeur pour le bas, mais que, 3 centimètres au-dessus de ce point, on biaisera également de chaque côté, de façon à n’avoir plus que 8 centimètres de largeur pour le haut de la poignée; on soutachera cette poignée ou on y marquera les initiales de la personne. On rétrécira ensuite le bas de la bande; pour cela, on le diminuera sur chaque côté de 2 cent. 1/2, puis on viendra rejoindre, en biaisant doucement, l’endroit où aura été faite la couture de la poignée.

Cela fait, on prendra la seconde bande; on la biaisera aussi sur chaque côté, mais très légèrement, de façon qu’il lui reste 22 centimètres de largeur dans le bas (au lieu de 24).

Cette bande une fois biaisée sur les côtés, 011 la bordera en haut et en bas avec une tresse de laine, puis on la pliera au milieu, et on marquera celui-ci avec un point de bâti rouge; ce milieu devra, naturellement, être droit fil et pris dans le sens de la hauteur.

Si l’étui doit être soutaché ou brodé, on fera la soutache ou la broderie à 3 cent. 1/2 du milieu marqué par le bâti rouge. On appliquera ce milieu marqué au fil [rouge sur le milieu correspondant de la bande formant le fond de l’étui; on le bâtira, puis on le piquera dans toute la longueur. Ensuite on bâtira les côtés des deux bandes ainsi réunies, puis on les piquera. La bande de dessus — plus large que le fond de l’étui — formera alors deux fourreaux ouverts à leurs extrémités ; on ne laissera pas ces fourreaux, bomber naturellement; on formera au contraire, avec chacun d'eux, un pli en tuyau d’orgue creusé de chaque côté de 2 centimètres environ. Pour fixer ces plis, on posera, en haut et en bas, des œillets en métal, dans lesquels on passera une ganse que l’on nouera en serrant à volonté. Ces œillets en métal devront, pour le bas de l’étui, traverser aussi l’étoffe de dessous.

L’étui à parapluies sera fini; pour l'étui à cannes, il suffira de poser de l’autre côté, en travers et à environ 23 centimètres les uns des autres, quatre rubans d’élastiques que l’on tendra plus ou moins suivant la grosseur des cannes qu’ils auront à maintenir.

Il n’y aura plus qu’à border les contours du corps de l’étui et ceux de la poignée avec une tresse de laine préparée et posée comme il a été indiqué dans la description du sac de voyage.

(A suivre.) Simonne.

Robe d’enfant en nansouk (fig. 16 du numéro 7). — Coupe n® l : biais; coupe n® 2 : biais avec indication des rentrés; coupe n® 3 : empiècement tracé de l’emmanchure; coupe n® 4 : indication de l’ourlet ; coupe n® 3 : tracé de l’empiècement du dos; coupe n® 6 : empiècement; coupe n® 7 • dos sans l’empiècement; coupe n® 8 : lés du dos; coupe n® 9 : lé du devant et lés du dos ; coupe n® 10 : indication de la coulisse des lés du dos.

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