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C. de Broutelles

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Fig. 22. — /£o5e de baptême.

Fig. 23.

pELISSE de nourrice en lainage bleu marin; empiècement * de même étoffe; couronne en ruban assorti à la pelisse.

Jus SMode Smtlçue

présente notre modèle, cette robe conviendra également pout dame d'âge moyen ou pour jeune femme.

Matériaux : 13 mètres de soie, 13 mètres de doublure, 1 mètre de velours. Figure 5. — Cette robe très simple sera une toilette de campagne pour jeune fille ou jeune femme. La blouse entièrement plissée n'est pas doublée ;

elle est serrée à la taille par une ceinture en étoffe pareille à la jupe et garnie, dans le bas et au milieu du devant, d'une broderie de soie marron facile à exécuter soi-même.

On pourra copier cette robe en voile ou en mousseline de laine de toute teinte et la garnir d'un col et d'une ceinture drapés en velours assorti.

Maténaux : 7 mètres de voile, 9 mètres de doublure en petite largeur poui la jupe.

Figure 6. — Ce chapeau peut être copié en paille mordorée, rouge, vertmousse, aubergine ou nuance naturelle, garni de velours ou de moire et de plumes noires.

Celles-ci étant le principal ornement du chapeau devront être de belle qualité : à longs brins, fournies et bien frisées.

Le cache-peigne sera en roses, en coucous, en bluets ou autres fleurs selon la couleur du chapeau.

Notre modèle est destiné à une jeune fille ; il conviendra également pour

jeune femme, et l'on pourra y mettre des brides en môme étoffe que la draperie.

Matériaux : une forme semblable à notre modèle, 1 mètre de velours en biais, deux plumes d'autruche, une aigrette colonel givrée ou non, un piquet de roses.

Figure 14. — Un crépon, un voile, une mousseline de laine unie ou imprimée, ou un crépon de coton, conviendront également bien pour confectionner cette robe. La jupe et le corsage sont montés en fronces sur un ruban de fil de 5 centimètres de large, recouvert par la ceinture drapée en velours. L’empiècement froncé est mobile : il sera donc facile de varier l'aspect de la toilette en ayant plusieurs empiècements avec ceinture assortie en surah, en bengaline, en velours, etc. La broderie du corsage et de la jupe est faite à la main avec du cordonnet de soie; on pourra la remplacer par un petit cache-point ou des entre-deux de guipure.

Matériaux : 9 mètres de mousseline de laine, 1 mètre de crêpe blanc, 45 centimètres de velours en biais pour la ceinture, 50 centimètres de brésilienne pour doubler l'empiècement.

Figure 75. — Cette robe, extrêmement élégante, peut être exécutée en foulard ou en soie légère de toute teinte.

La jupe, montée en plis creux derrière et entièrement doublée, est garnie de dentelle disposée d'une façon très nouvelle. Mais cette nouveauté ne sera peut-être pas très pratique, dans le cas où la robe devra faire deux saisons ; car, l'an prochain, si la garniture n’est plus à la mode et que l'on veuille l’enlever, elle laissera certainement une marque sur la jupe; quelque bon teint que soit l’étoffe, il y aura entre les parties recouvertes par la dentelle et celles qui ne l'étaient pas, une différence de nuance plus ou moins sensible.

Il sera donc plus sage, à notre avis, de garnir le bas de la jupe d’un simple volant de dentelle. De même, pour le corsage, on pourra ne conserver que l’empiècement à pointes.

Matériaux: 13 mètres de foulard, 13 mètres de doublure en petite largeur,

5 mètres d'entre-deux en 5 centimètres, 7 m. 50 de dentelle en 15 centimètres, 80 centimètres de dentelle à pointes en 20 centimètres, 45 centimètres de dentelle à pointes en 15 centimètres, 7 mètres de ruban n° 22 pour la ceinture avec noeud-bébé et le col drapé.

Figure 16. — Le boléro, à larges revers prolongés en col marin derrière, s’ouvre sur la chemisette bouffante. Cette chemisette, que l'on pourra faire en crépon de coton, en zéphir, en surah, ou en foulard imprimé, avec ou sans manches, s’agrafe au milieu du devant ; elle est froncée dans l’encolure et à la taille et rentrée dans la ceinture de la jupe.

Les revers de la veste pourront être recouverts de moire, de soie côtelée ou de piqué et la robe elle-même confectionnée en lainage mélangé genre anglais, en petit drap ou toute autre étoffe genre tailleur.

Matériaux : 6 mètres de lainage en 1 m. 20, 2 m. 25 de guipure, 1 m. 50 de mousseline de soie en 30 centimètres, 5 mètres de foulard pour une chemisette avec manches, 15 mètres de doublure en petite largeur pour la jupe et la veste.

Figure 18. — La forme de ce chapeau, légèrement ovale devant, est échancrée derrière.

La boucle en jais taillé suit l’ovale du devant et est ornée, à chacune de ses extrémités, de deux cocardes en ruban de moire n° 12, plissé autour d’un cabochon de jais. Ces deux cocardes sont reliées l’une à l'autre par une torsade en moire qui contourne l'échancrure de la paille. Une touffe de têtes de plumes noires est piquée au pied de la cocarde de gauche.

Matériaux : une forme semblable au modèle, 3 mètres de ruban de moire n° 12, une boucle cintrée et 2 cabochons de jais, une touffe de 5 ou 6 têtes de plumes.

Figure 20. — Cette robe, très simple, convient également bien pour jeune fille et jeune femme. Le corsage s'agrafe devant ; il est prolongé à la taille par une basque ondulée de 12 à 15 centimètres de haut, en velours pareil à la ceinture.

Les bouffants des manches arrêtés au-dessus du coude se terminent par un petit volant, de même étoffe, pris en double.

La jupe Anne d’Autriche, non doublée, est montée en plis derrière et garnie dans le bas d’un large ourlet piqué.

L’empiècement et la basque du corsage pourront être faits, ainsi que le col et la ceinture, en surah, en soie côtelée ou. plus simplement, en lainage pareil à la robe.

Matériaux : 5 m. 50 de lainage en 1 m. 10, 4 mètres de doublure en petite largeur pour le corsage, 1 m. 50 de velours, 1 mètre de crépon de coton.

Figure 21. — Le collet, coupé en rond, est orné d’un second petit collet formant 3 pointes dans le dos et autant devant, et par-dessus lequel retombe la collerette de dentelle froncée dans l’encolure. Le pied de la dentelle est dissimulé par la ruche de soie prise en double, qui se termine par un gros noeud en même étoffe que le collet. Celui-ci pourra être confectionné en moire, garni de dentelle noire et d’une ruche de tulle grec ; on le simplifiera en supprimant le noeud ou la dentelle.

La jupe, montée sur un fond de jupe de faille, est ourlée dans le bas et légèrement drapée devant, au moyen de deux plis couchés retenant l’étoffe de chaque côté.

Matériaux : 5 mètres de soie côtelée. 2 mètres de dentelle en 15 centimètres, 7 mètres de franges de paillettes, 4 m. 50 de doublure en 55 centimètres pour le collet. Pour la jupe : 6 mètres de lainage en r m. 20, 9 mètres de faille.

Figure 23. — Avec une étoffe en 1 m. 30 de large, deux hauteurs suffiront pour faire la pelisse et l’on prendra en plus 50 centimètres pour l’empiècement qui est d’une seule pièce, sans coutures et dont on trouvera d'ailleurs le patron tracé sur la planche de ce numéro. Cet empiècement est doublé de toile tailleur très légère, recouverte elle-même d’une doublure de brésilienne.

La pelisse, qu'on fera mieux de ne pas doubler pour l’été, est montée sur l’empiècement en trois rangs de fronces coulissées.

On met généralement à ce genre de vêtement soit un col officier, soit un col rabattu ; ce dernier est préférable, il est plus commode et se déforme moins.

On pourra copier notre modèle avec toute espèce de lainage fantaisie, en petit drap, ou même en toile de Vichy rayée ou à petits carreaux rouges et blancs, roses et blancs, etc.

Matériaux : 3 m. 50 de lainage en 1 m. 30, 80 centimètres de brésilienne pour l’empiècement, 1 m. 20 de nansouk pour le tablier avec un ourlet de 8 à 10 centimètres, 6 mètres de ruban n° 22 pour la couronne.

LES MELONS (Suite)

Semis.

- Première, deuxième, troisième et quatrième tailles. — Soins généraux. — Echelonnement des cultures. — Les bonnes graines.

L a culture ordinaire du melon s’entreprend à partir du commencement de mars sur couche sourde de 18 à 20° centigrades (c’est une couche établie au fond d’une tranchée profonde de 3 o centimètres, large de 75 centimètres et de longueur indéterminée); les graines, semées dansdu terreau pur, que contient une terrine drainée, sont recouvertes de 5 millimètres du même terreau et soumises à la température d’une couche plus chaude (20 à 25 °). Au bout de 4 ou 5 jours, elles germent; les châssis sur lesquels on avait jusqu’alors laissé les paillassons afin d’éviter une déperdition de chaleur, sont découverts pour l’éclairage du plant; quand les deux cotylédons ou feuilles séminales (fig. 24,0) sont bien apparents, on plante chaque jeune pied de melon dans un pot de 7 à 8 centimètres de large, ces pots sont mouillés, enterrés jusqu’au bord sur la couche, et le châssis est tenu fermé jusqu’à la reprise, c’est-à-dire durant trois ou quatre jours.

Première taille et mise en place. — Quand les jeunes melons ont trois ou quatre feuilles ils subissent la première taille, plus connue sous le nom d 'étêtage; elle se fait audessus des deux premières feuilles (fig. 24). Quelques praticiens, avec raison, taillent au-dessus de la troisième feuille

et suppriment en môme temps le bourgeon situé à son aisselle. Cette feuille supplémentaire conservée au niveau môme de la plaie sert à assurer la cicatrisation, qui est aussi plus certaine quand on a taillé pendant l’insolation des plantes.

Trois ou quatre jours après cette opération, les melons sont plantés à demeure, sur la couche sourde préalablement recouverte de 1 5 centimètres de terre et protégée par des coffres supportant des châssis vitrés.

Deux pieds sont assez pour garnir la surface correspondant à un châssis. Les plantations à raison de trois pieds par châssis ne sont adoptées qu’avec les variétés précoces à dévelop-

pementrestreint. On plante sur une seule ligne à égale distance des bords du coffre.

La plantation faite, mouillez, replacez les châssis, et si le soleil

Fig. 24. — Pied de melon (i re taille).

donne, jetez, au-dessus des plantes seulement, un paillasson plié en deux ou tout autre corps opaque qui s’oppose à l’insolation directe sans empêcher l’éclairage.

Quand la reprise est assurée, aérez plus ou moins et toujours à l’opposé du vent.

Deuxième taille. — Par suite de l’étêtage, chaque plant produit deux branches, que vous dirigez l’une vers la partie haute, l’autre vers la partie basse du coffre.

Dès que ces branches ont quatre ou cinq feuilles, taillezles au-dessus delà troisième (fig. 25 , 2 e ); puis, pendant que l’opération est encore facile, répandez une couche de paillis

sur toute la surface du sol; ce sera un abri contre la sécheresse qui atteint les racines ramifiées dans les couches sous-jacentes, et ce paillis vous épargnera au moins quelques arrosages.

Troi sième taille — Comme l’étôtage avait amené la ramification de la tige, la seconde taille a eu pour résultat de provoquer la ramification des deux premières branches ;

chacune d’elles en a produit trois autres (autant qu’on avait conservé de feuilles), soit six par pied; quand elles ont quatre ou cinq feuilles, coupez chacune de ces six branches encore au-dessus de trois feuilles : c’est la troisième taille (fig. 25 , 3 e ).

Vous avez pu remarquer déjà la présence de quelques fleurs mâles (fig. 26) dont l’intérêt, pour nous, est indirect.

Fig. 25 . — i re , 2 e , 3 e et 4 e taille.

Quatrième taille. — Les six branches de seconde génération que nous avons sectionnées à trois feuilles, en produisent chacune d’autres, de troisième génération, qui portent à la fois des fleurs des deux sexes; vous reconnaîtrez les fleurs femelles ou

Fig. 26.

Fleur male.

Fig. 27.

Fleur femelle.

fructifères (fig. 27) à l’espèce de protubérance P qu’elles portent sous la corolle et le calice. Ces protubérances sont les fruits naissants.

Tout rameau de troisième génération est sectionné à une feuille au-dessus de la pre miùre fleur femelle qu'il porte (fig. 25,4 e ); un peu plus tard,quand les jeunes fruits ont acquis le volume d’un œuf de poule, on en choisit deux, les mieux conformés, placés sur l’une et l’autre moitié de la plante en D et D' par exemple (fig. 25 ); les autres sont supprimés; selon leur état petit ou gros, ils peuvent être confits dans le vinaigre comme les cornichons ou mangés en salade comme les concombres.

Sur les variétés hâtives (noir des Carmes, petit prescott) on peut arrêter la production à un plus grand nombre de fruits : à trois, à quatre par exemple, parce qu’ils sont plus petits, mais tenez bien compte de ce principe : plus on augmente la production, moins les fruits sont bons.

Après cette quatrième taille, les branches émettront certainement de nouvelles pousses; retranchez-les toutes radicalement au fur et à mesure de leur apparition.

(A suivre.) Georges Bkllair.

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