DESCRIPTION DES TOILETTES
rapproche parfois plus de la blouse que de la chemise ; on la porte rentrée dans le ^ ^
pantalon
Figure 1. — La jupe, à tablier devant, est montée en piis creux derrière et bordée d’un biais de moire de 10 centimètres de haut environ, serti d’un cachepoint de jais.
Le corsage, pareil devant et dans le dos, est complètement ajusté et rentré dans la ceinture ; il s’agrafe devant, au milieu du plastron de moire rayé de cache-point.
Les manches, très larges, montées
une cravate se noue sous le col rabattu; quelques enfants emportent, pour les excursions ou les promenades, une sorte de veste sans manches, de même étoffe que le pantalon, qu’ils mettent par-dessus la chemise de flanelle de façon à ne laisser voir que le milieu du devant et les manches de celle-ci ; c’est commode, peu encombrant, suffisamment chaud si le temps fraîchit, et aussi laid que possible. Il suffirait pour atténuer cette laideur de rétablir les manches, mais... ce serait revenir à peu de chose près, à la vareuse classique, et le poids du vêtement serait bien augmenté. La vareuse (fig. 12) est toujours le vêtement le plus commode en été lorsqu’on veut avoir les enfants gentiment habillés ; on la fait en cheviote, en vigogne bleue, semblable au costume, ou bien en tissu anglais mélangé, beige ou mastic.
Le pantalon long à pont, mis par-dessus la blouse a toujours la même vogue; on le fait souvent de teinte foncée, avec des blouses crème, ou rayées bleu et blanc; mais il est d’une confection difficile, et nous n’engageons guère nos lectrices, sauf celles qui sont très expérimentées, à entreprendre de le confectionner elles-mêmes ; il faut pour le réussir avoir l’habileté d’un tailleur, ou bien se résigner à faire faire dans une* maison spéciale un de ces pantalons, et le
en plis,
' sont
FlG. l 5 . froncées
dans la
JOOUCLE de ceinture, couture (Modèle de la maison de la Senet, 35, r. du 4-Septembre.) saignée et ornées de parements Directoire garnis d’un étroit biais de moire.
La ceinture drapée, avec nœud-bébé derrière, conviendra pour jeune fille ou toute jeune femme ; on pourra remplacer le nœud-bébé par un autre, rappelant celui du col, et môme, pour une personne forte, on supprimera complètement la ceinture et on montera la jupe sur un biais liséré.
Cette robe pourra être copiée en mordoré garni de vert mousse ; en tabac, garni de noir, etc., avec tous les lainages mélangés genre tailleur.
Matériaux : 6 mètres de lainage en i m. 20, 5 mètres de moire, 12 mètres de doublure en petite largeur, 3 m. 50 de ruban de moire n° 22.
Figure 2. — Le corsage, complètement ajusté, s’ouvre en
'tt+f.
DOBE de lainage fantaisie bleu acier garnie de cache-point argent et acier; devant légèrement froncé en crêpe de Chine blanc rosé. Basque rapportée plate sur les hanches, ondulée derrière.
(Modèle de Mme Moslard, 96, rue Saint-Lazare.)
/COSTUME d'intérieur pour jeune femme, robe blouse en mousseline de ^ laine fond blanc imprimé de fleurettes ajustée à la taille par une ceinture de satin. Veste en crêpe gaufré garnie de tulle brodé nouée en fichu»
IIPMMMP!
pointe devant sur le gilet drapé, il est garni de revers de satin recouverts de passementerie. Les manches très amples sont bouffantes au-dessus du coude et le haut poignet se termine par un volant, doublé de satin qui retombe sur la main.
La jupe échancréc dans le bas, à la jonction des lés du devant et de coté,
laisse voir la bande de satin de 30 centimètres de haut qui borde le fond de jupe en faille.
Cette toilette pourra être copiée en lainage de toute teinte garnie de moire ou de soie côtelée ; on remplacera économiquement la ceinture de jais par une torsade de satin pareil au nœud.
Matériaux :
6 m. 50 de lainage en 1 m. 20, 12 mètres de faille pour la doublure,3 m. 50 de satin Liberty, 3 m. 50 de ruban de moire.
Figure 3. — Nous avons donné
dans le numéro 21, année 1893, le patron découpé d'un pantalon, dont on pourra s'inspirer pour confectionner celui que représente notre modèle.
La chemise bouffante, en flanelle unie ou rayée, est rentrée dans le pantalon ; une cravate, passée sous le col rabattu nouée devant en nœud Lavallière ou régale, complète ce costume.
Matériaux : 1 m. 50 de serge bleue, 3 mètres de flanelle, 3 mètres de satinette pour doubler le pantalon, une cravate de surah.
Figure 4. — Fourche pour coiffure en imitation d'écaille blonde ou jaspée, ornée d’une étoile h 6 branches, en acier fin. — Prix 9 francs.
Figure 5. — Cette robe, légèrement biaisée sous les bras, est froncée dans l'encolure et serrée à la taille par la ceinture de cuir. Les manches, bordées d’un petit volant froncé, s’arrêtent au-dessus du coude.
Notre modèle sera très pratique au point de vue du blanchissage, car il n’est pas doublé et n’a, pour toute garniture, qu'un grand col lingerie festonné.
Matériaux : 5 mètres de piqué en 60 centimètres, une ceinture de cuir, un
col.
Figure 7. — On peut confectionner ce costume en lainage fantaisie de toute nuance.
Le corsage, plat dans le dos, est froncé en gerbe à la taille devant, sur la doublure ajustée et s’agrafe de côté sous le bord dentelé.
La jupe, montée én fronces devant, est garnie dans le bas de trois petits volants superposés en étoffe pareille à la robe.
La ceinture, en ruban de satin n° 22, se termine derrière par deux pans,
f^OL marin en coutil bleu ou blanc, garni ^ d'un jour de broderie formant entre-deux.
Fig. T.
Fig. II.
dont l’un plus long que l’autre servira à faire un chou sous lequel on coudra une agrafe correspondant h la bride fixée sur l'autre pan.
Matériaux : 7 m. 50 de lainage en 1 m. 20, 2 m. 50 de satinette, 6 mètres d’alpaca, 4 m. 50 de ruban n° 22.
Figure 8. — Ce ferme-livre est en caoutchouc noir très fin, large de 1 ou 2 centimètres, orné d’un écusson émaillé bleu avec armes de Jeanne d’Arc.— Prix : 3 francs.
Figure ç. — Ce genre de pantalon se fait généralement en serge ou en clicviote bleu marine ou noire et la chemise en flanelle ou en petite serge blanche. Le col est quelquefois en même étoffe que la chemise, et le plastron brodé d'une ancre. Les manches sont montées en fronces sur un poignet que ferment deux boutons de métal.
Matériaux : 1 m. 50 de cheviote bleue, 2 mètres de serge blanche, 50 centimètres de toile bleue, 2 mètres de galons blancs en 1 centimètre de large, 30 centimètres de jersey (avec ce métrage on fera 3 ou 4 plastrons, puisque l'étoffe a 1 m. 40 de large), 1 mètre de ruban n° 5 en faille pour le nœud du devant.
Figure 10. — Fourche pour coiffure en métal doré ; motif gourmette rehaussé de rubis imités. — Prix : 6 fr. 50.
Figure xi. — On pourra se guider, pour exécuter ce costume, sur l’explication d’un modèle de ce genre, donnée par Mme d'O. dans le numéro 42, année 1892. En faisant la blouse un peu plus longue, en supprimant le pantalon, cette robe conviendra pour enfant de un an à quatre ans.
On pourra la faire en lainage fantaisie de toute teinte, garnie de revers en piqué ou en bengaline et de plissé de surah ou de batiste.
Matériaux : 4 mètres de lainage mélangé en 1 m. 10, 50 centimètres de piqué en 60 centimètres, 50 centimètres de batiste en 80 centimètres.
Figure 12. — La veste, doublée de satinette, n'a qu'une couture sous les bras ; elle est croisée devant et fermée par une double rangée de boutons en métal doré. Le col qui la garnit sera, selon la couleur du costume, en toile ou en serge bleu clair, ou bleu foncé bordé de galons blancs, ou blanc avec galons noirs.
Le pantalon court et bouffant est serré au-dessus du genou par un caoutchouc.
Matériaux : 2 m. 50 de serge, 6 m. 50 de satinette pour la doublure, 40centimètres de toile bleue, même métrage de jersey que pour la figure 9.
Figure 13. — La jupe, montée en plis derrière et ajustée devant par des pinces, est entièrement doublée.
Le corsage plat, bordé d'une basque rapportée et garni de revers, s'ouvre sur un étroit gilet, froncé dans l'encolure et à la taille.
Cette robe conviendra très bien pour dame d'âge moyen ; on pourra l’exé-
Fig. III.
Fig. IV.
cutcr en bleu marin, vert-myrte, aubergine, loutre ou noir. Si l'on veut la rendre plus habillée, on recouvrira les revers de moire ou de bengaline.
Matériaux : 6 m. 50 de lainage en 1 m. 20, 12 m. 50 de doublure en petite largeur, 50 centimètres de crêpe de Chine en 50 centimètres, 4 mètres de cachepoint.
Figure 14. — La forme de ce chapeau, en tulle laitonné, encadre bien le chignon ; elle est entièrement recouverte de marguerites, disposées en guirlande tout autour et qui descendent en cache-peigne de chaque côté. La draperie de taffetas, disposée comme l’indique notre modèle, complète la garniture.
Cette draperie pourra être faite en velours miroir, ou en moire aussi bien qu en taffetas glacé ; de même on pourra remplacer les marguerites par des bluets ou d’autres fleurs.
Matériaux : une forme semblable au modèle, 50 centimètres de taffetas glacé, une guirlande de marguerites.
Figure /y. — Boucle de ceinture en métal doré avec dessins russes émaillés ; ardillons en métal doré. — Prix : 6 fr. 50
Figure 16. — On trouvera sur la planche de patrons tracés du numéro 32, année 1893, un modèle de pantalon d’après lequel on pourra tailler celui que représente notre gravure. Le devant de jersey assemblé avec un dos en doublure forme une sorte de gilet sans manches, par-dessus lequel se met la va-
reuse à longs revers prolongés en col marin dans le dos. Cette vareuse est entièrement doublée de satin de Chine.
Matériaux : 4 m. 50 de serge, 6 m. 50 de satinette, 1 mètre de toile, 50 centimètres de jersey.
Figure 17. — Cette robe de maison pour jeune femme est très facile à confectionner. La jupe et le corsage peuvent être d’une seule pièce ou bien taillés séparément et montés sur une ceinture de même étoffe. Dans l’un et l'autre cas, on conservera la ceinture de satin blanc. La veste est faite d’une longue écharpe en crêpe gaufré, nouée devant et entièrement bordée de tulle en 15 centimètres de large.
Matériaux : 9 mètres de lainage en 80 centimètres, 1 mètre de crêpe gaufré en 1 m. 20, 8 mètres de tulle brodé, 70 centimètres de satin blanc n° 12.
Figure xç. — Notre modèle était en soie brochée, mais un lainage un peu ferme conviendra aussi bien pour l'exécuter.
La jupe, à plis derrière, est composée de sept panneaux biaisés ; les panneaux sont séparés par des groupes de petits plis superposés.
Si l’on fait la robe en lainage, ces plis pourront être remplacés par un simple passepoil en velours ou en soie.
Le corsage, froncé autour de l'encolure, est garni devant d 'un ruban noué
Fig. 18 bis.
f~>OL marin en coutil bleu , garni de trois ^ ou de cinq rangs de petits lacets blancs.
Fig. V.
Fig. 19. — Composition de F. Fournery.
DODE de soie changeante dans les ions paille, mais et vieux rose clair, brochée de motifs en camaïeu. Jupe à plis creux formant panneaux séparés par des groupes de petits plis superposés. Corsage avec petit collet. Devant fait de deux rubans n° 12 en velours noir noués sous le menton et à la taille.
sous le menton et dont les extrémités viennent former à la taille un second nœud plus large. Cette sorte de cravate sera préparée à l’avance ; on attachera le nœud du menton à l’aide d'une broche, et celui de la taille avec une épingle de sûreté.
Le col, différent de la robe, pourra être fait en même soie, ou en bengaline, en taffetas moire, ou en petit drap si l’on veut le porter à l’arrière-saison.
On le doublera de surah ou de simili.
Matériaux : 16 mètres de soie pour la robe, 4 mètres de soie pour le collet, 3 mètres de ruban n° 12.
LA GRAPHOLOGIE {Suite)
De la Bonté.
'exemple numéro I, va vous donner une autre nuance, celle de la bonté jointe à la gaieté, mais atténuée par la variété qui s’étale dans le d en enroulement.
Le numéro II, nous offre un remarquable spécimen de bonté, aussi mérite-t-il que nous le traitions avec détails. Les trois jambages de Vm majuscule sont absolument indépendants les uns des autres, indice d’une nature rêveuse, utopiste et indépendante, mais ce premier caractère se trouve modifié par l’inspection de la seconde m et du mot avenue où nous trouvons à la fois la preuve de la bonté, de la douceur et du raisonnement. De plus les a et les 0 sont ouverts par la plus belle franchise et vous remarquerez même que Ve final du mot avenue va en grossissant, témoignage d’une candeur que les tristesses de la vie n’ont pu effacer. Notons encore que cette écriture va en montant, signe d’entrain, de courage et d’ambition.
Cette douccur-là est donc pleine d’énergie.
La figure III est le type de la bonté la plus élevée revêtue d’une froideur apparente. Tous les signes de la bonté s’y rencontrent, dominés par celui si rare et si remarquable du sentiment
religieux — la hampe du d montant droit vers le ciel; — observez en même temps que les lettres sont un peu redressées, indice d’un cœur qui se défend de sa bonté et de sa bienveillance naturelles.
Voici donc un exemple ou Vm n’est pas en u et où cependant la bonté existe réellement.
Crépieux-Jamin a découvert un nouveau signe de bienveillance : il consiste dans Ve final afiéctant la forme d'un c; cette bienveillance-là est le résultat de l’éducation, aussi on l’appelle a la bienveillance acquise ». Quelquefois elle tient au métier; vous la rencontrez également dans la grande dame habituée à accueillir tout le monde avec
le plus aimable sourire, et chez le commerçant qui doit ses grâces à chacun de ses clients. 11 en résulte que l’m en u représente la bienveillance « native », et Ve en c la bienveillance « acquise ». Quand vous rencontrez les deux signes dans la même écriture, c’est la preuve que la bonté du cœur ne craint pas de se manifester extérieurement.
Malheureusement vous rencontrerez trop souvent la bienveillance acquise accolée à l’égoïsme et à la dureté.
Ce n’est plus alors qu’un simple masque que le scripteur pose sur son visage en l’honneur du monde.
Voici quelques exemples à l’appui de cette démonstration.
Le numéro IV est la grande dame qui a l’habitude de recevoir beaucoup. yLd.
Le numéro V est le Fig. VII.
type de ce
marchand parisien si artiste, si fantaisiste et si engageant pour les chalands.
Le numéro VI nous montre l’intérêt et l’égoïsme sc couvrant de ce masque de douce hypocrisie.
Le numéro VII est une variété que nous n’avons pas encore observée : c’est la douceur unie à des caractères complètement et renversés », manifestation d’une nature qui se dissimule. Ce n’est donc pas la bonté complète,... à moins que ce ne soit la bonté qui sc cache.... En ce monde, comme tout excès est un mal, méfiez-vous des écritures où il n’y a que des courbes, avec une forte inclinaison et absence de barres de t : ce sont des êtres bons, mais mous, accessibles à toutes les passions, et qui font le désespoir, quelquefois le déshonneur d’une famille avec un cœur d’or, (A suivre.) R. de Saluerg.
Fig. VI.