‹ La Mode Pratique 3:(30)233-240Chapitre 4 sur 8 · BRODERIES POUR PETIT GARÇON · texte numérisé non relu

BRODERIES POUR PETIT GARÇON

(Avec patron.)

Fig. 22. — Caleçon pour petit garçon. (Avec patron.)

pliant le lé exactement en deux, et en suivant le pli ainsi formé, pli qui doit être rigoureusement droit fil. Le patron du dos est représenté par les coupes 8 et 9 d’un numéro précédent; nous reproduisons ici la coupe n° 9 qui nous servira, en lui donnant le n° 4. Nous le poserons sur le lé de mousseline du dos comme l’indique la coupe n° 5 , la ligne SU suivant exactement le fil de bâti qui marque le milieu

du lé, et les contours OI) se trouvant à 1 centimètre de la lisière à cause de la couture; si celle-ci était faite, le contour OD devrait la toucher.

Il y a une chose essentielle à observer pour la bonne réussite de la petite robe. C’est que la distance Ti et T2, mesurée depuis le point de départ de l’épaulette T jusqu’au bas delà robe, doit égaler la distance P3 mesurée sur le lé du devant (coupe n° 3 ). Ceci est indispensable, et il faut déplacer le patron jusqu’à ce qu’on obtienne ce résultat. Si l’on n’a pas tenu compte de la dimension de la broderie en mesurant la distance P 3 , ce qui est tout à fait inutile, il ne faut pas s’en occuper non plus en mesurant Ti et T2. Il est inutile d’ajouter que les deux lés doivent être rigoureusement égaux depuis les points O des emmanchures puisqu’on les assemble.

On peut^aussi vérifier si le patron est bien placé, en se rendant compte à l’aide du centimètre si la longueur Zi et Z2 (coupe n<> 5 ) est semblable à la longueur RU et R 3 du devant (coupe n° 2).

Ces quatre dimensions Zi, Z2, RU et R 3 doivent, comme nous l’avons déjà dit, égaler la longueur totale de la robe, moins 1 cent. 1/2.

11 faut ajouter à Zi, Z2,

RU et R 3 la longueur fournie par la broderie, c’est-à-dire io à

12 centimètres, pour atteindre la dimension choisie pour la robe (moins 1 cent. 1/2 qui nous estdonné par l’empiècement). Les deux points T doivent ôtre placés juste en face l’un de l’autre, et rigoureusement droit fil dans le sens du travers de l’étoffe ; le plus sûr moyen d’y parvenir est encore de tirer un fil de la mousseline depuis le premier point T, et de voir si le second point T est bien placé sur le môme fil. Il faut veiller à ne pas tirer ce fil en dehors des lettres T sur la partie

comprise dans la petite épaulette. Il est indiqué dans la figure de la 'coupe n° 5 par la ligne pointée qui réunit les deux lettres T.

Lorsqu’on a vérifié tous les points dont nous avons parle, on marque les différents contours à l’aide d’un fil de bâti, et on taille en laissant 1 centimètre ou 1 cent. 1/2 en dehors du fil.

Nous assemblons la jupe et l’empiècement, en cousant ensemble d’abord l’empiècement et le lé du devant; les contours RP (coupe n° i 3 ) de ce numéro seront placés sur les contours RP de la coupe n° 3 ; on les assemblera, soit en faisant une petite couture à l’envers, soit en les maintenant l’un sur l’autre, et en rentrant les bords de l’étoffe à l’envers et à l’endroit. La façon de les réunir importe peu, puisque cette jonction est cachée par la broderie ; mais il est essentiel que les contours marqués par les fils de bâti soient l’un sur l’autre; nous fixons ensuite l’un à l’autre les deux points M de l’empiècement et du lé; nous fronçons l’étoffe sur le fil de bâti qui .marque la ligne MP (coupe n° 3 ); les fronces seront égalisées, le bord de l’empiècement replié sur son contour exact, et on le coudra en faisant un point de côté dans chaque fronce; rien n'empêcherait de coudre l’épaulette de la môme façon en repliant l’empiècement sur le contour RP, et en cousant à points de côté sur la ligne RP du lé de devant. A l’envers, on pose un petit biais qui cache la réunion de l’empiècement et de la jupe, ou bien on surfile très soigneusement les bords de la mousseline.

Nous organiserons la fermeture de la manière suivante : nous replions le côté droit de l’empiècement du dos 1 centimètre au delà du contour exact marqué par la ligne FIS, dans la coupe n° 6 de ce numéro; le milieu des boutonnières sera placé sur la ligne EIS, ou sur le fil de bâti qui l’indique. Le côté gauche sera replié 1 cent. 1/2 au delà du contour EIS indiqué par un fil de bâti, les boutons seront cousus sur le fil. Les boutonnières ne s’exécutent que lorsqu’on a fini la petite robe. Les bords de l’empiècement (sur la fermeture) se terminent par un ourlet de 1 cent. 1/2 à 2 centimètres de largeur.

Nous fendons,le lé du dos à partir de la lettre S (coupe n° 5) sur une longueur de 25 centimètres, en ayant soin que cette fente soit rigoureusement droit fil; nous ourlons finement les bords de la fente comme s’il s’agissait d’un ourlet de mouchoir de poche; nous fronçons ensuite le haut du lé d’abord à droite, de S à T et nous les fixons à l’empiècement du dos de droite que nous replions sur son contour exact ST. On les réunit en faisant un point dans chaque fronce. L’empiècement se replie ensuite sur son contour ZT qui se pose sur le fil de bâti {marquant le contour exact ZT de l’épaulette (coupe n° 5).

Le dos de gauche se fait exactement comme celui de droite. La jonction de l’empiècement et de la jupe se dissi- ^ ' mule à l’envers par un petit

^ » biais, ou bien on surfile soigneusement les deux bords de la mousseline. Les coupes n 08 7 et 8 représentent le dos et le

Fig. 23 . — Broderie de la poche a œufs fig. 27.

devant de la petite robe, complètement terminés, mais sans être ornés de la broderie; ils sont en réalité maintenus

Fig. 27.

(Voir la broderie fig. 23 et la description p. 239, col. 1.) (Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)

Fig. 25 . — Essuie-plumes en drap brodé. (Voir le détail fig. 33 et la description p. 239, col. i.— Modèle de la maison Sajou, 74, boulevard Sébastopol.)

l’un à l’autre par les coutures qui réunissent les deux lés; nous les représentons séparément parce que c’est plus facile d’en-xlonner ainsi une idée exacte; on finit les coutures du dessous de bras dans le cas où elles seraient restées ouvertes du haut, puis on exécute les coutures d'épaule, qu'on

recouvre si on le désire d’un petit biais de nansouk presque entièrement dissimulé par un point d’épines.

Dans ce cas, ces coutures peuvent se faire à l'endroit puisqu'elles sont complètement cachées sous ce biais; on les exécute à arrière-points très serrés, le plus près possible des fils qui marquent les contours. On ^lcs coupe en leur laissant 4 millimètres à 1 demi-centimètre de largeur. Il ne faut pas les ouvrir, mais les coucher, en les dirigeant vers le dos. On taille un biais de nansouk ayant 1 cent. 1/2 de largeur; on le plie en deux dans le sens de sa longueur, de façon qu’il n’ait plus que trois quarts de centimètre de largeur, et on le pose sur la couture. Ce biais est maintenu par une couture faite à arrière-points, l'endroit du

biais étant posé sur l’endroit du devant; lorsque cette couture est terminée, on retourne le biais, et on fait le point d’épines qui le maintient complètement. Nous pouvons aussi faire en dessous, à l’envers, quelques points qui le retiennent du côté où il n’est pas cousu à arrière-points. 11 doit recouvrir .et cacher toute la couture.

La coupe n° g représente le biais, la coupe n° 10 le montre plié en double, et la coupe n° 11, toujours plié en double, et bâti sur le devant le plus près possible de la couture d’épaule. La ligne pointée ab indique l’endroit où on coud le biais à arrièrepoints; cette couture se fait sur le biais, du côté opposé au pli de celui-ci ; la ligne cd marque les bords de la couture d’épaule qu’on a couchée du côté du dos. Lorsque la couture ab est achevée, on ramène le pli du biais sur cd, et on termine en faisant le point d’épines dont nous avons parlé tout à l’heure; le croquis numéro 12 représente le biais complètement posé. On peut aussi coudre le biais à arrière-points en même temps qu’on fait la coulure d'épaule, et le rabattre ensuite pour la cacher; mais il faut bien veiller à lui 'laisser toujours une largeur égale en cousant la couture, ce qui est difficile.

Les ourlets qui terminent l’empiècement sur le bord de la fermeture sont souvent tracés de façon à s’arrêter sous un pli qui dissimule complètement le point qui les coud; ou bien être séparés du dernier pli par une distance égale à celle qui sépare les plis entre eux. La jonction de 'empiècement et de la robe se

sur S du dos de gauche. Il ne reste plus ensuite qu’à froncer la broderie entre les épingles et à égaliser les fronces, ce qui est relativement facile puisque la distance est minime d’une épingle à l’autre.

On peut replier la broderie à l'enverssur 1 demi-

PoCHE A ŒUFS.

centimètre, la froncer à double, égaliser les fronces, et f les coudre à point ' de côté faits en dessous, et à l’envers de la broderie, qu’on rabat ensuite avec un coup de fer. On peut aussi la froncer sans la replier, la couper 1 demi-centimètre au-dessus des fronces et poser sur cette partie un biais de nansouk recouvert d’un point d’épines. Ce sont les deux systèmes qui donnent les meilleurs résultats. La broderie se termine par un ourlet au bord de la fermeture.

(A suivre .) Une Maman.

Fig. 3 o.

(Voir la des

Explication des Ouvrages

RoSACES au crochet pour voile de fauteuil (fig. 3 i du n» 29; (fin . • Au rang suivant,

qui f^rme l’étoile, 7 demibarrettes à cheval sur les 3 mailles - chaî nettes, 4 demibarrettes sur les 3 mailles suivantes, 4 mailleschaînettes, revenir sur l’ouvrageen piquant sur la 4 e des 7 demi - barrettes déjà exécutées, et sur ces 4 mailles-chaînettes 9 demi - barrettes, les 3 du milieu

Crème.

Fig.

h Rose très clair. §8 v

Si. — Bande au poin*

devant former pointe, 3 demi-barrettes pour termine le fes-

Fig. 28. — Porte-cigares.

(Voir la broderie fig. 34 et la description p. 239, col. 1. — Modèle dè la maison Sajou, 74, bcrtilevard Sébastopol.)

dissimule à l’aide d’un petit volant de broderie basse qui se fronce et se pose sur le bord inférieur de l’empiècement. Lorsque la broderie est légère, on lui donne deux fois la dimension de la longueur à garnir; dans le sens contraire, il suffit d’une fois et demie; on peut la froncer en plusieurs fois, d’abord

ton, 7 demi barrettes sur les 3 mail -

ï 1 'ig. 26. — Bande intérieure de la boîte a lettres fig. 21. (Voir la bande extérieure fig. 37 et la description p. 230, col. 1.)

depuis le point S du dos de gauche, jusqu’au point T, puis du point T jusqu’à P de l’épaulette du devant, ensuite de P à M, etc.; il est plus facile de répartir également l’ampleur si on pose le volant comme nous venons de l’indiquer; la broderie froncée de S à T doit avoir une fois et demie ou deux fois la longueur ST, de T à P, une fois et demie ou deux fois la longueur TP. 11 est bien entendu qu’on 11e coupe pas la broderie chaque fois qu’on arrête le fil des fronces ; on se borne à indiquer les différents points de repère par des crans et par des épingles.

Quelques personnes préparent même d’avance toute la garniture de l’empiècement. Elles mesurent la broderie nécessaire pour garnir l.’empièecment du dos de S à T, puis la fixent par des épingles sur S et sur T; elles se rendent compte ensuite de la longueur nécessaire de T à P, et fixent de nouveau la broderie sur ce point par une épingle; elles font de même sur M qui marque le milieu du devant, puis sur P, point de départ de lepaulette droite, sur T et

Fig. 29. — Bande pour

CHEMISE. (Voir la description p. 239, col. 2.)

les-chaînettes suivantes, 4 demi-barrettes sur les 3 mailles suivantes, 4 mailles-chaînettes , revenir sur l’ouvrage en piquant sur la 4 e des 7 demi-barrettes, et sur ces 4 mailles-chaînettes 9 demi-barrettes, en faisant former la pointe aux 3 du milieu ; continuer ainsi jusqu'à la fin du rang, qui doit compter 8 pointes.

Au rang suivant,

1 demi-barrette à l’ex¬

trémité de la pointe, 7 mailles-chaînettes , 1

demi-barrette à l’extrémité de la pointe suivante, et ainsi de suite.

Ce rang est surmonté de demi-barrettes, mais toutes les

2 demi-barrettes on fait une .augmentation en exécutant 2 demi-barrettes dans la même maille-chaînette, ce qui doit donner g 5 demibarrettes.

On exécute alors le tour des dents qui se lait ainsi : 1 barrette sur 1 demi-barrette du rang précédent, 5 mailles-chaînettes,! barrette sur la 3 e maille, 1 sur la 2° qui devient la 4 0 ,

1 barrette sur la maille suivante, 1 autre sur l’extrémité de la barrette, et en formant pointe, 1 barrette sur la 3 e demi-barrette suivante du rang précédent, 3 mailles-chaînettes, une 2 e dent comme la i r % et ainsi jusqu’à la fin du rang, qui doit avoir 35 dents.

Sur ce rang, 1

Vert Vert moyen, clair.

Ven

bianchltrc.

iMIIII

Vert Vert moyen, diir.

Lilas

fonce-

Lilas

clair.

fjlevue- de la- Siunille >

:xxx'

xxx ; xx===xx xxx

:x XXXX^XXXX

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