‹ La Mode Pratique 3:(46) 361-368Chapitre 8 sur 9 · PREMIER PRIX · texte numérisé non relu

PREMIER PRIX

Fig. 47. — Autre aspect des toilettes.

Figures i ev 2.

Figure 3 .

Figure 8.

Figure 10.

Figure i 3 .

Figure 19.

« la Mode » du numéro 42, les oiseaux seront très en faveur cet hiver : on en trouvera plusieurs jolis modèles figures 23 , 32 , 33 , 39 et 41. L’hirondelle figure 33 , piquée dans un chou de velours, fera toute la garniture d’une capote; les ailes figure 36 , placées au milieu du devant, ou le hibou figure 3 g, fixé de côté, sur un canotier en feutre ou sur un boléro dans le genre de la figure 38 , l’orneront très joliment.

Explication des Ouvrages

stances relativement économiques, il existe d’innombrables procédés pour le frottage des cuivres. Dans les grandes villes, il n’est pas un marchand de couleurs, pas un épicier ou quincaillier, qui ne possède une pommade, une eau ou une poudre à nettoyer qu’il préconise au détriment des autres produits similaires. Ces substances, d’un prix plus élevé que le tripoli, donnent (avec moins de travail) un brillant vif et durable. Certaines de ces préparations, qui sont vendues dans les magasins d’ornements d’église, donnent un résultat vraiment merveilleux. Ces pommades sont d’une fluidité et d’une finesse telles qu’il suffit d’une parcelle grosse comme un pois pour donner du brillant à tout un flambeau ou à une lampe.

On procède de la même façon qu’avec le tripoli ou l’eau de cuivre; on enduit d’abord le cuivre à l’aide d’un chiffon

nANDE de tapisserie pour brise-bise (fig. 3 o). — Pour exé- de laine sur lequel se trouve la pommade; puis on frotte

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cuter cette tapisserie on emploiera les nuances de soie ou de laine indiquées dans la légende.

Cette bande peut aussi bien servir pour bordure de tapis de table ou encadrement de coussin que pour brise-bise; on pourra aussi l’utiliser pour pliant si on la place entre deux bandes de peluche ou de drap.

jDROCHE en métal doré (fig. 35 ). — Cette broche, formée ^ d’une croix de Malte en métal doré sur fond d’email bleu, avec cercle de métal vieil argent et portrait de Jeanne d’Arc en même métal, coûte 4 fr. y 5 .

DOND en broderie d’Espagne pour fond de plateau, dessous ^ de lampe, etc. (fig. 37). — Ce modèle peut être utilisé comme dessous de carafe si on le fait en toile blanche doublée d’andrinoplc, brodé de coton rouge sur cordonnet blanc. Si on en fait un dessous de lampe, prendre de préférence un tissu de soie écruc dit : « tussor »; tracer les contours du dessin sur l’étoffe et la bâtir sur plusieurs doubles de papier épais; suivre tous les contours avec 2 brins de ganse ou de soutache d’or qu’on maintient au moyen de points de feston très écartés faits en cordonnet de soie vert pâle. Le brin d’or extérieur, c’est-à-dire celui qui est le plus près du bord des contours, doit être enfilé dans une grosse aiguille; on le fait sortir du feston de place en place, pour former les bouclettes. L’aiguille sert à passer le brin dans les premières bouclettes exécutées, pour former la jonction des bouclettes entre elles. Tous les contours étant achevés (en commmençant par ceux qui sont en dessous ), fixer une paillette à la pointe de chaque gland, puis exécuter les points de fantaisie qui ornent les différents motifs : les pois du centre et les feuilles allongées au point albanais, en soie d’Alger vieuxrouge, les mêmes feuilles au point albanais qui garnissent le milieu des feuilles de chêne extérieures, en soie d’Alger rouge pâle ; les croissants et autres broderies au point albanais, les capsules des glands, en soie d’Alger vert foncé et vert pâle ; les points lancés des glands en plusieurs tons de jaune. Toutes les feuilles au point albanais sont entourées de ganse ou de soutache d’or formant des bouclettes maintenues par des points de soie fine jaune d’or; les fleurettes à cinq pétales sont formées de cinq bouclettes dont le centre est un point noué en soie d’Alger.

On se guide, pour l’exécution des dents, sur les motifs du milieu. Le travail étant achevé on débâtit le tussor et on découpe l’étoffé sous les picots avec des ciseaux fins et bien tranchants.

JÿROCHE de fantaisie (fig. 42). — Cette broche se compose d’un serpent enroulé en métal vieil argent'; elle coûte 9 fr. 7 ^.

avec ce chiffon jusqu’à parfait éclaircissement du métal, ensuite on prend un morceau de flanelle propre et on frotte de nouveau, pour qu’il ne reste aucune trace huileuse sur l’objet nettoyé.

Les cuivres entretenus par ce procédé sont plus brillants, au bout de huit jours, qu’ils ne le seraient trois jours après un frottage au tripoli ou à l’eau de cuivre.

Les théières, lampes, chandeliers de cuisine en nickel ou en métal blanc, doivent être frottés avec du blanc d’Espagne mélangé d’une faible dose d’alcool blanc ou d’eau et séchés avec un chiffon de laine. On vend également, chez les marchands de couleurs, des poudres spéciales pour le métal blanc; ces poudres sont toutes à base crayeuse, mélangée d’autres substances plus ou moins caustiques. L’avantage de ces produits spéciaux est surtout dans la finesse de la poudre, condition importante pour éviter les rayures sur l’objet frotté.

Ce sont là les principaux systèmes de nettoyages des ustensiles de cuisine; tous sont bons, mais ce n’est que par des essais raisonnés qu’on peut en adopter un définitivement.

Mme Seignobos.

Brou de noix. — Prenez 80 noix qui soient asse ^ peu formées pour pouvoir y passer une épingle , ce qui peut se faire dans les derniers jours de juin. Pliez les noix et faiiesles infuser pendant 2 mois dans 4 litres de boiuie eau-de-vie. Égoutte^-les dans un tamis, mettes dans la liqueur 1 kilogramme de sucre, laissez encore reposer 3 mois et filtreq.

Autre recette. — Les noix vertes ou jeunes cerneaux peuvent être cueillies du 2 5 juin au 10 juillet , le bois de lacoquille n'étant pas encore formé à ce moment.

Pilez j 600 grammes de ces jeunes cerneaux et faites-les macérer dans 3 litres de bon trois-six. Il faut bien boucher le vase pour que l’esprit ne s’évapore pas; il n’est pas utile de l’exposer au soleil, cela sera tout aussi bien à la cave .

Au bout de 3 mois, décante^-le clair et mettes sur lesnoix 1 litre d’eau. Laissez macérer pendant une huitaine de jours; alors pressez les noix et mêlez l’eau à l’eau-de-vie. Ajoutez lo grammes de clous de girofle et autant de cannelle,

1 petit verre d’alcoolature d’écorce d'oranges. Laissez encoreinfuser pendant 8 jours , puis , après avoir décanté, ajouteq-y j litre de sirop simple et 1 litre d’eau. Mélangez bien le tout, et complétez g litres avec eau ou sirop, selon votre goût.

Cette liqueur est très stomachique et digestive.

Cerneaux au verjus. — Prenez 5 o cerneaux que vous égouttez bien et que vous, rangea dans un compotier.

Arrose^-les de 1 demi-décilitre de jus de verjus , que vous obtiendrez en pilant une grappe de verjus et en la passant ensuite avec pression à travers un linge blanc. Ajoutez 3 o grammes de gros sel et 2 prises de poivre. Les cerneaux se préparent 5 munîtes avant de servir.

Noix confites. —* Prenez des noix vertes dont l'amande soit encore en moelle, pelez-les légèrement et jetez-les à mesure dans une bassine d'eau froide. Faites-les bouillir jusqu’à ce que Von puisse passer une épingle au travers ; retirez-les du feu, jetez-les dans l'eau froide et faites-les égoutter ensuite. Posez l es noix dans une terrine, faites du sirop à 2g degrés, versez-le bouillant sur les noix, laissez reposer 24 heures. Faites la même opération le sirop venu à 32 degrés, reposez 24 heures et versez encore le sirop parvenu à 33 degrés. Etant reposées encore 48 heures, mettez les noix en pots dans leur sirop ou faites-les sécher en lieu chaud sur des claies ou des grillages pour les conserver en boites ou pour les mettre à l’eau-de-vie.

Pour faire le sirop de sucre, prêtiez 3 livres de sucre blanc en pains que vous cassez en morceaux et que vous mettez sur le feu en y ajoutant 1 litre d’eau. Dès qu’il bout, versez-y un peu d’eau fraîche, assez pour arrêter l'ébullition. Retirez du feu 1 minute, remcttez-le pour qu’il fasse un bouillon, ècumez, passez à travers un linge mouillé.

Avant de le retirer du feu, on s'assure du degré au moyen du pèse-sirop, et si on le veut plus épais on laisse réduire davantage.

Rouleaux de noix. —Mélangez sur le tour 5 00 grammes de sucre en poudre, 8 œufs, ig2 grammes de beurre frais que vous avez frit un peu fondre préalablement, 1 demi-livre de noix que vous avez sorties de leur coque et pilées, et de la farine jusqu'à ce que la pâte soit assez ferme pour être roulée. Formcz-en de petits boudins que vous faites frire dans du beurre clarifié, et que vous laissez égoutter sur du papier bu vard ou du papier gris.

(A suivre.j

Nos Conseils

NETTOYAGES D'INTÉRIEUR {Suite)

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