POUR ORNER LA MAISON
A/T EU BLE étagère (fig. 3 i). — Ce genre de meuble est à la
fois joli et pratique. Il peut se placer sur une petite table adossée au mur, sur une grande table-bureau, par terre s’il est de dimensions assez grandes, etc.
Le modèle que nous reproduisons mesurait environ 45 centimètres de largeur et 22 centimètres de profondeur sur 60 à 65 centimètres de hauteur totale.
Les tablettes étaient recouvertes avec une étoffe brochée d’or, d’argent et de soies de couleurs neutres, les montants garnis de peluche de soie vert-mousse clair; un galon d'or ancien était posé à plat, sur l’épaisseur du bois.
L’étagère, ainsi faite, constitue un meuble de luxe et coûte 70 francs.
Ce prix de revient sera diminué de beaucoup si l’on ne tient pas à la rareté des étoffes ou si l’on utilise celles qu’on peut posséder.
La combinaison la plus économique serait d’adopter le genre anglais, c’est-à-dire de laquer les montants et le dessous de chaque tablette avec du vernis Aspinall, blanc, vert- Nil, rose pâle, bleu tendre, etc., et de recouvrir seulement le dessus avec une jolie cretonne ou avec un des nouveaux velours anglais imprimés; la cretonne coûtera de 2 à 8 francs le mètre en 80 centimètres de large ; le velours vaut de 9 à 12 francs en 80 centimètres. — On pourrait aussi se procurer un petit coupon de soie et de la peluche pour imiter notre modèle; on prendrait alors un galon d’or ancien, dont le prix moyen est de 5 o centimes le mètre, pour la garniture.
Dans tous les cas, il faudra d’abord faire exécuter la monture par un bon menuisier, ou l’acheter toute faite.
Cette monture sera choisie ou commandée avec montants en bois dur ; son prix variera de 10 francs à 20 francs suivant les dimensions qu’on voudra donner à l’étagère. Les montants qui supportent les deux petites tablettes et celle du milieu pourront être pris mobiles; de la sorte on ne sera pas obligée d’entailler l’étoffe pour recouvrir chaque tablette, ce qui rendra le travail plus facile. (Les deux grands montants principaux seront fixes.)
La première tablette du bas, plus grande que toutes les autres, est cintrée et com>e.,ve sur ses bords; la petite de dessus est, au contraire, concave sur son bord droit. La quatrième, celle du haut, est à la fois convexe et concave ; la troisième, seule, est plane.
Une étagère de mêmes dimensions que notre modèle, exécutée à l’anglaise, nécessitera les fournitures suivantes :
1 boîte de vernis Aspinall à 1 fr. 5 o;
60 centimètres de cretonne ou de velours imprimé, en 80 centimètres de large;
60 centimètres de petit molleton très léger, à environ 1 franc le mètre ;
6 mètres de galon fantaisie ou assorti à la nuance du vernis Aspinall, large de 2 à 3 centimètres suivant l’épaisseur du bois des tablettes, et coûtant environ 5 o centimes le mètre.
Nos lectrices devront d’abord passer une légère couche de vernis Aspinall sur les montants (qui seront déplacés au préalable) et sur le dessous de chaque tablette ; laisser sécher naturellement et recommencer, de vingt-quatre heures en vingt-quatre heures, jusqu’à ce que le bois présente bien l’aspect des meubles laqués.
On taillera ensuite les morceaux d molleton et de tissu nécessaires pour recouvrir les quatre tablettes, en ayant soin de laisser 2 centimètres en plus de chaque côté. Puis, prenant le molleton, on le tendra avec beaucoup de soin et le fixera tout autour, à l’aide de petits clous dits semence , enfoncés dans l’épaisseur du bois des tablettes. — Le tissu choisi, velours ou cretonne, sera tendu ensuite et fixé de même avec de la semence de tapissier; de petites pointes conviendraient aussi à la rigueur, mais la tête plate et relativement large des clous semence maintiendra mieux l’étoffe.
Quand les quatre tablettes seront recouvertes d’étoffe, nos tapissiers amateurs « emboîteront » les montants déplacés plus haut et les fixeront définitivement en enfonçant une petite vis dans la tablette de dessous, au point correspondant avec le montant. «La place de chaque vis devra d’ailleurs être préparée à l’avance, dans la tablette, avec une petite vrille, parie menuisier ou par la personne qui recouvre la table.)
Le léger dégât que l’entrée de la vis pourra causer quand même sera réparé avec une couche de vernis Aspinall.
Il n’y aura plus qu’à poser le galon qui cachera le bord des étoffes, en employant cette fois de petites pointes à tête dorée enfoncées de 4 en 4 centimètres.
Fig. 40. —-
(Voir la
Explication des Ouvrages
PROCHE (fig. 27). — Celte broche porte-montre, faite d’un serpent enroulé en métal doré avec œil en strass, coûte 6 fr. 5o.
1DROCHE (fig. 29Ï. — Cette broche damasquinée, de forme ronde, légèrement bombée, avec fleurs de lis incrustées, coûte 5 francs.
pORTE-BROSSES au point de croix, sur drap perforé ou canevas de Java (fig. 3 o, 3 q et 40). — Nous recommandons a nos lectrices ce porte-brosses, travail simple et facile à exécuter qui sera très commode à placer dans une chambre ou un cabinet de toilette, pour y ranger les brosses; on peut le faire entièrement soi-même : les matériaux nécessaires à son exécution sont peu coûteux, et cet objet pourra être offert comme cadeau élégant et utile à la fois.
Tel que le représente la figure 3 o, ce porte-brosses se compose de quatre parties, dos, côtés, devant et fond.
Parlons d’abord du dos, partie principale destinée à supporter les autres, et qui sera appuyée contre la muraille. Pour le préparer, nous prendrons une feuille de carton un peu ferme, nous y couperons une hauteur de 24 centimètres, sur 17 de large; nous formerons une pointe en biaisant dans le haut, à partir du milieu du bord supérieur, sur une longucur.de 12 centimètres de chaqde côté; cela fait, nous taillerons exactement sur les mêmes dimensions un morceau de canevas Java ou de drap perforé; et après l’avoir brodé, soit en laine de Hambourg, soit en soie d’Alger, d’après le dessin que nous indiquons figure 3q nous le faufilerons sur un des côtés du carton.
L’autre côté sera recouvert de satinette, et nous assemblerons le tout : étoffe, carton et doublure, par un point de surjet assez serré.
Pour les côtés nous couperons deux morceaux de carton de 19 centimètres de longueur chacun, sur 9 de large, puis nous* attacherons l'un et l’autre de ces côtés au dos déjà préparé, à droite et à gauche; nous taillerons alors un autre morceau de carton haut de 19 centimètres, et lar<m de 18 pour le devant, que nous fixerons, aux côtés toujours au moyen de points de surjet.
Le, porte-brosses se trouve ainsi construit, il faut maintenant le tendre intérieurement, et cela avant d’y mettre le fond pour que la besogne soit plus facile.
Pour la doublure, nous prendrons une belle satinette, que nous coudrons sur la partie extérieure de l’ouverture du porte-brosses, ayant soin de laisser un assez large rempli qui se trouvera dissimulé par la broderie.
Une fois la doublure attachée dans le haut, tout autour de l’ouverture; nous tendrons autant que possible, puis nous assujettirons la doublure par un faufilé dans le bas et nous placerons le fond.
Broderie du devant du porte-brosses fig. 3 o.
broderie du dos fig. 40 et la description p. 416, col. 2.)
Celui-ci sera formé d’une petite bande de carton de 18 centimètres de long sur 8 de large; après l'avoir doublé de satinette dessus et dessous, nous le fixerons par un surjet qui le réunira à la fois au dos, aux côtés et au devant du porte-brosses. Il ne restera plus alors qu’à placer la bande de broderie que l’on aura exécutée sur un morceau de drap ou de canevas de 36 centimètres de long sur 19 de haut; la figure 40 montre le dessin de cette broderie. Nous fixerons la bande ainsi brodée sur le rempli de la doublure sans traverser; les points peuventêtre assez larges, car ils se trouveront dissimulés sous un galon. La bande ainsi fixée tout autour de l’ouverture sera cousue de chaque côté au dos du porte-brosses; le bas de la bande sera attaché par quelques points, et l'ouvrage sera complètement terminé.
On n’aura plus alors qu’à garnir le bord extérieur de l’ouverture avec un galon de 1 centimètre de large; cela cachera au besoin les points s’ils ne sont pas très réguliers.
Pour pouvoir suspendre ensuite cet objet au mur nous coudrons derrière le dos, à la pointe, un petit anneau qui sera dissimulé par un chou ou un nœud de satin de 2 à 3 centimètres de large; 90 centimètres de ruban suffiront pour ce nœud qui sera assorti aux nuances des laines, ou des soies employées dans la broderie.
pELOTE (fig. 32 '. — Ce travail s'exécute en soie de Chine
* sur satin ancien, fil et soie, jaune-ambre; les petites feuilles noires seront brodées au point de remplissage en soie gris-violet foncé, les pétales des fleurs en soie vert-céladon et les palmettes plus claires, au plumetis légèrement bourré en soie jaune clair éteint. Le cœur de la fleur sera brodé au centre en points noués jaune, entourés d’un cercle de soie gris-violet foncé. Ce cercle de soie est serti d'un rang de points noués en soie jaune d'où partent des points lancés en soie violet éteint, formant un second cercle. La gamme de tons que nous donnons ici peut être modifiée seïon l’ameublement de la pièce à laquelle la pelote est destinée, yvi PISSERIE pour bandeau de cheminée (fig. 33 ). — Cette
* bande s'exécute au point de tapisserie en soie ou en laine, avec les nuances que nous indiquons dans la légende. Notre modèle était placé entre deux bandes de même étoffe que celle employée pour le dessus delà cheminée : drap, peluche,etc.
La tapisserie aura cependant la hauteur d’un bandeau de cheminée non bordé d’étoft'e, si on l'exécute sur du canevas un peu plus gros.
DA VETTE au feston et au plumetis (fig. 28]. — Cette bavette bordée de dents festonnées (voir la planche de patrons de ce numéro) et semée de fleurettes semblables à la figure 28 est très vite exécutée etproduit un effet charmant. On peut la broder de differentes façons, soit en coton blanc, soit en coton bleu ombré, marque Cartier-Bresson : les fleurettes se trouvent ainsi nuancées, sans qu’il soit besoin de changer les aiguillées de coton. Lorsque le travail est terminé, on découpe les bords autour du feston avec des ciseaux bien coupants. DAVETTE en broderie Renaissance (fig. 36 ). — Cette bavette d’un dessin joli et très léger se fait en broderie Renaissance sur un morceau de toile fine.
On trouvera sur la planche de patrons tracés de ce nu-
méro le dessin de cette 1
PROCHE (fig. 37). — Cette broche en métal viei coûte 4 fr. 5 o.
avette, à grandeur d’exécution.
argent
UPE-PA PIE R (fiç. 38 ). — Ce coupe-papier en métal ^ doré, avec manche en métal oxydé gris foncé, dessin filigrane doré, coûteS fr. 5 o.
Figure 2.
Fig. 41. — Autre aspect des toilettes.
Figure 3 . Figure 5 . Figure 6.
Figure
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