‹ La Mode Pratique 3:(9) 65-72Chapitre 10 sur 10 · DR O · texte numérisé non relu

DR O

; pois 6 .

B Noir. gg Rouge foncé.

A oir I ensemble fig. 35 et la description p. 71, col. 2.)

Rouge clair.

ïRISE-BISEe n tapisserie (fig. 27 et 35 ).

— Le dessin de cette tapisserie, tiré d’une ancienne frise égyptienne, peut être employé pour brise-bise ou bordure de tapis de table.

La broderie se fait au point de croix avec les nuances de soie ou de laine indiquées dans la légende. Le point de croix se fait en un aller et en un retour ; dans l’aller on lance le fil obliquement de droite à gauche dans le retour on lance le fil aussi obliquement, mais de gauche à droite; la broderie terminée et le brise-bise

Fig. 33. — Pharmacie de voyage ouverte, COMPOSITION DE Mlle Warken,

I er PRIX DE NOTRE GRAND CONCOURS.

bien d'aplomb , bâtie et prise sous la seconde bande — on devait faire tout de suite la couture piquée de

soient visibles qu’à l’intérieur du sac.

Cette première poche faite et posée, on

prix de i ooo francs; nous reproduirons dans de prochains numéros les objets qui nous ont semblé les plus intéressants parmi les autres envois.

Nous commencerons par décrire le principal accessoire destiné à contenir les autres, le sac de voyage représenté par la figure 2 1.

Ce sac, plus léger, plus joli d’aspect et beaucoup plus pratique — grâce aux poches dont il est pourvu — que les valises ordinaires achetées toutes faites, sera d’un prix de revient peu élevé.

Il était fait en coutil de fil écrue, bordé d’une tresse de laine grenat et soutaché d’un étroit lacet de soie, également de nuance grenat. On pourra, naturellement, l’exécuter en coutil ou en toile de teinte plus foncée : bleu-marine, par exemple, avec garnitures rouges ou écrucs; marron avec garnitures beige, etc.

Les dimensions de notre modèle étaient les suivantes:

60 centimètres de longueur (mesure prise dans le sens du parapluie que l’on voit sur le dessin);

3o centimètres de hauteur et 26 centimètres de largeur (mesure prise sur le côté et à Vintérieur du sac, car la poche dont on voit le profil sur le dessin ne permet pas de prendre exactement ces mesures à l’extérieur) ;

85 à 90 centimètres de tour (mesure prise parallèlement aux bandes terrant lieu de courroies).

On augmentera ou on diminuera ces dimensions s'il y a lieu.

Il faudra pour exécuter le sac d’après les mesures que nous avons indiquées :

1 m. 40 de coutil en 1 m. 40 de large;

i5 mètres de tresse de laine (il sera bon de faire tremper cette tresse plusieurs heures dans de l’eau tiède avant de l’employer; on évitera ainsi qu’elle ne rétrécisse à l’air ou 11e décharge si le sac se trouvait mouillé plus tard. On pourrait aussi la remplacer par un ruban de fil);

Une ou plusieurs pièces de lacet de soie, suivant que le

puis on appliquera la poche sur le morceau qui forme le sac, en ayant soin de la placer bien au milieu de la largeur et à 6 centimètres du bord.

Le haut du rabat sera bâti solidement avec le bord de la bande formant le corps du sac.

Les côtés et le bas de l’intérieur de la poche seront rcmpliés, bâtis, puis cousus en dessous de façon que les points ne soient visibles

prendre au premier abord, mais deviendra clair lorsqu’on aura les morceaux d’étofic en main. La difficulté de l'explication provient des deux bandes de i 5 centimètres que l’on doit joindre au fond du sac; il ne faudra pourtant pas renoncer à ces deux bandes, car, sans elles, le sac serait tiré, distendu, lorsqu’on le porterait à la main.

Nous avons dit que —* la tète des courroies une fois posée

risr» sniK ln hanrle

IMG. ^ 5 . — BRISE-BISE en TAPISSERIE. (Voir le détail fîg. 27, et la description p. 71, col. 2.)

ce qu’on y « aura la main » pour faire et poser celles des côtés. Les deux morceaux dont chacune d’elles se compose, seront arrondis dans le bas et un peu sur les côtés. On fera pour le haut et pour le bas un pli de chaque côté afin de diminuer la largeur et d’augmenter l’ampleur de la poche; on bordera après cela, d’abord les ouvertures de la poche, puisses contours extérieurs, avec une tresse posée à dessin soutaché sera plus ou moins léger. Celui de notre cheval, et on fixera chaque poche sur chaque morceau formodèle représentait une guirlande de fleurs de chardon ; il mant le côté du sac, par une solide piqûre traversant le sera facile de le composer soi-méme si l’on sait un peu des- galon, l’étoffe de la poche et celle du côté du sac.

sincr. Au cas contraire, on pourra le remplacer par une simple bordure au point de croix, faite avec l'aide d’étamine ou

Les contours du morceau formant le côté du sac devront alors dépasser ceux de la poche de 3 bons centimètres.

Figures i et 2.

Fig. 3q. — Autre aspect des toilettes.

Figure 7. Figure g. Figure 10.

Figure 12.

de fin canevas appliqués sur le coutil, ou encore renoncer à toute décoration;

5o centimètres de grosse corde pour faire les deux poignées du sac;

Trois gros boutons, à monture métallique, recouverts de toile écrue;

Six fermoirs nickelés à ressort-charnière, comme ceux qui ferment certains porte-monnaies forme officier.

1 mètre de petite ganse de soie pour la fermeture de la bande à soufflets dans laquelle est passé le parapluie.

Les matériaux réunis, on commencera par prendre pour le corps du sac une bande de coutil taillée droit fil de tous les côtés; on donnera à cette bande 60 bons centimètres de largeur et 85 centimètres de hauteur. On taillera ensuite deux petites bandes larges chacune de 60 centimètres, mais hautes seulement de i 5 centimètres.

Puis on préparera pour former de chaque côté du sac, une sorte de rond irrégulier auquel on donnera 3 o centimètres de diamètre dans le sens de la hauteur et 26 seulement dans celui de la largeur.

Après cela, on s’occupera des poches; celle du devant, ornée de soutaché et des initiales de la concurrente, a pour le rabat de dessus 23 centimètres de large sur 27 centimètres de haut. Le morceau qui forme l'intérieur de la poche a 32 centimètres de large sur 24 centimètres de haut.

Chaque poche de côté a, non une forme rectangulaire comme celle de devant, mais à peu près une forme ronde, afin de bien s’accorder avec la sorte de circonférence sur laquelle elle est appliquée. L e rabat de dessus ne descend pas non plus, comme celui de la poche de devant, jusqu’au bas de l’intérieur de la poche; il ne recouvre le haut de celui-ci que de 3 centimètres. Uintérieur de la poche devra avoir 3o centimètres de large sur 18 de haut; le rabat , 26 centimètres de large sur 12 de haut. Les deux poches de côté seront taillées d’après les mêmes dimensions.

Les poches taillées, on procédera aussitôt à la confection de celle du devant; le rabat de dessus sera soutaché s’il y a lieu, mais devra, en tout cas, être brodé ou marqué au chiffre de sa propriétaire.

On bordera le bas et les côtés avec la tresse plate posée à cheval, bâtie d’abord et piquée ensuite à la main ou à la mécanique, avec un fil assorti solide.

Le morceau qui forme l’intérieur de la poche sera creusé dans le haut et bordé d’une tresse posée à cheval, afin qu’on puisse introduire facilement la main quand la poche sera posée sur le sac. On fera aussi dans le bas de ce même morceau le rempli de chaque angle pour donner de l’ampleur à la poche et pour utiliser le surplus de largeur. (Le rabat de dessus a, en effet, 7 centimètres de largeur en moins.)

On fixera deux fermoirs à la place indiquée sur le dessin.

Les trois poches posées, on s’occupera de préparer les bandes de coutil qui tiennent lieu de courroies.

On prendra pour cela quatre bandes d’étoffe longues d’un mètre, et larges de 6 centimètres. On les assemblera deux par deux par des points de bâti et on en arrondira une des extrémités; puis on les bordera, comme toutes les autres parties du sac, avec une tresse posée à cheval.

On reviendra alors au corps du sac; nous l’avons laissé garni seulement de la poche de devant posée, au milieu de la largeur, à 6 centimètres du bord.

On taillera une bande large de 60 centimètres (comme le corps du sac) et haute de i 5 ; cette bande sera réunie avec le corps du sac par une couture à points de piqûre, pliée à 3 centimètres de cette couture, et rabattue sur elle-même de manière à venir rejoindre et cacher le haut non bordé du rabat de la poche de devant. Les remplis de cette bande seront naturellement faits de manière à se trouver invisibles. La première couture qui réunit la bande avec le corps du sac devra être ouverte et repassée écartée.

On ouvrira, à 2 centimètres du bord de la bande ajoutée en dernier lieu, trois boutonnières distantes entre elles de i 3 centimètres chacune.

Puis on ajoutera une seconde même bande sur l'autre côté du corps du sac; celui-ci se trouvera de la sorte augmenté de 6 centimètres dans le sens de la hauteur, puisque chaque bande est pliée à 3 centimètres de la couture de réunion.

On posera, avant de rabattre, de remplier et de piquer la seconde bande, l’extrémité non arrondie de chaque courroie à la hauteur de la couture de réunion;

6 centimètres de cette courroie se trouveront donc pris sous la bande lorsque celle-ci sera rabattue et piquée.

Dans le sens de la largeur du sac , chaque courroie sera posée à 10 centimètres du bord des côtés. Oh remarquera aussi que les courroies ferment, non du

cette bande. Dès que cette couture sera faite, on finira de fixer les courroies, d’abord en les bâtissant, puis en les piquant solidement à partir de la tète cachée sous la bande jusque parallèlement au haut de la poche de devant; arrivé là, on les piquera en travers pour bien les consolider. La piqûre en longueur se fera tout à côté de la première piqûre faite pour fixer la tresse qui borde les courroies.

Le sac commencera à prendre tournure surtout lorsqu’on aura posé, à 3 grands centimètres du bord de la seconde bande et vis-à-vis des boutonnières déjà faites, les boutons nécessaires pour la fermeture.

11 faudra pourtant encore préparer et poser fes bandes à soufflets dans lesquelles on passera plus tard les parapluies ou les ombrelles. Il y a deux bandes; chacune sera préparée avec un morceau d’étoffe large de 20 grands centimètres et long de 56 à 57 centimètres. Ce morceau sera soutaché ou brodé suivant le genre de garniture adopté pour le sac; au milieu, sur une largeur de 4 centimètres et dans toute la longueur, ensuite on le bordera d’une tresse posée à cheval.

Quand le morceau sera entièrement bordé, on le pliera en plaçant les 4 centimètres soutachés dessus et en s’arrangeant de manière qu’il n’ait plus que 5 centimètres de largeur totale (au lieu de 20). On bâtira, on repassera les plis faits et on appliquera la bande à soufflets ainsi obtenue, dans le sens de la longueur du sac, entre le bord boutonné au préalable et la place où l’on posera ensuite la poignée.

On fera de chaque côté une piqûre traversant aussi le corps du sac. Les extrémités de la bande à soufflets seront naturellement laissées ouvertes pour que l'on puisse introduire les parapluies; les plis formant soufflets seront maintenus par une ganse de soie traversant l’étotfe de dessous, ramenée dessus et nouée ensuite pour serrer à volonté.

On préparera une seconde bande et on la posera de même en laissant toujours le sac boutonné afin de bien se rendre compte de ce que l’on fera.

SlMONNF.

(A suivre.).

Fig. 36. — Se rapportant a la coupe des toilettes décrites.

côté de la poche de devant mais de l'au- Iljbe d ' en f ant en nansouk (lig. 16 du numéro 7). — Coupe n° 1 : devant composé d'entre-deux et de tre Côté, OÙ il y a, à la place de la poche, toouweline plissée; indication de la bande qu'on enlève dans le bas du patron - coupe n» a : hau- : r J , \ f , r ■ teur du le de mousseline formant les phs du devant : coupe n° 3 r entre-deux de brode rie du Jcv -it

un motif soutaché analogue a celui que et petits plis . coupe „. 4 : dcvant enUèrenaerat terminé; coupe o» 3 : hauteur du lé de mousse), e

formant les plis du dos; coupe n° 6 : bande enlevée au dos dans le bas du patron; coupe n° 7 : manière de placer le patron du dos sur la mousseline plisséc.

l’on voit sur le dessin.

Tout cela est assez difficile à com¬

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