ARACHNOÏDE
Vara^hnoU., mterposée enlre la dure-mère et la f "■"^«l f J^rséTeuseT séreuse e„cép».ato-.«*«a«). qui, eomme /'3;'," , ;
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Fig. 30. — Schéma des rapports des méninges et des nerfs rachidiens (coupe frontale).
1, moelle êpinière ; 2, pédicule des vertèbres ; 3, 4, dure-mère; 5, arachnoïde pariétale ; C, cavité intra-arachnoîdienne ; 7, arachnoïde viscérale; 8, névrilemme; 9, nerf rachidien; 10, piemère ; 11, espace sous-arachnoïdien ou sus-pial; 12, ganglion rachidien .
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revêtues par le feuillet viscéral jusqu'au moment où elles arrivent à la face interne de la dure-mère (lig. 30, 36 et 37).
Quelques auteurs (Batty-Tuke, etc.), considèrent l'arachnoïde comme un feuillet de la piemère qu'ils décrivent sous le nom de méninge molle. De fait, le feuillet viscéral de l'arachnoïde, le seul qui soit admis en général par les Anglais et les Allemands, ne se comporte pas tout à fait comme le feuillet homologue des autres séreuses, puisqu'il n'adhère point directement aux parties qu'il recouvre.
Le feuillet pariétal est considéré par beaucoup d'anatomistes comme un simple revêtement épithélial qui tapisse la face interne de la duremère. Mais les coupes microscopiques montrent que cet épithélium est supporté par un feuillet propre, distinct par sa structure de la duremère à laquelle il est intimement accolé, et formé d'un entrecroisement de libres lamineuses entremêlées de réseaux de fibres élastiques (Ch. Robin et Cadiat).
Ce feuillet, tapissant exactement la surface intérieure de la dure-mère dans toute son étendue, aussi bien dans le crâne que dans le rachis, il n'y a pas lieu d'imiter les auteurs qui le décrivent isolément dans la boîte crânienne et dans le canal vertébral. Le feuillet pariétal de l'arachnoïde est un; il se continue sans interruption du canal rachidien dans la cavité céphalique, en suivant dans tout son parcours la face profonde de la dure-mère (2 et 11, fig. 31).
Le feuillet viscéral de l'arachnoïde, au contraire, constituant une véritable membrane autonome, mince et transparente, et présentant des dispositions diflérentes autour de l'encéphale et autour de la moelle (4, 13, lig. 31), mérite une description spéciale dans le crâne et dans le rachis.
§• I. — Arachnoïde crânienne (feuillet viscéral .
Le feuillet viscéral de l'arachnoïde crânienne est une membrane très mince qu'on a com-
Fig. 31. - Schéma des centres norveux et do leurs enveloppes (vue latérale).
R. scissure de Rolande; S, scissure lie Sylvius; G, scissure occipitale:
1. dure-mère crânienne et 10, duremère rachidienne ; 2. arachnoïde pariétale crAnienne. et 11, arachnoïde pariétale rachidienne ; 3 et 12, cavité intra-arachnoïdienne ; i, arachnoïde viscérale crânienne, et 13, araclinoïde viscérale rachidienne : 8, pie-môre crânienne, et 14. pie-mère rachidienne; 6, surface du cerveau : 7. conlluenl sous arachnoïdien supérieur; 8, confluent postérieur ; 9, anneau occipital ; 15. espace sous-arachnoïdien au niveau du rachis ; 16, moelle épinière ; 17, ligament coccygien contenant le fil terminal : 18. confluent basilaire ; 10. confluent central ou inférieur ; 20, confluent latéral.
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parée à une loile d'araignée, adhérant à la pie-mère par des Iractus de tissu conjonctif.
Sur toute l'étendue du cerveau, ce feuillet passe en pont au-dessus de tous les sillons et de toutes les anfractuosités, c'est-à-dire qu'il ne s'enfonce pas dans les sillons qui limitent les circonvolutions >omme le fait la pie-mère. II n'y a d'exception à cette loi qu'au niveau de la grande scissure interiiémispiiérique dans laquelle descend la faux du cerveau. Là, le feuillet viscéral de l'arachnoïde après avoir tapissé la convexité de l'un des hémisphères, s'enfonce dans la scissure médiane, glisse au-dessous du bord inférieur de la faux du cerveau, se relève, et continuant son chemin, va tapisser la convexité de l'autre hémisphère cérébral.
Fig. 32. — Confluents de Magendie.
1 1 corps calleux; 2. septum lucidum : 3, trigone cérébral; 4, fente de Bichat ou scissure "choroïdienne ; 5, toile choroldienne du 3" ventricule ; 6, couche optique ; 7. aqueduc de Sylvius • 8, valvule de Vieussens ; 9, voûte du 4' ventricule ; 10. trou de Magendie: 11. quatrième ventricule ; 12, olive in bulbe ; 13, moelle épinière ; 14. canal central de la moelle ; 15 confluent antérieur ;, 16, confluent pituitaire ; 17, confluent inférieur ; 18. confluent basilaire; 19. confluent postérieur et inférieur; 20, confluent postérieur et supérieur.
Ce feuillet passe directement du cerveau sur le cervelet, sans pénétrer dans la grande fente de Bichat, et en formant à ce niveau un espace, appelé espace sous-arachnoïdien ou confluent postèro-supérieur (20, fig. 32). - Il passe du cervelet sur le bulbe, en voilant l'entrée du quatrième ventricule, et en formant à ce niveau un nouvel et vaste espace sous-arachnoïdien, espace ou confluent postérieur (19, lig. 32), formé par la réflexion de la membrane qui après avoir tapissé la face inférieure du cervelet, se réfléchit sur le bulbe.
Au niveau de la base de l'encéphale, ce feuillet se conduit d'une façon identique; c'est-à-dire qu'il passe comme une jetée d'une circonvolution a l'autre, transformant ainsi en un canal prismatique et triangulaire le sillon qui sépare deux circonvolutions voisines ou en espaces plus ou moins irreguliers les anfractuosités qu'on observe à la base du cerveau. - Ces ainsi qu'il convertit la scissure de Sylvius en un large confluent atcral
(20 lig. 31) ; qu'en passant d'un hémisphère à l'autre au niveau du bec du corps calleux il donne lieu au confluent antérieur (Ul, lîg. 32); - qu après avoir
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recouvert le chiasma des nerfs optiques et avoir envoyé une gaine autour de la tiiïe pituilaire, il passe sur la protubérance annulaire, en transformant l'espace interpédonculairc en une sorte de cavité, coniluent central (17, fig. 32),
— tous espaces où vient s'amasser le liquide céphalo-rachidien.
Dans son trajet, l'arachnoïde rencontre les nerfs qui sortent de l'encéphale et les vaisseaux qui. y arrivent ou en sortent; elle forme à chacun d'eux une gaine infundibuliforme qui les accompagne jusqu'au moment où ils traversent la dure-mère ; .dans ce point, elle les abandonne et se réfléchit sur la face interne de la dure-mère pour former l'arachnoïde pariétale. — Ces gaines sont assez courtes, et il n'y a qu'une très légère invagination de la séreuse dans le conduit flbreux ou ostéo-fibreux de chaque nerf. Il n'y a d'exception à cette règle, comme l'a surtout bien fait remarquer notre éminent collègue et cher maître Farabeuf que pour les nerfs facial et acoustique, qui sont accompagnés par un 'long manchon séreux qui s'étend jusqu'au fond du conduit auditif interne et contient du liquide céphalo-rachidien (1).
Au niveau où l'arachnoïde rencontre la veine de Galien, elle forme autour d'elle un repli circulaire, une gaine, qui se continue avec le feuillet viscéral de l'arachnoïde vers le milieu de la grande fente cérébrale, et avec le feuillet pariétal à l'extrémité antérieure du sinus droit où va se jeter la veine de Galien. C'est cette gaine séreuse que l'on déchire fatalement en enlevant l'encéphale, qui fut considérée par Bichat, puis par L. Hirgh- FELD, comme étant un canal arachnoïdien qui aurait fait communiquer la cavité arachnoïdienne avec les ventricules du cerveau. — Or, ce canal est artificiel et n'existe pas avant la déchirure de la gaine de la veine de Galien.
L'arachnoïde viscérale est séparée de la pie-mère par un tissu cellulaire lâche excessivement délié; ce tissu, presque séreux, ne s'infiltre jamais de graisse, mais au niveau de la base du cerveau, dans l'aire de l'hexagone de Willis en particulier, il devient plus dense et prend l'aspect fibroïde.
— C'est là le tissu cellulaire sous-arachnoïdien, que Gelez a décrit sous le nom de séreuse sous-arachnoîdienne.
§ II. — Arachnoïde rachidienne (feuillet viscéral).
L'arachnoïde spinale ou rachidienne est séparée de la pie-mère par un espace assez large, de telle façon qu'il y a entre elle et la moelle immédiatement recouverte par la pic-nièrc, un large canal circulaire sous-arachnoïdien qui est occupé par le liquide céphalo-racliidien (7, lig. 36). En se prolongeant autour des nerfs de la queue de cheval, le feuillet viscéral de l'arachnoïde spinale forme une grosse ampoule où peut s'accumuler le même liquide.
l'orlnio^ îinli'.rf''' disposition qu'on a attrihué la cause des écoulements séreux par orei le dans les fractures transversales du rocher. La gaine rupturoe, laisserait échapper soùsSchnôïdlen! °" l'analyse chimique a montré toute l'analogie avec le liquidé
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11 enveloppe tous les iraclus fibreux, tous les vaisseaux qui se portent de la pic-mère à la dure-mère; il lapisse les ligaments dentelés et le ligament coccygien, et se continue à la face interne de la dure-mère avec le feuillet pariétal. Au niveau des racines des nerfs rachidiens, il forme, une gaine intundibuliforme à ces racines qu'il accompagne jusqu'au point où elles traversent la dure-mère. Là, il se continue encore avec le feuillet pariétal. De la sorte, est établie la continuité entre le feuillet pariétal et le feuillet viscéral de l'arachnoïde (Voy. l\g. 30 et 37).
L'espace compris entre les deux feuillets' de l'arachnoïde forme la cavité arachnoïdienne (6, Gg. 30). Cette cavité, — cavité subdurale des Allemands et des Anglais, parce qu'ils ne considèrent pas l'arachnoïde de la même façon que nous et se refusent à en faire une séreuse ordinaire à deux feuillets, — ne renferme aucun liquide à l'état normal, malgré que HiTzrrc y ait reconnu l'existence d'un peu de sérosité chez le chien vivant; sa surface, recouverte d'épithelium, est seulement humide et tapissée d'une légère couche de sérosité onctueuseï destinée à faciliter les mouvements des deux feuillets l'un sur l'autre.
Les auteurs allemands pensent que l'espace capillaire subdural communique, au moins chez le lapin et le chien, avec les vaisseaux et les ganglions lymphatiques profonds du cou, avec les gaines lymphatiques des nerfs, les vaisseaux lymphatiques de la piluitaire et enfin avec les sinus delà dure-mère par les villositcs arachnoïdiennes ou glandes de Pacchioni.
L'espace situé entre l'arachnoïde et la pie-mère porte le nom d!espace sous-arachnoidim ou sus-jnal (7, fig. 36 et 3, fig. 37). C'est lui qui contient le liquide céphalo-rachidien. Mais il faut retenir que la, cavité intra-arachnoïdienne n'est pas libre comme celle de la plèvre ou du péritoine, mais qu'elle est cloisonnée par une série de ponticules qui la traversent sans la pénétrer et qui s'étendent très irrégulièrement, sauf ceux qui constituent les cloisons médianes antérieure et postérieure et les ligaments dentelés de la pie-mère. Toutes ces travées sont engainées par le feuillet séreux de l'arachnoïde.
La structure de l'arachnoïde (feuillet viscéral) est des plus simples. — Elle est essentiellement constituée par deux feuillets: l'un, de nature connective, est composé par des faisceaux de tissu conjonctit entrecroisés par quelques fibres élastiques; l'autre, de nature épithéliale, est formé d'un épithélium pavimenteux simple, ou a deux (Luscuka) ou plusieurs couches (Henle). - Il est à observer que le feuillet épithûlial regarde la cavité de l'arachnoïde, exactement comme pour le feuilet pariétal, et comme cela a lieu dans toutes les séreuses.
On ne connaît ni les vaisseaux ni les nerfs de l'arachnoïde. Sappey nie les uns et les autres. Bourgery, Bochdalech,Volkmann, Luschka, Benedikt, auraient cependant observé des nerfs dans l'arachnoïde, qui proviendraient du trijumeau et du spinal, — et Axel Ket admet que les franges arachnoïdiennes sont en connexion avec les lymphatiques de la dure-mère.
La pachtjméningite interne n'est peut-être autre chose qu'une arachnitis pariétale (développée dans le feuillet pariétal de l'arachno'i'de). Celte conception est d'autant plus vraisemblable que cette variété de pachyméningite se développe dans les mômes conditions étiologiques que l'arachnitis viscérale, et que les deux lésions coexistent souvent.
Quand la paroi osseuse el la dure-mère ont été rompues, l'arachnoïde se laisse distendre
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et c'est elle alors qui constitue la paroi de la méningocèle traumatique. La communication de la cavité sous-aractinoïdienne avec le labyrintlie membraneux par l'aqueduc du vestibule expliquerait la possibilité des troubles auditifs sous l'influence d'une augmentation de la pression intra-crânienne, troubles analogues aux troubles oculaires qui surviennent dans les mêmes conditions (Byrom Bramwell, Ross, etc).
L'ai'achnoilis isolée n'est admise que ttiéoriquemcnt. Dans la méningite aiguë, les lésions se manifestent surtout dans le tissu sous-arachnoïdien, et l'exsudat siège de préférence à la voûte dans la méningite franche, h la base du crâne dans la méningite tuberculeuse. Localisées dans les zones motrices, ces exsudais donnent lieu à des foyers de méningo-encéphalite corticale, susceptibles de provoquer des phénomènes convulsifs ou paralytiques (Landouzv, Chantemesse, Rendu, etc.).
Chez les vieillards, les alcooliques, les aliénés, l'arachnoïde présente fréquemment des opacités et des adhérences, et même des plaques osseuses que Meschede, Feré, Tam- BURiNi, etc., ont notamment notées chez les vésaniques et les paralytiques généraux. C'est dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien que s'accumule le liquide pour former l'œdème des méninges, que l'on observe surtout au niveau des fondrières (Voy. Cerveau) chez les vieillards et chez les vieux aliénés.