INTRODUCTION
Tous les animaux se nourrissent, se reproduisent, sentent et se meuvent ; beaucoup ont des facultés d’ordre supérieur qui font d’eux des êtres qui savent se souvenir, apprécier, délibérer, juger et se décider. A ce dernier point de vue, nul n’est aussi bien organisé que l’Homme. Les organes qui règlent ces fonctions fondamentales de nutrition, de reproduction, de sensibilité et de motricité, comme ceux qui président aux facultés affectives et intellectuelles, autrement dit à la psychicité, constituent dans leur ensemble le système nerveux.
Dans sa forme la plus élémentaire, ce système peut être représenté par une cellule centrale et deux fils conducteurs. L'un des fils relie la cellule à la périphérie, aux surfaces sensibles ou sensorielles du corps, et porte à la cellule centrale l’impression que ces surfaces reçoivent du monde extérieur. L’autre fil relie la cellule aux surfaces motrices ou secrétoires de l’organisme et porte à ses surfaces l’impulsion nécessaire à leur fonctionnement qu’il a reçue de la cellule centrale. En d’autres termes, la cellule nerveuse centrale réfléchit purement et simplement l’impulsion quelle reçoit du monde ambiant (pouvoir excito ou sensitivo-moteur). Ce mouvement sensitif et moteur qui constitue la vie, au fond, est automatique, inconscient. C’est le réflexe pur. Mais il peut être conscient et voulu conformément à la grande loi biophysique de la causalité. L’impression reçue à la périphérie est toujours portée à la cellule nerveuse centrale par le fil conducteur centripète (nerf sensitif ou sensoriel), mais là elle y est perçue, analysée, l’impression devient consciente ( sensation ) et le mouvement qui en résulte peut être immédiat ou différé, mais dans tous les cas, il n’a lieu qu’après réflexion et délibération. L’impulsion sensitive peut même s’emmagasiner dans la cellule qui, dès lors,
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