‹ La monadologie, avec introduction, anȧlyse développéeChapitre 28 sur 28 · Analogues aux âmes des animaux · texte numérisé non relu

Analogues aux âmes des animaux

3. Ainsi nos âmes auraient existé depuis la création, à l'état de monades inconscientes ou tout au plus d'âmes sensitives. Dieu les aurait douées de qualités nouvelles, et en particulier de la raison, au moment de la formation des corps qu'elles devaient animer.

ordinaires et les esprits, dont j'en ai dé^à marqué une partie, il y a encore celle-ci, que les âmes en général sont des miroirs vivants ou images de Tunivers des créatures, mais que les esprits sont encore images de la Divinité même, ou de TAuteur même de la nature, capables de connaître le système de Funivers et d'en imiter quelque chose par des échantillons architectoniques, chaque esprit étant comme une petite divinité dans son département.

84. C'est ce qui fait que les esprits sont capables d'entrer dans une manière de société avec Dieu, et qu'il est à leur égard non seulement ce qu'un inventeur est à sa machine (comme Dieu l'est par rapport aux autres créatures), mais encore ce qu'un prince est à ses sujets, et même un père à ses enfants.

85. D'où il est aisé de conclure que l'assemblage de tous les esprits doit composer la Cité de Dieu, c'est-à-dire le plus parfe.it État qui soit possible sous le plus parfeit des monarques.

86. Cette Cité de Dieu, cette monarchie véritablement universelle est un monde moral dans le monde naturel, et ce qu'il y a de plus élevé et de plus divin dans les ouvrages de Dieu, et c'est en lui que consiste véritablement la gloire de Dieu, puisqu'il n'y en aurait point, si sa grandeur et sa bonté n'étaient pas connues et admirées par les esprits : c'est aussi par rapport à cette Cité divine, qu'il a proprement de la bonté, au lieu que sa sagesse et sa puissance se montrent partout.

87. Comme nous avons établi ci-dessus une harmonie parfaite entre deux règnes naturels, l'un des causes efficientes, l'autre des finales, nous devons remarquer ici encore une autre harmonie entre le règne physique de la nature et le règne moral de la grâce, c'est-àidire entre Dieu, considéré comme architecte de la machine de l'univers, et Dieu considéré comme monarque de la Cité divine des esprits.

88. Cette harmonie fait que les choses conduisent à la grâce par les voies mêmes de la nature, et que ce globe, par exemple, doit être détruit et réparé par les voies naturelles, dans les moments que le demande le gouverne-

ment des esprits, pour le châtiment des nns et la récompense des autres.

89. On peut dire encore que Dieu conmie architecte contente en tout Dieu comme législateur, et qu'ainsi les péchés doivent porter leur peine avec eux par Tordre de la nature, et en vertu même de la structure mécanique des choses, et que de même les belles actions s'attireront leurs récompenses par des voies machinales par rapport aux corps S quoique cela ne puisse et ne doive pas arriver toujours sur-le-champ*

90. Enfin, sous ce gouvernement parfait il n'y aurait point de bonne action sans récompense, point de mauvaise sans châtiment, et tout doit réussir au bien des bons, c'est-à-dire de ceux qui ne sont point des mécontents dans ce grand État, qui se fient à la Providence, après avoir fait leur devoir, et qui aiment et imitent comme il faut l'Auteur de tout bien , se plaisant dans la considération de ses perfections, suivant la nature du pur amour Véritable, qui fait prendre plaisir à la félicité de ce qu'on aime. C'est ce qui fait travailler les personnes sages et vertueuses à tout ce qui parait confçrme à la volonté divine présomptive ou antécédente, et se contenter cependant de ce que Dieu fait arriver effectivement par sa volonté secrète, conséquente et décisive 2, en reconnaissant,

1. C'est ainsi que l'intempérance produit la maladie en vertu même de la structure mécanique du corps, et que la tempérance conserve la santé par des « voies m,achinales, » c'est-àdire d'après les lois qui régissent les mouvements de l'organisme.

2^ Cette distinction de la volonté antécédente de Dieu et de sa volonté conséquente est expliquée dans la Théodicée (§ 22 et suiv.). Toute volonté aime chaque bien pour lui-même, avant d'exam,iner si ce bien est ou n*est pas un obstacle à un plus grand bien ; cette volonté est donc antécédente. Mais lorsqu'aprés avoir comparé les biens inférieurs à un bien supérieur, on se résout à sacrifier les premiers, à permettre un mal pour qu'il en résulte un bien plus grand, c'est là une volonté conséquente ; celle-là seule est décisive. Appliquons cette distinction à la volonté de Dieu (quoique les mots iavant et diaprés ne puissent s'employer que métaphorique-

que si nous pouvions entendre assez Tordre de Tunivers, nous trouverions qu'il surpasse tous les souhaits des plus sages, et qu'il est impossible de le rendre meilleur qu'il est, non seulement pour le tout en général, mais encore pour nous mêmes en particulier, si nous sommes attachés comme il faut à Fauteur du tout, non seulement comme à Tarchitecte et à la cause efficiente de notre être, mais encore comme à notre maître et à la cause finale qui doit faire tout le but de notre volonté, et peut seule faire notre bonheur.

ment en parlant d'une Intelligence éternelle). Dieu veut antécédemment qu'il n'y ait ni mal ni souffrance ; mais il peut permettre, par une volonté conséquente, que ces maux entrent dans le monde, comme condition d'un plus grand bien. (Ainsi, le caractère faillible de ma volonté est un mal, mais Dieu l'a permis pour me donner l'occasion de choisir le bien Ubrement; la douleur est un mal, mais Dieu l'a voulue conséquemment, à titre d'épreuve méritoire pour les hommes.)

La Monadùlogiê,

Eitraits des différents écrits de Leibniz touchant la nature des substances.

L*essence des corps consiste-t-elle dans Tétendoe?

.... Si Tessence du corps consistait dans retendue, cette étendue seule devrait suffire pour rendre raison de toutes les propriétés du corps. Mais cela n'est point. Nous remarquons dans la matière une qualité que quelques-uns ont appelée Tinertie naturelle, par laquelle l6 corps résiste en quelque façon au mouvement ; en sorte qu'il faut employer quelque force pour Fy mettre (faisant même abstraction de la pesanteur), et qu'un grand corps est plus difficilement ébranlé qu'un petit corps. Par exemple, si le corps A en mouvement rencontre le corps B en repos, il est clair que si le corps B était indifférent au mouvement et au repos, il se laisserait pousser par le corps A, sans lui résister, et sans diminuer la vitesse ou changer la direction du corps A.... Or, s'il n'y avait dans les corps que l'étendue ou la situation, c'est-à-dire ce que les géomètres y connaissent, joint à la seule notion de changement, cette étendue serait entièrement indifférente à l'égard de ce changement. Tout cela fait connaître qu'il y a dans la matière quelque autre chose que ce qui est purement géométrique... Il y faut joindre quelque notion supérieure ou métaphysique, savoir celle de la substance, action et force; et ces notions portent que tout ce qui pâtit doit agir réciproquement, et que tout ce qui agit doit pâtir quelque réaction. {Lettre sur VEssence des corps ; édition Janet, 2^ volume, page 520 et 521.)

De la notion de substance.

La notion de substance est si féconde qu'elle renferme les vérités premières, même celles qui concernent Dieu,

les esprits et la nature des corps Lïdée de puissauce, appelée par les Allemands kraft, et par les Fran- (jais /brcé?..., jette un grand jour sur la yraie notion qu'on doit avoir de la substance. En effet, la force active diffère de la puissance nue familière à Técole, en ce que la puissance active ou faculté des scholastiques n'est autre chose que la possibilité prochaine d'agir qui a encore besoin, pour passer à l'acte, d'une excitation, et comme d'une impulsion étrangère. Mais la force active comprend une sorte d'acte..., qui tient le milieu entre la faculté d'agir et l'action elle-même, suppose un effort, et par là entre en opération par elle-même, sans avoir besoin d'autre auxiliaire que la suppression de l'obstacle. C'est ce que peut rendre très sensible l'exemple d'un corps grave, tendant la corde qui le soutient, ou d'un arc bandé. Car, bien que la gravité ou la force élastique puissent et doivent s'expliquer mécaniquement d'après le mouvement de l'éther, la raison dernière du mouvement de la matière est la force qui lui a été imprimée dans la création. On verra aussi par nos méditations qu'une substance créée reçoit d'une autre substance créée non la force même d'agir, mais seulement les limites et la détermination d'une vertu agissante ou d'une tendance d^à préexistante à l'action.

{De la Réforme de la Philosophie première ; édit. Janet, 2« vol., p. 525 et 526.)

Des moDades, ou atomes de substance, et de rharmooie

préétablie.

Au commencement, lorsque je m'étais affranchi du joug d'Aristote, j'avais donné dans le vide et dans les atomes, car c'est ce qui remplit le mieux l'imagination ; mais, en étant revenu, après bien des méditations, je m'aperçus qu'il est impossible de trouver les principes d'une véritable unité dans la matière seule, ou dans ce qui n'est que passif, puique tout n'y est que collection ou amas de parties à l'infini. Or, la multitude ne pouvant avoir sa réalité que des unités véritables..., pour trouver ces unités

36 APPBNDICB.

réelles je fiis contraint de recourir à un atome formel, puisqu'un être matériel ne saurait être en même temps matériel et parfaitement indivisible, ou doué d'une véritable unité. Il fallut donc rappeler et comme réhabiliter les formes substantielles, si décriées aiyourd'hui; mais d'une manière qui les rendît intelligibles, et qui séparât l'usage qu'on en doit faire de l'abus qu'on en a fait. Je trouvai donc que leur nature consiste dans la force, et que de là s'ensuit quelque chose d'analogique au sentiment et à l'appétit; et qu'ainsi il fallait les concevoir à l'imitation de la notion que nous avons des âmes....

Je jugeais pourtant qu'il n'y fiillait point mêler indifféremment les esprits ni l'âme raisonnable, qui sont d'un ordre supérieur, et ont incomparablement plus de perfeo-» tion que ces formes enfoncées dans la matière. Dieu gouverne les esprits comme un prince gouverne ses sujets, et même comme un père a soin de ses enfants; au lieu qu'il dispose des autres substances comme un ingénieur manie ses machines...

Après avoir établi ces choses, je croyais entrer dans le port ; mais lorsque je me mis à méditer sur l'union de l'âme avec le corps, je ftis rejeté comme en pleine mer. Car je ne trouvais aucun moyen d'expliquer comment le corps fait passer quelque chose dans l'âme, ou vice versa ; ni comment une substance peut communiquer avec une autre substance créée.

Étant donc obligé d'accorder qu'il n'est pas possible que l'âme ou quelque autre véritable substance puisse recevoir quelque chose par dehors, si ce n'est par la toutepuissance divine, je fus conduit insensiblement à un sentiment qui me surprit, mais qui paraît inévitable. C'est que... Dieu a créé d'abord l'âme, ou toute autre unité réelle, en sorte que tout lui naisse de son propre fond, par une parfaite spontanéité à l'égard d'elle-même, et pourtant avec une parfaite conformité aux choses du dehors... La nature de l'âme étant représentative de l'univers, d'une manière très exacte, quoique plus ou moins distincte, la suite des représentations que l'âme se produit répondra naturellement à la suite des changements de

Tunivers même ; comme en échange le corps a aussi été accommodé à Tâme, pour les rencontres où elle est conçue comme agissant au dehors.

(Système nouveau de la nature et de la communication

des substances, édit. Janet, tome II, pages 527, 528,

Contre ceux qni tronvent des défauts dans TœnTre de Dieu«

.... Nous ne connaissons qu'une très petite partie de Féternité, qui s'étend dans Timmensité. C'est bien peu de chose, en effet, que quelques milliers d'années, dont l'histoire nous transmet la mémoire. Et cependant, c'est d'après une expérience si courte que nous osons juger de l'immense et de l'éternel, semblables à des hommes qui, nés et élevés dans une prison, ou si l'on aime mieux, dans les salines souterraines des Sarmates, penseraient qu'il n'y a au monde aucune autre lumière que la lampe dont la .faible lueur suffit à peine à diriger leurs pas. Regardons un très beau tableau, et couvrons-le de manière à n'en apercevoir que la plus petite partie : qu'y verrons-nous, en le regardant aussi attentivement et d'aussi près que possible, sinon un certain amas confus de couleurs jetées sans choix et sans art? Mais si, en ôtant le voile, nous le regardons d'un point de vue convenable, nous verrons que ce qui paraissait jeté au hasard sur la toile a été exécuté avec le plus grand art par l'auteur de l'œuvre.

(I>e l'Origine radicale des choses, édit. Janet, t. II, p. 551.)

De la poissanee naturelle, et des actions des créatures.

Il ne suffit pas de dire qu'en créant les choses dans l'origine Dieu a voulu qu'elles observassent une certaine loi... Si la loi décrétée par Dieu a laissé dans les choses quelque empreinte d'elle-même..., il fkut admettre que les choses ont été douées primitivement d'une certaine

efficacité, comme la forme ou la force que nous avons coutume d'appeler naturelle.,..

... Quant à la question si les corps sont inertes par euxmêmes, cela est vrai si on Tentend d'une certaine manière : c'est-à-dire que... si un corps est une fois mis en repos..., il ne peut se mettre lui-même en mouvement ni souffrir sans résistance d'être mis en mouvement par un autre corps ; pas plus qu'il ne peut changer de lui-même la vitesse ou la direction qu'il a une fois reçue. Il faut donc avouer que l'étendue... n'a rien qui puisse donner naissance à l'action et au mouvement ; que la matière résiste même plutôt au mouvement par une certaine inertie naturelle, comme l'a bien appelée Kepler... C'est donc dans cette force passive de résistance que je fais consister la notion de l'a. matière \première ou de la masse,,. Mais..., s'il est certain que la matière ne commence pas par elle-même le mouvement..., il ne l'est pas moins... que le corps conserve par lui-même l'impétuosité une fois acquise.,., et qu'une fois entré dans une série de son changement, il fait effort pour y persévérer. Comme ces acti-^ vités ou entéléchies ne sauraient être des modifications de la matière première ou de la masse, chose essentiellement passive..., on peut conclure qu'il se trouve dans la substance corporelle une... force motrice primitive qui, ajoutée à l'étendue, qui est purement géométrique, et à la masse, qui est purement matérielle, agit sans cesse, tout en éprouvant dans son effort et son impétuosité des modifications, diverses du concours des corps. Et c'est ce même principe qui s'appelle dme dans les êtres vivants, et forme substantielle dans les autres... Par son union avec la matière, il constitueunesubstance vraiment une...; mais par soi-même il constitue une unité, il forme ce que j'appelle une monade. Si l'on supprime ces unités réelles, il n'y aura plus que des êtres par agrégation, ou plutôt, ce qui en est la conséquence, il n'y aura plus d'êtres réels dans les corps.....

L'honorable Sturm a essayé d'attaquer par quelques arguments la force motrice interne aux corps... Le premier revient à ceci, que la matière est une substance pas-

sive^«r nature, et essentiellement...; ensuite qu'on ne met rien dans les corps que les modifications de la matière, et qu'une modification d'une chose essentiellement passive ne saurait rendre cette chose active. Mais il est facile de répondre, avec la philosophie reçue et vraie, qu'on comprend la matière comme seconde ou comme première ; que la seconde est une substance complète, mais non purement passive ; que la première est une substance purement passive, mais non complète, et que par conséquent il doit s'y ajouter une âme, ou une forme analogue à l'âme, une entéléchie première, c'est-à-dire un certain effort ou une vertu primitive d'agir, qui est elle-même la loi interne imprimée par le décret divin.

(De la Nature en elle-même, édit. Janet, 2® vol., p. 557, 560, 561,562.)

Du principe de raison suffisante.

♦.. Rien ne se fiait sans raisœx suffisante, c'est-à-dire que rien n'arrive sans qu'il soit possible à celui qui connaîtrait assez les choses de rendre une raison qui sufifisepour déterminer pourquoi il en est ainsi, et non pas autrement. Ce principe posé, la première question qu'on a le droit de faire sera : Pourquoi y or-t-il plutôt quelque chose que rien? Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. De plus, supposé que des choses doivent exister, il faut qu'on puisse rendre raison pourquoi elles doivent exister ainsi, et non autrement.

Or, cette raison suffisante de l'existence de l'univers ne saurait se trouver dans la suite des choses contingentes ; parce que la matière étant indifférente en elle-même au mouvement et au repos, et à un mouvement tel ou autre , on n'y saurait trouver la raison du mouvement, et encore moins d'un tel mouvement. Et quoique le présent mouvement, qui est dans la matière, vienne du précèdent, et celui-ci encore d'un précédent, on n'en est pas plus avancé, quand on irait aussi loin que l'on voudrait : car il reste toujours la même question. Ainsi, il faut que

la raison suffisante, qui n'ait plus besoin d'une autre raison, soit hors de cette suite des choses contmgentes, et se trouve dans une substance..., un être nécessaire, portant la raison de son existence avec soi... Et cette dernière raison des choses est appelée Dieu.

Cette substance simple primitive doit renfermer éminemment les perfections contenues dans les substances dérivatives, qui en sont les effets : ainsi, elle aura la puissance, la connaissance et la volonté parfaites... La raison qui a fait exister les choses par lui les fait encore dépendre de lui en existant et en opérant ; et elles reçoivent continuellement de lui ce qui les fait avoir quelque perfection; mais ce qui leur reste d'imperfection vient de la limitation essentielle et originale de la créature.

(Principes de la tmture et de la grâce, éd. Janet, 2« vol., p. 602 et 603.)

Dieu, fin snprine da rhonme, et uiiqne principe

de son bonheur.

Quoique la raison ne nous puisse point apprendre le détail du grand avenir réservé à la révélation, nous pouvons être assurés par cette même raison que les choses sont faites d'une manière qui passe nos souhaits. Dieu étant la plus parfeite et la plus heureuse, et par conséquent la plus aimable des substances, et Tamour pur véritable consistant dans Tétat qui feit goûter du plaisir dans les perfections et dans la félicité de ce qu'on aime, cet amour doit nous donner Iç plus grand plaisir dont on puisse être capable, quand Dieu en est l'objet.

On peut même dire que dès à présent l'amour de Dieu nous fait jouir d'un avant-goût de la félicité future..., car il nous donne une parfkite confiance dans la bonté de notre auteur et maître, laquelle produit une véritable tranquillité de l'esprit, non pas comme chez les stoïciens, résolus à une patience par force, mais par un contentement présent qui nous assure même un bonheur futur.

{Ibid., p. 615 et 616.)

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