‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 173 sur 343 · ACTIF · texte numérisé non relu

ACTIF

PortefeoUle d,

Tilres

Immeobles

Placements divers

Dû par les banques

Billets d'aotres banques . . .

Articles de eaisse

&p^ces

FAMMir.

CâpiUl d.

Kllets

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Dû à d'autres banques

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Chacune des régions dans lesquelles le rapport divise rUnion américaine présente une physionomie sociale distincte et un système de banque différent. La première, qui comprend la Nouvelle- Angleterre proprement dite, est la plus anciennement constituée et civilisée; la seconde contient trois grandes villes de commerce : New-York, Philadelphie et Baltimore; la troisième, les vieux États à esclaves; la quatrième et la cinquième renfermaient des sociétés en formation, Tune sur le modèle des États du Sud, l'autre d'après celui des États de l'Est*

Dans les deux premières régions, on remarque un fort capital, un grand nombre de banques, des opérations actives, une circulation qui n'a rien d'excessif : la première surtout abuse moins des crédits de banque à banque, elle a peu de dépôts et un encaisse très-faible. La seconde, qui opère dans

^ Région moyenne : New-York, New-Jersey^ Pensylvanie, Delaware, Matyland;

3» Région du Sud : Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie;

4*R^on du Sud-Ouest : Alabama, Louisiane, Mississipi, Tennessee, Ken^ tacky. Missouri;

&• Région de l^Ouest : nUnois, Indiana, Ghio, Michigan, Wisconsin. — La Californie, la Floride, TArkansas et l'Iowa n'avaient point de banque anonyme non plus que les territoires du Nouveau-Mexique, dX)régon, de Washington, «l'Utah et de Minnesota. Le Texas n'eu avait qu'une seule, peu importante, et qui n'avait pas envoyé de rapport. ^ j

les grandes villes, a beaucoup plus de dépôts et un plus fort encaisse : elle a aussi beaucoup plus de titres susceptibles de dépréciation et d'immeubles.

Dans les deux régions suivantes, le nombre des banques diminue, leur capital est faible, leur portefeuille médiocre, leurs émissions beaucoup plus considérables relativement au capital. Les dépôts ont peu d'importance; l'encaisse est beaucoup plus fort dans celles du Sud-Ouest ; dans l'une et dans l'autre région, on abuse du crédit de banque à banque. Enfin, la cinquième' région présente un système sans solidité, avec un capital faible, des émissions relativement excessives, des escomptes pauvres et un usage immodéré du crédit de banque. Il n'est pas étonnant que, dans la crise de 1854, cent vingt-deux banques appartenant presque toutes à ce groupe, et dont quatre-vingt-cinq dans le seul État dlndiana, aient fait faillite.

On voit par les faits que nous venons de constater que les banques américaines n'ont jamais été établies sur un seul type, ni ressemblé aux descriptions de fantaisie qu'on nous en a données. Eépandues sur un vaste territoire à diverses époques, au milieu de populations dont la condition économique n'était pas la même, elles se sont constituées sur divers systèmes, selon les nécessités du milieu dans lequel elles devaient opérer. Celles des États anciens, riches en capitaux, en intelligence et en expérience, ont bien et prudemment fonctionné; celles des États nouveaux et des tenitoires de colonisation, établies avec moins de science au milieu d'une population moins avancée en industrie, oot payé leur inexpérience. Il n'y a là rien de paradoxal, rien qui ne pût même être prévu sans peine et qui ne soit parfaitement rationnel.

Le relevé suivant est extrait d'une lettre du secrétaire de la trésorerie au président de la chambre des représentants, en date du 26 mars 1860, publiée dans les documents parlementaires. Nous le reproduisons comme document historique, parce qu'il comprend, sauf quelques exceptions insignifiantes, toutes les banques constituées en société anonyme en activité au 1" janvier 1860, peu de temps avant la guerre de la Sécession et les changements qu'elle a introduits.

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En Ecosse, nous avons vu des banques puissantes s'étendre dans tout le pays au moyen de succursales ou plutôt d'agences nombreuses- Aux Etats-Unis, le régime des agences était moins répandu : on le trouvait dans les États du Sud et de rOuest dont les banques, fondées par les capitalistes de New- York ou de la Nouvelle- Angleterre, cherchaient à pénétrer par ce moyen dans toutes les parties du pays. Au Nord, la législation interdisait les succursales; aussi les 558 banques qui existaient en 1835 n'en avaient-elles que 146. Dans laNouvelle- Angleterre, les banques étaient nombreuses, dispersées sur toute la surface du territoire : chacune opérait pour son compte sous la loi commune, isolément, sans contrôle commercial d'aucune sorte, suivant la prudence et la capacité de ses directeurs.

Dans rÉtat de Pensylvanie, Tun de ceux où il se fait le plus d'aflfaires de crédit, et où était établie l'ancienne banque fédérale, les établissements de circulation semblaient, extérieurement du moins, organisés à l'européenne. L'ensemble des bilans de ces banques, en novembre 1852, donnait les chiffres suivants :

Doit.

GapiUl 19,ii3,154 e<.

Billets 14.624,903

C/ c/ (le banquod 5,681 ,335

q cl dïven i2,048,74i

Kcserve i,Hj(i,ri7r»

C/ divers.. ". i,U71,47i

PorterottJlle 4i,855,7(lO <i.

Espèces et bons da Trésor. . 7^40,500

CJ c/ et b/ d'aatres banques 8,509,530

Immeubles 99i,93â

Hypothèques, etc i,367,8Gi)

Heoles et actiooA. I,à64,409

C/ divers 3.365,14*1

Les articles de caisse excédaient la moitié de la somme des billets, et la somme des dépôts excédait le capital de maniènî îï fournir aux banques leur principale ressource.

En novembre 1853, aux termes du rapport officiel déjà cité, on comptait en Pensylvanie 61 banques et 5 succursales avec un capital de 19,768,864 d. Leurs billets s'élevaient à 17,4-20,348 d., et leurs dépôts à i>2,747,991 d. Le portefeuille n'était que de 48,656,884 di Les espèces et ce que le rapport appelle « article de caisse» s'élevaient à 9,180,148 d.

Mais, sans nous engager plus avant dans des citations de

Digiti

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