LIVRE V, CHAPITRE III
(N« da bUIet.) (Indication de qai doit le mandat). 6900 la Banque de France.
A la sortie, comme on ne paye qu'en espèces et billets, la réglure ne fournit à gauche de la page que deux colonnes.
Cette manière de passer les articles de caisse présente cet avantage que, lorsque le comptable est arrivé au bas de la page et qu'il additionne les colonnes, le total des sommes inscrites aux deux ou trois colonnes de gauche sert de preuve à l'addition de la colonne de droite. Elle sert aussi à vérifier la caisse, le soir, parce que la balance des deux colonnes de gauche, du crédit et du débit; donne une état détaillé des valeurs en caisse, soit espèces, soit billets de banque. Mais à Paris, où les billets de banque semblent moins sujets aux falsifications qu'à Londres, on n'a pas senti le besoin d'une pareille division. Le livre n'a donc que la colonne placée à droite du modèle de réglure établi ci-dessus. On ne prend pas les numéros des billets de banque, et on les traite en tout comme espèces.
La main courante que nous venons de décrire est celle d'un petite maison. Dans une maison plus grande, on la coupe en deux ; on fait une main courante de recettes, et une main courante de dépenses, ou, en d'autres termes, d'entrée et de sortie, de manière à permettre à deux employés d'y travailler à la fois. Ces deux employés ne peuvent-ils suffire au travail : on démembre une branche spéciale de recettes ou de dépenses, soit les fonds versés en dépôt à long terme ou à terme fixe, et on ouvre un livre et un guichet spécial pour cette espèce d'entrées et de sorties; mais les écritures ne changent pas, et le soir le total des articles, en recette et en dépense, peut être porté en une ligne à la caisse centrale. On comprend que la subdivision de la caisé peut aller aussi loin qu'on veut.
Les caissiers ont ordinairement un livret réglé en partie simple par une colonne de caisse à droite de la ligne sur lequel ils inscrivent les recettes à la page de gauche, les dépenses à celle de droite, sommairement et en chiffres. Ce
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livret spécial n'entre^ du reste, en aucune façon dans la eomptabiUté.
Le soir on fait la caisse^ ou en d'autres termes on relève le solde de la main courante^ on vérifie les espèces ou billets en caisse, et s'il y a quelque discordance, on fait des recherches jusqu'à ce qu'on ait trouvé d'où elle provient, de manière à arrêter les livres le soir même; et, lorsque tout est d'accord» on inscrit le solde débiteur de caisse à la première ligne de la page de gauche pour le lendemain. Pour que lé même livre ne soit pas interrompu, on relève, dans plusieurs maisons, une copie des articles de la journée qu'on remet, avec les piècesà l'appui, pour qu'ils soient reportés à la comptabilité générale. Il vaudrait mieux, ce semble, avoir un livre pour les jours pairs et un autre pour les jours impairs, sauf à inscrire chaque soir dans l'ordre chronologique et sur un livre spécial, d'après lequel se feraient les reports quotidiens, les soldes ou balances de caisse.
Avec ces balances ou soldes, on relève facilement le chiffire des entrées et des sorties de caisse. En eflfet, s'il n'exista d'erreur ni dans les écritures, ni dans la caisse, la somme da solde de la veille et des entrées du jour est nécessairement égale à celle du solde du jour et des sorties, et le total des espèces en caisse est exactement égal à la somme qui ressort en solde du livre de caisse.
On vérifie toutes les écritures de la main comi^nte de caisse en établissant cette balance.
La plupart des maisons passent les virements par mandats à vue et sur place par entrée et sortie de caisse; mais ces mandats sont rares dans les maisons particulières, et l'usage de ce moyen d'économiser la monnaie ne s'est pas encore assez répantlu. En général, les négociants éprouvent une répugnance regrettable à se séparer de leur caisse et à remettre au banquier le soin de la tenir.
Effets. — Les efiets peuvent être divisés en deux classes: 1® ceux qui, entrés par l'escompte ou par une remise en compte courant, appartiennent à la banque; 2** ceux qui sont remis à l'encaissement. En France, on ne les distingue guère dans la comptabilité, par suite des anciennes habitudes en
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