LIVRE VI
ArltbméUquë de» opération» de banque.
Lorsqu'il s'agît d'appliquer l'arithmétique aux opérations de banque^ la théorie perd une grande partie de son importance et cède le pas à la pratique. Ce n'est pas que les principes aient moins d'empire^ ni que les banquiers aient une arithmétique particulière; mais une longue habitude des chiffres et des calculs appliqués aux mêmes opérations donne seule cette promptitude et cette sûreté qui sont indispensables aux praticiens, et qu'on a vainement essayé d'enseigner dans les livres.
Pour ne citer qu'un exemple bien simple, comment enseigner théoriquement le moyen d'établir, par une seule opération écrite, avec sa preuve faite, une balance de caisse? Soient en caisse 200,000 fr. On a reçu dans la journée 150,000 fr, et l'on en a payé 170,000; quel est le reste? La théorie établit l'opération ainsi qu'il suit :
350,000 A 1-etrancher 170,000
keste 180,000 ou a? = 200,000 4- 150,000 - 170,<WÔ.
Le praticien sait, par la théorie elle-même, que la différence cherchée, ajoutée au nombre qui exprime les payements effectués dans la journée, est égale à la somme du reste de la veilla
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