II
avait agi sérieusement et de bonne foi, il fit fabriquer à Rome des monnaies au nom d’Albin. Vopiscus (1) se sert des monuments numismatiques pour prouver qu’en Egypte Firmus a été réellement empereur et non pas chef de brigands, comme quelques-uns l’avaient prétendu (2) . Toutefois Trébellius Pollion (3) parle des monnaies que Trébellien fit frapper pour constater son pouvoir, dans le repaire d’Isaurie où il menait une vie de larron plus que de chef de parti. Enfin, Ammien-Marcellin (4) nous raconte que les partisans de Procope, un moment rival de Yalens, entraînèrent l’Illyrie dans sa cause, en faisant circuler, pour prouver qu’il était véritablement souverain, des monnaies à son effigie (5).
11 ne faut pas attacher autant d’importance à ce que dit Trébellius Pollion (6) que Gallien, ce ayant associé Odénat à l’empire et lui avoir décerné le titre d’Auguste, fit frapper une monnaie de lui, qui le représentait traînant les Perses prisonniers, » Odenatum participato imperio Auguslum vocavit ejusquemonetam, qua Persas captos traheret , cudi jussit. La véracité de ce témoignage a été très-attaquée, car il est fort douteux qu’Odénat ait jamais
(1) Firm. 2.
(2) On ne possède jusqu’ici aucune de ces monnaies alexandrines de Firmus ; celle dont se targuait le cabinet de Pembroke était une pièce retouchée par un faussaire moderne; voy. Curt, Catal. Pembroke, p. 291; Cohen, M 1, t. V, p. 161.
(3) Trig. tyr. 25.