‹ La Monnaie dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 5 sur 54 · II · texte numérisé non relu

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de Démétrius II (1) et d'Antiochus YII (2), n'avaient plus eu que le caractère de marques d'un atelier royal, et le monnayage du prince se continua à côté du monnayage autonome dans l'atelier de Sidon sous Antiochus IX (3). Sous Antiochus IV, Epiphane, un grand nombre de villes de la Syrie du Nord et de la Cilicie, même de celles où résidaient habituellement les rois, reçoivent une permission de monnayage autonome limitée aux espèces de cuivre, dont la condition est, de plus, de placer par honneur la tête du souverain sur le droit des pièces. Cette condition, analogue à celle que jMithridate Eupator de Pont imposa àSmyrne quand il était maître de l'Ionie (4), ne porte pas atteinte au caractère autonome de la monnaie, puisque l'inscription la désigne exclusivement commecelle delà ville et non celle du roi. Les villes qui ont ainsi un monnayage autonome avec la tête d'Antiochus IV sont ; en Cilicie, Antioche ou Adana (5), Hiérapolis (6) et Laërté (7) ; en Syrie, Antioche (8), Epiphanie sur

(1) Mionnet, t. V, p. 6o et s.

(2) Mionnet, t. V, p. 78 et s.

(3) Mionnet, t. V, p. 99.

(i) Mionnet, t. III, p. 217, n° 1210.

(5) Eckhel, D N, t. III, p. 46.

(6) Eckhel, DN, t. III, p. 37.

(7) Mionnet, t. V, p. 39, n°341.

(8) Mionnet, t. V, p. 36 et s., n"* 3i6-32o. — Je laisse de côté la question si obscure que soulèvent les pièces à la légende ANTIOXEflN TON EN nTOAEMAlAl : Eckhel, D N, t. III, p. 305. Dans un travail inséré au Numismalic chronicle en I87I, M. de Saulcy s'est efforcé de prouver que toutes les monnaies au nom d"AvTioy,£ï; de différentes localités et de différentes provinces, avec la tète d'Antiochus IV, ont été frappées par des communautés de Juifs renégats, auxquelles le persécuteur de la loi de Moïse aurait accordé des privil-'ges particuliers.

rOronte (1), Iliérapolis (2), Laodicée sur la mer (3), et Séleucie (4); en Pliénicie, Tripolis (5); enfin, plus dans l'intcrieur des terres, en Mésopotamie, Edesse (ù) et Nisibe (7), alors appelées toutes deux Antioclie. Pour quelques-unes de ces villes, il ne se continue pas plus tard, ou bien l'effigie d'Antiochus IV s'y immobilise (8); pour d'autres, il se continue pendant la suite de la monarchie séleucide, en admettant successivement au droit les têtes des diflférents princes régnants. Dans les environs de l'an 160 des Séleucides, sous Démétrius T' et Alexandre Bala, plusieurs des cités qui viennent d'être mentionnées commencent à se dispenser de mettre une effigie royale sur leurs petits bronzes autonomes : ce sont les quatre villes fondées par Séleucus Nicator (Antioclie, Séleucie, Apamée et Laodicée)^ qui émettent en commun des pièces avec la légende AAEAOHN AH MON (9), Epiphanie (10) et Séleucie dans un monnayage isolé (lîî). Apamée débute au

(1) Mionnet, t. V, p. 38, n° 338.

(2) Mionnet, t. V, p. 39, n° 3iO.

(3) Mionnet, t. V, p. 39, n-^ 3 42 et 343. (i) Eckhel, D N, t. III, p. 324.

(o)Eckhel,D N, t. III, p. 373.

(6) Wionnet, t. V, p. 37, n<" 326-332.

(7) Mionnet, Siippl. t. VIII, p. 30, n° lo8.

(8) Ceci semble le cas pour les pièces d'Anlioche de Syrie (AN- TIOXEnN TON nPOI AAONHI) et dÉdesse (ANTIOXEON TflN Eni KAA A IPOHI), qui n'ont jamais que la tête d'Antiochus IV et dont la fabrication n'a pourtant certainement pas été limitée à son règne.

(9) Eckhel, DiV, t. III, p. 266.

(10) Eckhel, D N, t. III, p. 312.

(M) Eckhel, D N, t. III, p. 32d.

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