Chapitre premier. — Les trois métaux monétaires chez les anciens
§ 1. — Rapports de valeurs de l'or, de l'argent et du cuivre.
1. Les trois métaux monétaires, or, argent et cuivre . . . 145
Le type des trois Monnaies . Ibid.
2. Rapport de valeur de l’or et de l’argent dans l’Asie antérieure. 146
Le même rapport en Grèce au iv" siècle av. J.-C . 147
Après Alexandre le Grand . 148
Danger de confondre le rapport de la pièce d’or à la pièce d’ar-
Pages.
gent, toutes deux de tailles différentes, avec le rapport réel de
valeur entre les deux métaux à poids égal . 119
Rapport de l’or à l’argent en Asie sous les successeurs
d’Alexandre . 150
Le même rapport au Bosphore Ci mmérien . 151
3. Difficulté de déterminer la relation de valeur du cuivre à l’argent dans le monde grec . . . 152
Erreur de Letronne à ce sujet . 153
Véritable chiffre à Athènes dans le ve siècle av. J.-C . Ibid.
Dans le monnayage d’Alexandre le Grand . 154
Dans l’Égypte des Lagides . Ibid.
Rapport moyen des deux métaux dans le ve et le ive siècle . 155
Leur relation de valeur à Olbia sur l’IIypanis, déterminée par 1 aes
grave de cette ville . Ibid-
La monnaie de cuivre n’a été le plus souvent, pour les Grecs, qu’une monnaie d’appoint, à valeur principalement fiduciaire,
' pour laquelle ils n’attachaient que peu d’importance à la coupe
et au poids réel des pièces . 159
Irrégularité habituelle du poids des pièces de cuivre, dont la plupart ont une valeur intrinsèque bien inférieure à leur valeur
nominale . 150
Relation de valeur du cuivre et de l’argent chez les Grecs de Sicile
et fluctuations de leur rapport monétaire . Ibid.
4. L’or et l’argent dans la circulation monétaire de Rome dès
avant la première guerre punique . 161
Antique relation des deux métaux en Étrurie . Ibid.
En Sicile au ive siècle av. J.-C. et en Campanie au commencement
du . . 16^
Relation de l’or et de l’argent dans les monnaies romaines frappées
au temps de la guerre d’Hannibal . 165
Cours normal de l’or à Rome à la fin du vie siècle de la ville. . . . Ibid.
Ses fluctuations depuis celte date jusqu’à Auguste . 166
Variations dans le rapport monétaire de l’or à l’argent aux diverses époques de la durée de l’Empire . 16?
5. Le rapport de valeur du cuivre et de l’argent en Italie et à
Rome, ses variations jusqu’à l’établissement du monnayage d’argent urbain . 168
Changements du même rapport depuis lors jusqu’au commencement du ier siècle av. J.-C . 169
La loi Papiria (en 89) fait des espèces de cuivre une monnaie fiduciaire et conventionnelle . . . Ibid.
Pages .
Le rapport monétaire des deux métaux est désormais différent de
leur relation réelle de valeur commerciale . 170
Variations de ce rapport monétaire du temps du Haut-Empire Ibid.
On attribuait au laiton, erap'oyépour certaines monnaies, une valeur double de celle du cuivre pur . 171
Faits postérieurs à Septime Sévère . . . Ibid.
Dans la grande crise monétaire du m' siècle, la monnaie de cuivre, ■conservée d’assez bon aloi, devient une marchandise recherchée
pour sa valeur métallique intrinsèque . 172
Ce qu’était alors la valeur commerciale du cuivre métallique . Ibid
§ 2. — Variations dans le choix du mêlai étalon aux diverses époques.
1. Les anciens, en général, se sont abstenus de poursuivre la chimère du double étalon . . . . . 1/3
L’étalon d’or en Asie Mineure, aux débuts du monnayage, et dans
l’empire des Achéménides . Ibid.
L’étalon d’argent chez les Grecs . 171
Les Romains passent successivement de l’étalon de cuivre à l’étalon d’argent, puis à celui d’or . Ibid.
2. Les fluctuations du rapport de valeur du cuivre et de l’argent
n’ont que peu d’importance pour les' monnaies, excepté dans le système de Yaes grave . 173
11 n’en est pas de même de celles de la relation de l’or et de l’argent . . Ibid.
Deux systèmes essayés dans le monde antique pour. régler la condition réciproque de la monnaie d’or et de celle d’argent . 176
Le premier, celui qu’ont adopté les Achéménides, prétend établir un rapport fixe et invariable entre les deux métaux, réglant que la pièce d’or d’un tel poids vaudra, malgré tous les changements du cours commercial des métaux, un nombre déterminé
de pièces d’argent d’un certain poids . Ibid.
Résultats fâcheux de cette tentative d’établissement du double
étalon . j 77
Système adopté par les Athéniens, la pièce d’or d’un certain poids et non d’une valeur fixe, librement tarifée par le commerce .... Ibid.
Cette méthode est adoptée par Alexandre le Grand . 180
Élasticité qu’elle donne à son système monétaire pendant une période de grandes fluctuations dans le rapport des deux métaux.. Ibid. Variations du poids des pièces d’or des Lagides, tenant à ce qu’ils
Tajes.
veulent leur faire représenter un nombre exact de pièces d’argent . . 181
3. Les Romains, sous la République, suivent le système athénien, et d’ailleurs n’emploient guère l’or que sous forme de lingots. . . Ibid. Les rares monnaies d’or de la République sont des pièces taillées sur des parties aliquotes de la livre, et non d’une valeur fixe. . . 182
Auguste essaye de réaliser le double étalon . Ibid.
Mais, après lui, la force des choses fait de l’or l’étalon unique ; la
monnaie d’argent devient presque fiduciaire. . . 183
Grâce à l’étalon unique, l’altération progressive des espèces d’argent n'a pas d’inconvénients bien sérieux jusqu’au ine siècle. . . 184
A partir de Caracalla, les fausses mesures des Empereurs porlent simultanément atteinte aux deux métaux; crise qui en résulte. . Ibid. Elle conduit à la démonétisation virtuelle de l’or, qui ne s’accepte
plus qu’au poids, la balance à la main . 185
Constantin restaure les deux monnaies, mais après lui l’or est le seul étalon . . . 186
§ 3. — Alliages des métaux monétaires.
1. Purelé presque absolue de l’or dans les monnaies grecques et
dans les dariques des rois de Perse . 187
La monnaie d’argent grecque est aussi d’une grande pureté . Ibid.
Titre des tétradrachmes athéniens . Ibid.
Des monnaies d’Egine, de Corinthe et d’Alexandre le Grand . 188
Titre des monnaies d’argent des Grecs d’Italie et de Sicile . Ibid.
Des espèces d’argent de l’Asie ancienne . 189
De celles des successeurs d’Alexandre . 190