STABILITÉ REMARQUABLE DU RAPPORT DE 1 : 15 1/2 ADMISE PAR M. SOETBEER
Dans son volume si rempli de faits : Matériaux relatifs aux métaux précieux (traduct. française par M. Ringeisen, 1889, p. 11), M. Soetbeer écrit ce qui suit relativement à ta valeur relative des deux métaux précieux : « Depuis cette époque (1815) jusqu'en 1850 le rapport garda une certaine stabilité entre 1 : 15.95 et 1 : 15.62. L'or diminua de prix, les années où FAngleterre avait besoin de grandes provisions de blé, car elle le payait en ce métal qui se répandait sur le continent.
a La production proportionnelle des deux métaux précieux fut complètement changée par la découverte et Texploitation des gisements d'or de Californie et d'Australie; l'or produit forma les 2/3 et l'argent seulement 1/3 de la valeur de la production totale, soit l'inverse de la proportion existant avant cette découverte. A la même époque, les exportations d'argent en Asie orientale augmentèrent d'une façon considérable et on pouvait s'attendre à une dépréciation certaine de l'or. Cette situation est expliquée, dans un ouvrage traduit en anglais par Cobden, d'un économiste français bien connu, M. Michel Chevalier : « Jusqu'à un certain point, dit-il, l'or diminua évidemment « un peu de valeur. Le prix moyen de l'argent, qui de 1831 à « 1850 avait été de 59 pence 3/4, monta en 1859 à 62 pence 3/4 « et, de 1851 à 1870, resta à 61 pence 1/4. » La cause
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principale do la baus^ de rargent n'était pas la trop grande quantité d'or nouvellement produit.^ mais la situation du commerce de Tlnde orienlale, qui, surtout pendant la guerre do Sécession en Amérique a amené une demande très considérable d'argent. Si la haus^ de l'argent ne s'accentua pas plus, cela provient de l'étalon double ou plutôt de TétaJon alternatif que possèdent les pays dont Je système monétaire a pour base le franc ^ >»
{. On pourrait faire remarquer à M. Soetbeer que, sachant TefTet que devait produire la frappe libre de Tor, diaprés un tarif fixe et lelfet de compensation qui résulte^ d'après lui. du double étalonf il n'y avait pâs lieu de prévoir celte baisse de y or rcIaLivcment h Targent dont il parle, maïs seulement une l>aiaae de valeur du numéraire en ^3'èuérid relativement aux niarcbandiflea, comme Tavait prédit Michel Chevalier^