UN. ST
STATISTICAL KEGISTER.
FINANCIAL CHRONICLE.
Kgs
Malheureusement, ici comme tout à l'heure, pour atteindre la fin qu'on se propose, on se trouve en présence de deux éléments indissolublement liés : si l'un de ces éléments, la statistique de la production comme celle du monnayage, présente une certitude suffisante, l'autre, ici l'évaluation de la perte par le frai et de la consommation industrielle, comme tout à l'heure les statistiques douanières, introduit dans les données du problème une part considérable d'incertitude.
ritoire de l'empire donnent annuellement une quantité d'or bien inférieure à 100 kilogrammes.
1 Report on the introduction of tlie gold-exchange Standard Into China and other silver-using countries, submitted to the secretary of state october 1. 1903 by the commission on international Exchange. Washington Government Prinling office, 1903, Hanna-Conant-.lenks Commissioners.
1j) Pnie pdi- te fnii et consuiitmittiùn industrielle.
Le frai.
Les renseignemeols qu'on possède sur le frai sont précis, mais ils ne sont pas géncralisables. La vie el le taux d'usure d'une pièce de monnaie diffèrent selon les pays, le moment et la nature des pièces *. C'est ainsi que la pièce d'or de 10 francs, qui circule plus et a une surface proportionnellement beaucouj) plus étendue que la pièce de 20 francs, s'use plus au frai. Le taux de déperdition annuelle tend à s'abaisser pour les pièces de 20 francs : << celles-ci perdent annuellement la dix-millième partie de leur poids el ne doivent être mises à la retraite qu'au bout de 70 ans* ». Les monnaies anglaises au contraire se détériorent beaucoup plus vile. M. Rose' nous apprend que la carrière normale d'un souverain est de 27 ans et celle d'un demisouverain de 16, tandis que Jevons * fixait à 18 ans la vie légale d'un souverain.
Antérieurement aux travaux de M. Rose (1903), on avait évalué la perte moyenne annuelle des souverains et demi-souverains comme il suit :
Enquêtes. Souverains. Dernl-souTeralns.
grain. d. grain. d.
Jevons, 1868 0,043 ou 0,0837 0,051 ou 0,0993
Martin, 1882 0,04325 ou 0,0842 0,04379 ou 0,08.')3
Monnaie Royale, 1888. 0,03956 ou 0,0770 0,05511 ou 0,1073
Monnaie E., 1895... 0,02918 ou 0,0560 0,04208 ou 0,0819
• Les éléments qui influent sur le frai des monnaies sont : 1° la dureté de l'alliage dont elles sont formées; 2° la rapidité de leur circulation ; .3" leur poids absolu. Si les pièces d'or anglaises perdent plus au frai que les pièces françaises, c'est qu'elles circulent davantage et que leur alliage est moins dur.
* H. Gournay, Économiste français, 9 mars 1895, p. 292.
Pièces d'or.
Perte
proport, par an
Perte absolue par an sur
en
dix mUUèmes.
1 million de francs.
100 francs
25 francs
Le taux de déperdition de la pièce de 20 francs était antérieurement de 2 00.
3 Thirty fourth. report, cit. Mémorandum by M. Rose, p. 58-65.
* .levons (Journal of Statisticat Society, 1868), estime la perte moyenne annuelle par le frai à 0 grain 0.43 et dit qu'il en résulte qu'en général un souverain ne peut circuler plus de 18 ans sans tomber au-dessous du poids accordé par la loi.
74 EDOUARD DOLLEANS.
Nous avons déjà dit que les lois de 1889 et de 1891 avaient ordonné la refonte des monnaies d'or anglaises que le frai fait tomber au-dessous du poids courant légal. Les apports de l'or léger à la Monnaie ont fourni à l'évaluation de la perte par le frai des données supplémentaires; de 1899 à 1903, on a choisi des échantillons pour les examiner et on a obtenu les résultats suivants :
ANNÉES de retrait.