V. supra, p
5. Stanley Jevons, op. cit., p. 125. La reine Marie l'avait remplacé par le titre 11/12. Élisabeth le rétablit. Cf. Michel Chevalier, La 7no?i?iaie, p. 225.
MONNAIES RÉELLES
Lord Liverpool cite même une ordonnance de Henri 11^ publiée dans la Normandie en 1158, où il est question de ce titre ^
La livre troy d'argent est taillée en 66 shillings. Le shilling pèse donc 87.27272 grains ou 5.65518 grammes. Il contient 5.23104 grammes de fin.
Le bronze est formé de cuivre, d'étain et de zinc. Les proportions ne sont pas déterminées par la loi elle-même: ce sont les mêmes qu'en France.
Les tolérances de fabrication quant au titre sont de 2 millièmes pour Tor, et pour l'argent, de 4 millièmes; il n'en est pas prévu pour le bronze. La loi indique, pour chaque coupure, en grains et en grammes, la tolérance* de fabrication quant au poids. Le dernier texte sur la matière est Vact du 5 août 1891 2.
C Fabrication, — La fabrication des monnaies est faite enr<' ^ îl n'y a qu'une Rîonnaie en Angleterre, celle de Londres, dirigée par un Depitly Mastei' and Complroller of the iMiiit^. Il y a des succursales de la Monnaie* à Sydney depuis 1853, à Melbourne depuis 1869, à Perth depuis 1897 et à Ottawa depuis 1907. Il a été question d'ériger à côté de la Monnaie de Bombayune succursale de la Monnaie de Londres, en vue de permettre la frappe dans l'Inde du souverain britannique^.
La Monnaie royale n'a pas le monopole de la fabrication. Il existe à Birmingham une compagnie privée, dont l'usine s'appelle la Monnaie (//ie Mini), qui fabrique des espèces de bronze et d'argent. Cette usine, bien entendu, ne peut monnayer qu'en exécution de commandes du gouvernement britannique ou des gouvernements étrangers*. Elle travaille pour l'étranger et aussi, sous la surveillance de la Monnaie royale, pour diverses colonies. Elle a même frappé des espèces métropolitaines pour