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Ibid., juin 1891, p

288 LE SYSTÈME MONÉTAIRE ANGLAIS

légères quelqu'en soit le millésime ^ Les retraits au 31 décembre 1910 ont porté sur 36,502,000 liv. st., en souverains, et 27,698,000 liv. st., en demi-souverains; soit, au total, 64,200,000 liv. st. La valeur des pièces d'or reprises comme métal au prix fixé en 1870 atteint, à la même date, 23,746, 450 liv. st.-^.

§ 4. — Étalon monétaire.

Pendant de longs siècles l'argent a formé presque seul la matière des monnaies anglaises. L'or ne devint abondant que sous le règne de Charles II : à cette époque, la Compagnie d'Afrique en introduisit des quantités notables provenant de la côte de Guinée. C'est, sans doute, pourquoi les monnaies frappées avec ce métal prirent le nom de guinées La frappe de Tor fut libre et gratuite comme celle de l'argent, aux termes d'un statut déjà cité (18*^^, Ch. II, c. 3). Les deux métaux jouissaient également du cours légal illimité La législation anglaise était donc bimétallique.

L'argent conserva le rôle d'étalon. Lord Liverpool constate^ que le métal blanc était reçu à cette époque pour la valeur qui lui était attribuée par le souverain. Le prince assignait également une valeur nominale à l'or ; mais, en fait, les pièces de ce dernier métal étaient prises pour leur valeur intrinsèque, laquelle dépendait du cours commercial de l'or et de l'argent.

Cet état de choses dura jusqu'après la refonte générale des monnaies d'argent effectuée sous Guillaume III en 1095. Vers cette époque, le public cessa de tenir compte des variations du rapport commercial des deux métaux. Il n'accepta pas cependant la tarification de la Monnaie, mais il attribua aux guinées, par suite de circonstances inexpliquées, une valeur conventionnelle consacrée sans doute par l'usage, de 21 s. 6 d. C'était 1 s. 6 d. de plus que le prix de la guinée à la Monnaie (20 shillings)

1. V. Bulletin de statistique du Ministère des finances, juin 1892, p. 730.

2. Administration des ynonnaies et ynédailles. Rapport au ministre des Finances y 1911, p. 142.

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