THÉORIE DE VALEUR DES IVÎÉTAUX PRÉCIEUX
été, €n moyenne, dans cette pério Je, de 203,740 kilogrammes pour Ter et de 1,279,000 kilogramnif^s pour l'argent. A ce compte, près de 35 p des quantités d'or, et 33 p. 7o des quantités d'argent annuellement employées auraient été absorbés par les usages industriels : 65 p. % de l'or et 67 p. Vo de l'argent seraient passés par les ateliers monétaires ^
A son tour, depuis 1893, la direction des Monnaies des États- Unis s'est efTorcéo; d'éclaircir le problème aux multiples inconnues étudié par le D*" Sœtbeer. D'après les données qu'elle a recueillies, on peut supposer que, vers 1900, les arts et l'industrie consommaient annuellement 140,000 kilogrammes d'or fin et 1.500,0(^0 kilogrammes d'argent fin ^ De 1890 à 1899, les frappes monétaires ont employé 3,809,000 kilogrammes d'or fin et 20,359,000 kilogrammes d argent fin^; la moyenne annuelle ressort à 381,000 kilogrammes pour l'or et h 2,036,000 kilogrammes pour l'argent. 27 p. % des quantités d'or et 42 p. des quantités d'argent annuellement ouvrées auraient donc été employés dans l'art et l'industrie, 73 p. pour l'or^ et 58 p. pour l'argent, dans les travaux, monétaires.
Le tableau statistique de l'emploi industriel des métaux précieux dans le monde, dressé en 1900 par la direction des Monnaies américaines, ne contenait pas d'évaluation des matières travaillées dans l'Inde, la Chine, le Japon, le Mexique, les républiques Sud-Américaines^ et ne comptait pour la consommation de l'ensemble des pays non dénommés que des poids relativement faibles : 5,000 kilogrammes d'or ; 50,000 kilo- Mexique et des républiques Sud-Américaines : les renseignements statistiques manquant sur la consommation industrielle de ces pays, nous ne pouvions les faire entrer dans nos comparaisons.
1. Il est ici question des quantités employées et non des quantités pro-^ duites.
Le Report of tJie Director of the Miné upon the production of the vrecious me tais in the United States pour 1900 donne 109,327 kilogrammes, pour Tor et 1,275,037 kilogrammes pour l'argent ; mais c'est après déduction des vieilles matières refondues, que nous avons ajoutées, aU; contraire, afin de rendre les chiffres comparables à ceux des frappea monétaires, lesquels ne comportent aucune déduction pour refontes.
3. lôid. Les frappes do l'Inde, du Japon, du Mexique et des républiques Sud-Américaines ne sont pas comprises dans ces chiffres; elles porteraient le total des fabrlcalions monétaires à 3,944,000 kilogrammes d'or fin et 35,1'Ï0,000 kilogrammes d'argent fin.