‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 115 sur 260 · MOYEN · texte numérisé non relu

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On voit que, de 1884 à 1888, les pièces lourdes et les pièces dans la tolérance de fabrieation étaient devenues moins norabreusos : la diminution n'était pas moindre de 12.37 p. ''j^; les pièces dans la tolérance de frai et les pièces légères avaient

1. Expériences de frai effectuées en 1888. Paris, Imp. nat., 4888.

FRAI DE3 MONÎ^ÂIES. 221

augmenté dans la même proportion. Le poids moyen de 155 pièces de 20 francs, qui doit être de 1,000 grammes au poids droit, était descendu en quatre ^ns de 997.1 grammes à 996.6 grammes, en perte de 1/2 gramme.

Cet appauvrissement de notre circulation d'or résultait prin- <;ipalement de la suspension de fait de la frappe des pièces de 20 francs depuis 1879. Avant cette époque, les fabrications faites pour le compte du commerce amenaient la refonte régulière d'un certain nombre de pièces usées et, dans tous les cas, mettaient en circulation des espèces neuves. Le poids moyen des pièces de 20 francs était ainsi maintenu à un niveau convenable. Depuis 1879, au contraire, les déperditions résultant du frai n'avaient plus été compensées par les additions de poids résultant de fabrications annuelles. Le système alors suivi par la Banque depuis un certain nombre d'années, consistante relever la prime de For au lieu de hausser le taux de l'escompte lorsque le cours des changes révélait une sortie du numéraire*, a eu également des répercussions fâcheuses sur le poids moyen •de notre circulation. Pour éviter de payer la prime, on trébuchait l'or et on exportait les pièces lourdes * : le poids moyen général en a été nécessairement affaibli.

L'affaiblissement de la monnaie d'or a, comme on le sait, un retentissement nécessaire sur le cours des changes. Il relève le gold point et par suite recule la limite de hausse du papier de commerce. Le coût des paiements à l'étranger se trouve ainsi augmenté pour le commerce français. Ces considérations -ont déterminé le gouvernement et les chambres à inscrire au budget de l'administration des monnaies, depuis 1889, un crédit affecté à la restauration de nos pièces d'or. C'est au même usage qu'a été consacré jusqu'à concurrence de 1,231,200 francs' le fonds de réserve constitué , selon le vœu de la convention internationale du 29 octobre 1897, avec le bénéfice de

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