Ibid.. avril 1800, p
4. rbid.. juin isa.'i, p. OTi. Voici les chiffres au 31 décembre 11)01 : or, 3.774,3^7.400 mark; ar^'cnt. o6i.9:i0.0l2 mark: nickel, 60,180,419 mark; bronze, 1 ri, 700,0 il) mark; total, 4, 4ii, 107,510 mark.
302 ' LE SYSTftlIK MOIliTAIRE DE l'aLLEIIAGNS.
secrétaire, M. Otto Arendt. Des pétitions ont été fréquemment adressées au Reichstag pour demander la reprise de la frappe libre. Les membres bimétallisles de cette assemblée Font à diverses reprises saisie de motions en faveur du métal blanc.
Le 7 mars 1885, par exemple, MM. de Schorlemer-Alst, de Kardoff et autres déposaient une motion invitant le chancelier à faire en sorte que la Conférence de 1881 reprît ses travaux. Le i'î janvier 1886, à la Chambre des députés prussienne, le 9 février suivant, au Reichstag, la question de l'argent était de nouveau agitée. Dans cette dernière occasion, MM. de Huene, , de Kardoff, de Schalscha avaient proposé d'inviter le gouvernement à étudier de nouveau la question monétaire et à communiquer les résultats de cette étude au Reichstag. Après deux jours de discussion S la motion fut adoptée par 145 voix contre 119. Le gouvernement, tout en se montrant favorable au maintien du système de 1871, avait assuré à l'assemblée que les gouvernements confédérés n'avaient jamais cessé de tenir la question monétaire à l'ordre du jour.
En mars 1887, lors de la discussion du budget impérial de 1887-88, les bimétallisles soulevaient un nouvel incident à propos de la vente à l'Egypte du stock d'argent en barres. Ils regrettaient l'attitude expectante de gouvernement. Il n'y eut pas cette fois de vote*.
L'avilissement des prix par une prétendue appréciation de l'or, l'annihilation supposée du tarif des douanes par les primes d'exportation que procure aux pays à circulation d'argent la condition défavorable de leur change, l'obstacle que les mêmes pertes au change opposent à l'exportation des produits allemands, tels sont les pnncipaux arguments des bîmétallistes en Allemagne. Ils se recrutent principalement parmi les agrariens, auxquels se joignent des protectionnistes, des cléricaux, des polonais. Le monde financier est généralement opposé au bimétallisme. Il en est de même dans les cercles commerciaux : en mars 1887, au Ilandclstag, 71 chambres de commerce se prononçaient pour l'étalon d'or, 4 seulement pour le double
1. V. BuUelin de statistique du Ministère des finances, février 1886, p. 181.