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Pour 1902 à 1905, v.note, p

un dépôt spécial de monnaie d'or, en échange duquel ont été émis des certificats de 1 ,000 livres sterling. Les certificats sont considérés comme de l'argent comptant. Chaque banque doit toujours en posséder^ pour une certaine somme. Elle peut être contrainte de rétablir la proportion en payant en or. Pour les sommes moindres de 500 livres sterling, le règlement des soldes a lieu au moyen de chèques, qui sont portés à un compte ouvert au Clearing-house dans une banque. L'inspecteur du Clearinghouse tire lui-même des chèques sur ce compte au profit des banques dont le solde est créditeur. Le Clearing-house de M.elbourne compense à la fois les chèques et les billets des banques australiennes.

Le Canada a les Clearing-houses de Montréal (1889j, Halifax (1887), Hamilton (1891), Toronto (1891), Winnipeg (1893), Saint-John (1896).

De nombreux clearing-houses ont été organisés aux États- Unis^ Le plus ancien et de beaucoup le plus important est celui de New-York, qui date de 1853. Le sous-trésorier des États- Unis en fait partie. Les compensations y ont porté* en 1901 sur 79,428 millions de dollars (plus de 411 milliards de francs). Il existe en outre des clearing-houses dans cinquante-six villes. Les plus importants sont ceux de Boston, Chicago et Philadelphie qui, en 1901, ont compensé 7,19:2 millions, 7,757 millions et 5,475 millions de dollars.

L'ensemble des compensations pour tous les clearing-houses des États-Unis, y compris celui de New-York, a été, en 1901, de 1 18,526 millions de dollars.

Voici quelques-uns des chiffres depuis 1880*:

1. Report oit the finances. Comptroller of the curi'ency. 1892, p. 379 et suiv. t. V., pour ies dernières années, note, p. 504.

BW-YORK .

AUTRES CLEAUIWCS.

millions de dollars.

TOTAL

PAIEMENT Dl' CHEQrE. CHAMBRES DE COMPENSATION. 477

Depuis une trentaine d'années, de nombreuses chambres de compensation ont été établies sur le continent européen. Il existait à Vienne depuis 1864 une association analogue entre la PrivateŒsterreichische National Bank et deux autres banques. En 1872 fut organisé le Wiener-Saldirungs-Verein, comprenant une dizaine de banques groupées autour de la Banque austrohongroise ; en 1888, le Budapest-Saldirungs-Verein. En 1872, fut également formée la Chambre de compensation de Paris. En Italie, après la suppression du cours forcé, des chambres de compensation furent établies, en vertu d'un décret du 19 mai 1881, à Rome, Milan, Gènes, Bologne, Florence et Catane. Une chambre très ancienne existait déjà à Livourne. Il en a été créé une autre à Turin. Cologne etStuttgard possèdent une chambre de compensation depuis 1882. A Berlin, une Abrechnungstelle comprenant une vingtaine de banques et banquiers a été fondée en 1883 ; la Reichsbank y joue le rôle de banque centrale. La même année, neuf des plus grosses banques de Francfort s'associaient pour le même objet. Hambourg, Brome, Breslau, Dresde, Leipzig, Elberfeldont également des chambres de compensation ^ En 1898, une chambre de compensation a été ouverte par la banque de Russie à Saint-Pétersbourg; Tannée suivante, Moscou et Varsovie en furent également dotées.

La Chambre de compensation de Paris se compose de 12 mai- "sons de banque. La Banque de France en fait partie, mais avec une situation particulière. Elle envoie au siège de la Chambre les eflets dont elle est porteur sur les autres banques ; elle n'admet pas en compensation les effets dont elle peut être débitrice ; ceux-ci doivent être présentés à son siège et non à la Chambre. Elle figure donc au débit des comptes des banquiers pour la totalité des effets dont elle est porteur et ne leur fournit pas d'articles de crédit. Les soldes sont réglés en mandats de virement sur la Banque de France.

Voici, do deux en deux ans, le chiffre des opérations de la Chambre (débit et crédit cumulés) :

i^ Il n'existait pas auparavant de chambres de compensation en Allemagne, mais la Heiclisbank, la Girobank de Hambourg, la Bank der Ber- Uner Kassenvereins. d'autres encore, pratiquaient les virements sur uno large échelle. V. Dictionnaire des finances de Léon Say. v» Chambres de compensation, Paris, Bergcr-Lcvrault.

(du !•' avril).

1901-Oi.

EFFBTt

présenté*.

F.FFtIS

compensés, millions de francs.

SOLDES RÉCULs

par mandat.

Ces chiffres^ne peuvent être comparés à ceux de Londres ou de New- York qu^avec certaines précautions. Il faut d'abord noter que les agents de change de Paris liquident eux-mêmes leurs affaires par voie de compensation en tirant des mandats sur la Banque de France qui leur affecte une caisse spéciale. La Banque joue donc à leur égard le rôle qui, à Londres, appartient au Clearing-house ^ . D'autre part, la Banque opère d'énormes compensations par ses mandats de virements^ et elle assure notamment elle-même par ses succursales le service de liquidation en province qui, à Londres, est rattaché au Clearinghouse par le couniry clearing.

La véritable cause du peu d'importance des compensations est dans le développement encore peu avancé de l'usage du chèque et dans l'habitude qu'ont la plupart des négociants français de payer eux-mêmes leurs effets au lieu d'en domicilier le paiement chez un banquier.

Il faut reconnaître qu'à ce point de vue, l'organisation de nos places de commerce est très inférieure à celle des places anglaises. Le montant des effets venant à échéance le même jour sur une place comme Paris, peut atteindre et dépasser

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