‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 63 sur 260 · Goschen, op. cit., p · texte numérisé non relu

Goschen, op. cit., p

112 LE MéCAmSUB DE LA GIBGCLATION.

Londres ; et l'accepteur s'adresse pour le paiement à Timportateur américain ».

M. Goschen constate que les effets tirés pour compte forment une part très considérable du total des traites acceptées par TÂngleterre. « Les personnes pour qui ces questions sont nouvelles ne peuvent découvrir du premier coup d'œil quelle est la cause qui force encore aujourd'hui un très grand nombre de pays étrangers à faire de Londres le centre de leurs opérations de banque ; pourquoi, dans l'Inde anglaise, ceux qui expédient leurs produits aux États-Unis tirent sur Londres et non sur New-York, pourquoi l'exportateur de la Nouvelle-Orléans tire sur Londres et non sur Pétersbourg pour le coton qu'il envoie en Russie. On peut en trouver l'explication partielle dans les crédits accordés par les banquiers de Londres et aussi dans la réputation plus grande des maisons londoniennes qui, s'étendant à tous les coins du globe, donne aux traiteà tirées sur elles, une valeur assez différente de celles qui pourraient être tirées sur des banquiers américains ou russes aussi riches mais moins généralement connus. Mais c'est ce qu'on peut appeler une cause secondaire ; un examen plus serré permet de voir qu'elle résulte elle-même de la cause primordiale qui fait de l'Angleterre le grand centre banquier de l'univers. Cette cause primordiale réside dans les extraordinaires et incessantes exportations de l'Angleterre, à raison desquelles chaque pays du monde, recevant constamment des objets manufacturés de l'Angleterre, est dans l'obligation pour les payer de faire des remises, soit en numéraire, soit en produits, soit en papier de commerce. Chacun d'eux peut diriger ses produits sur un autre pays, mais les traites tirées en raison de ces envois prendront sûrement le chemin de l'Angleterre. En d'autres termes, il y aura une demande pour les traites tirées sur les banquiers de Londres et ces traites se vendront mieux qu'aucune autre. Il ne peut y avoir de change pour une place sur laquelle on n'a pas à faire des remises constantes et régulières*. » Il y a toujours un change pour l'Angleterre, qui a constamment des remises à recevoir de presque tous les pays. Elle est appelée

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