LES TROIS ADOLESCENTS
Descendons l'escalier, me dit-elle, viens voir
La chambre souterraine avec ses trois miroirs,
Le caveau vert au fond du cloître de porphyre.
Je la suivis. Je vis son émeraude luire
Ainsi que dans un conte on voit un talisman.
La voûte s'éclairait surnaturellement.
Et par le tournoiement des marches j'étais ivre...
Cela nous conduisit jusqu'à la porte en cuivre
Où le signe ambigu des deux sexes mêlés
Et celui de l'hermaphrodite immaculé
Etaient gravés en or sur le métal vert pâle.
Nous entrâmes. La salle avait des murs jdopale
Et sur un grand velours glauque aux bavures d'or.
Ayant le fauve éclair, par places, sur leur corps,