‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 101 sur 138 · LES TROIS ADOLESCENTS · texte numérisé non relu

LES TROIS ADOLESCENTS

Descendons l'escalier, me dit-elle, viens voir

La chambre souterraine avec ses trois miroirs,

Le caveau vert au fond du cloître de porphyre.

Je la suivis. Je vis son émeraude luire

Ainsi que dans un conte on voit un talisman.

La voûte s'éclairait surnaturellement.

Et par le tournoiement des marches j'étais ivre...

Cela nous conduisit jusqu'à la porte en cuivre

Où le signe ambigu des deux sexes mêlés

Et celui de l'hermaphrodite immaculé

Etaient gravés en or sur le métal vert pâle.

Nous entrâmes. La salle avait des murs jdopale

Et sur un grand velours glauque aux bavures d'or.

Ayant le fauve éclair, par places, sur leur corps,

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