LA TRESSE COUPEE
Sur le seuil d'or du magasin d'antiquités
L'enfant se fait coiffer par l'ancienne beauté.
La marchande aux yeux peints admire, palpe et liât
L'éblouissante peau, les lèvres écarlales
Et la tresse qui tomberait jusqu'aux talons
Si ses doigts secs ne la tordaient sur le cou blond
Quelquefois le miroir ornant la devanture
Lui montre son visage avec des bouffissures,
Ses lèvres retombant, son teint parcheminé...
Le parfum de la mort sort des meubles fanés.
L'enfant que le soleil de la rue illumine
Suit des oiseaux en cage aux boutiques voisines...
Mais soudain au moment de nouer les cheveux,
La femme, la poussant parmi les objets vieux
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)u magasin, les oripeaux, les ors des frusques, ranche avec ses ciseaux la natte d'un coup brusque, la suspend à son cou comme un souple serpent t danse, geai flétri, sous ces plumes de paon 'endant que les ciseaux font un bruit métallique t que de tous côtés, sur le seuil des boutiques. es commères tapent leur ventre en s'esclaffant 'e voir le beau visage abîmé de l'enfant.