‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 60 sur 138 · LA TRESSE COUPEE · texte numérisé non relu

LA TRESSE COUPEE

Sur le seuil d'or du magasin d'antiquités

L'enfant se fait coiffer par l'ancienne beauté.

La marchande aux yeux peints admire, palpe et liât

L'éblouissante peau, les lèvres écarlales

Et la tresse qui tomberait jusqu'aux talons

Si ses doigts secs ne la tordaient sur le cou blond

Quelquefois le miroir ornant la devanture

Lui montre son visage avec des bouffissures,

Ses lèvres retombant, son teint parcheminé...

Le parfum de la mort sort des meubles fanés.

L'enfant que le soleil de la rue illumine

Suit des oiseaux en cage aux boutiques voisines...

Mais soudain au moment de nouer les cheveux,

La femme, la poussant parmi les objets vieux

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)u magasin, les oripeaux, les ors des frusques, ranche avec ses ciseaux la natte d'un coup brusque, la suspend à son cou comme un souple serpent t danse, geai flétri, sous ces plumes de paon 'endant que les ciseaux font un bruit métallique t que de tous côtés, sur le seuil des boutiques. es commères tapent leur ventre en s'esclaffant 'e voir le beau visage abîmé de l'enfant.

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