‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 65 sur 138 · LA PETITE DANSEUSE · texte numérisé non relu

LA PETITE DANSEUSE

Le géant était triste auprès du nain malade. La grosse caisse et les cymbales expiraient Et s'accoudant sur le carton des balustrades, La petite danseuse au loin me regardait.

Sous la robe à paillette et le manteau de flamme Je sentais qu'elle avait très froid au vent du soir, Froid à sa chair d'enfant et Iroid peut-être à l'àme. La foire finissait dans un grand désespoir.

Elle me regardait avec des yeux si tendres! Une onde d'amitié vous baigne quelquefois, On en a le cœur gros et l'on ne peut comprendre La foule morne s'écoulait autour de moi

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Alors parmi la mort de la foule muette, Pour l'ami inconnu ainsi qu'un signe obscur, La danseuse soudain lit quelques pirouettes Et le geste d'oftVir au ciel son corps très pur.

Mais je ne compris pas la parole subtile, Cette mystérieuse offrande au sens profond... L'homme ferme son âme en vivant dans les villes... Et je partis avec les derniers lumignons...

Et c'est pourquoi, les jours de l'an, les jours de Pâques, Depuis ce temps, je cours les foires au hasard... Mais je n'ai jamais plus retrouvé la baraque, La petite danseuse et soù tendre regard.

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