‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 9 sur 138 · L'ANE A CORNES SUR LA TOUR · texte numérisé non relu

L'ANE A CORNES SUR LA TOUR

L'àne à cornes gravit l'escalier de la tour,

Sur les dalles faisant sonner ses sabots lourds...

Les nains au corset bleu, les courtisanes grecques,

Les eunuques, les ruffians et les évêques.

Les mendiants, les sorciers, les nègres, les imnn?,

Avec les bracclels, les croix, les talismans,

Regardent sur la place, immobiles, la bête

Dont le vent fait gonfler la robe violette

Et demeurent figés, épouvantés, muets.

Et quand Tâne royal atteignit le sommet.

Le soleil flamboya dans sa mitre écarlate,

On le vit se dresser sur ses puissantes pal tes

Et debout il se mit à braire puissamment.

Et bien mieux que l'éclat des cloches, ce braiment

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