‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 97 sur 138 · TRISTESSE D'OLYMPIO · texte numérisé non relu

TRISTESSE D'OLYMPIO

C'était au même endroit, près de la même écluse, Le long du même quai, sur le même canal. Dans les arbres maigris la lumière diffuse Baignait comme autrefois le paysage banal.

Devant le banc où l'on voyait les terrains vagues Je l'ai croisée. Au loin résonnait un tambour, Et le ciel était plein de cette grande vague De poussière, mêlant la ville et les faubourgs...

Oui, c'était cette femme, et c'était ce visage, Et c'était cette main que j'avais tant pressés. Mais le verre du temps m'en déformait l'image. Les yeux étaient bouffis, ternes, rapetisses.

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