SCENE XII
Les Mûmes, PAUL.
Paul. Voici, mademoiselle, l'acte qui vous constitue la légataire universelle de M. Didier.
berlandier, furieux I.e testament est attaquable, il dépouillé un neveu du défunt.
Paul, à Lucie. Vous pouvvz être sans inquiétude à cet égard, le neveu de M. Didier se fera toujours un devoir de respecter les dernières volontés de sou oncle...
berlandier. C’est ce que nous verrons.
[Il *e retire ter* le fond du théâtre]
Paul, fi Lucie. Eloigné de lui jar suite de quelques folies de jeunesse, sou oncle l’a déshérité... il l'a déshérite pour que vous soyez heureuse , Lucie... Qu’Il soit brui pour celle bonne pensée... El maiun-nant, que vous êtes à l’abri du besoin, maintenant que mes services vous sont inutiles...
adieu!... adieu pour toujours...
licie. Me quitter dans un pareil moment l... oh ! mais alors il fallait me laisser ignorer tout ce que vous aviez fait pour moi, il ue fallait pas qu'on m'apprit... (4 Musette, les larmes aux peux.) Ali ! tenez, mademoiselle, c'est mal, c'est fort mal de m’avoir dit., car vous ne savez pas... celte jeune Ulle qu'il a secourue avec l'argent de cette montre, c'était moi...
Paul. Eh q ioi I vous savez ..
mi sette. Il se pourrait!...
lucie, continuant. Celte pauvre ouvrière qu’il ne laissait jamais manquer d’ouvrage au prix des plus glandes privations. c'était encore moi toujours mot; et c'est quand jo pourrais m'acquitter...
musette, acte un effort pénible. Allons donc!... il ne saltce qu'il dit... Partir, lui!...
ir*
mais il n’y songe seulement pas... (prenant les moi ut de Lur.ie, qu’elle met du us celles de Paul ) à moins qtto en ne soi! avec celle qu’il aime... avec sa femme.
Lcr. il, joyeuse. Sa femme! inoif...
pacl, à part, (jue dil-elle 1 . .
MTTBRTTE.
Ain de madame Detyarein».
. Aimex-la bien, je la veux, j® l'ordonne,
.Fui bien le droit, il me semble entre nous.
IV l’exiger... En cv monde, personne N’est, j'en tuU sûre, aussi digne de vous.
Far un motif que sans doute j'ignore,
Ali! n'allez pus prononcer un refus ;
Mnia laissez moi le doux plaisir encore D'avoir ici fait deux heureux de plu».
paitl. Mai» vous, Muselle, vous?...
Mt'SKTTE, gaiement. Moi. je par» pour l’A ménque; un superbe établissement de tno des qu’on m'offrail depuis longtemps, el que j'ai lini par accepter... l'affaire est si-
LA MONTItF. DE MTSKITE.
g.iée.plus moyen do s'en dédire... Par exemple, je ne partirai qu'a près la noce, rar vous m'invitez, n'est-ce pas?...
atala. F.t lu te ligures que je le laisserai partir seule... n'y compte pas; j'abanilunne Clodomir à son malheureux sorl...
Je m'associe a loi...
j clodosir. Eh quoi 1 Alala, vous aussi ..
| ata la. Ah! tenez, je suis encore trop ' bonne... (fui tendant la main) el si une place de iroltin peut vous élre agréable...
clodomir. Noble cœur!...