‹ La morale de Kant: étude critique (volume 2)Chapitre 3 sur 53 · V . - AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

V . - AVERTISSEMENT

' '. •TXôus^-lônoîisià fetfaereier ici publiquement T Académie de rhonneur qu'elle nous a fait en ne jugeant pas ce livre indigne d'une récompense. Nous avons, pour la publication, remanié en beaucoup d'endroits la forme de notre mémoire. Quant au fond, il est resté le même.

PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDïTrON

IL y a cent ans que Kant est mort, et Tœuvre morale qu'il a laissée derrière lui est de telle nature qu'il est encore difficile d'en parler sans soulever des clameurs, quelquefois dés colères.

Un certain nombre de philosophes qui se croient rationalistes parce qu'ils répètent à tous propos les mots de « raison pratique » sont^ en effet, disposés à penser que discuter l'œuvre morale de Kant, c'est blasphémer la raison.

Nous ne croyons nullement, quant à nous, que les conclusions naturelles d'une philosophie vraiment rationnelle soient celles que Kant a défendues.

Assurément, Kant a cru travailler pour la raison, et contre le mysticisme*. Est-il bien certain qu'incdnsciemment et malgré lui il n'ait pas fait le jeu de ce mysticisme môme qu'il prétendait combattre ?

Est-ce développer l'homme dans un sens rationaliste que de l'habituer à considérer comme rationnelle une conduite qui consiste à obéir à un ordre qui se donne sans raison, et à courber la tête devant un « sic volo, sicjubeo »? N'est-ce pas bien plutôt

Page 1