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CONCLUSION

Ces rétrogrades qui se prétendeni avancés, ces protectionnistes, qui retardent sur Coibert, sont confits dans ces vieilles règles : « On ne s'enrichit qu'au dommage d'autrui.

— Vends le moins possible et le plus cher possible. — Considère que le client est fait pour toi et non toi pour le client. S'il résiste, il faut que l'État te le livre. — Le devoir du gouvernement est de te protéger contre tes concurrents, surtout du dehors. — Occupeloi moins de faire que d'empêcher les autres de faire. — Sers-toi de la liberté politique pour supprimer la liberté économique. »

Les socialistes donnent ces prétextes aux travailleurs : « Ton patron ne s'enrichit que

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de ton surtravail. — Fais-en le moins possible et le plus mal possible. — Considèretoi comme un paria et, au lieu de te livrer à cet effort économique qui s'appelle le travail, fomente la politique socialiste de la lutte des classes, avec l'expropriation de la société bourgeoise et capitaliste. — Fais le lézard à l'atelier, réserve ton énergie pour la guerre sociale. — Crois en la Société, qui te donnera bonheur et richesse, pourvu que tu aies foi en nous. »

Dans le régime de la liberté économique, voici les vérités acquises : « Tout producteur a plus besoin de vendre que son client d'acheter. — Réduis presque indéfiniment ton bénéfice relatif pour augmenter indéfiniment ton débouché global. — Ta fortune est la richesse de ta clientèle. — Ta prospérité dépend de la prospérité générale. — Toute concurrence provoque un effort et un progrès. — Le contrat est la loi des parties. — Substitue les contrais aux arrangements d'aulorité. — Non seulement tiens tes engagements, mais va au delà. — La base de

la valeur est la morale professionnelle. »

La conceplion proleclionnisle el socialiste produit une morale de paresse el de dépression pour rindividu, de méfiance, d'envie el de haine à l'égard des autres.

La conceplion libre-échangiste produit un surcroît d'énergie, d'action pour l'individu, de bienveillance, de confiance el de solidarité à l'égard de l'humanité entière.

Je viens de démontrer qu'elle inspirait la pratique des vertus morales les plus hautes, même de celles qui paraissent le plus inaccessibles. Nous devons donc résolument proclamer et enseigner que, de même que dans les civilisations basées sur l'exploitation du vaincu par le vainqueur, le grand ressort moral a été la concurrence guerrière, de môme dans les civilisations basée sur la science, la production ell'échange, le grand ressort moral est la concurrence économique.

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