‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 1 sur 270 · G. CHARPENTIER, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

G. CHARPENTIER, ÉDITEUR

13, RUE DE GRENBLLE-SAINT-GERHAUf

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^' y ^^ * l^gg membres de la Société sont dispersés

dans tous les coins . du monde et partagés en autant de nations et de royaumes que la terre a de limites; division toutefois marquée seulement par l'éloignement des lieux, non des sentiments ; par la diCTérence des langues, non des affeetions; par la dissemblance des visages, non des mœurs. Dans cette famille le Latin pense comme le Grec, le Portugais comme le Brésilien, l'Hibemois comme le Sarmate, l'Espagnol comme le Françab, TAnglais comme le Flamand; et parmi tant de génies divers nul débat, nulle contention, rien qui vou* donne lieu de voue

apercevoir qu'ils soient plus «TUm Le lieu

de la naissance ne leur offre aucun motif

d'intérêt personnel Même dessein^ même .

conduite, même vœu, qui^ comme un nceud

conjugal, les a liés, ensemble Au moindre

signe un seul homme tourne et retourne la Société entière, et détermine la révolution tPun si grand corps; il est facile à mouvoir, mais difficile à ébranler.

Imago primi sœculi Societaiis Jesu; publie avec autorisation de Mutio Vitellescfai, général ; 1.640.

Ces doctrines, dont les conséifuences iraient à détruire la loi naturelle, cette ràgle des mœurs que Dieu lui-même a imprimée dans le cœur des hommes, et par conséquent à rompre tons les liens de la société civile, en autorisant le vol, le mensonge, le parjure, l'impureté la plus criminelle, et généralement toutes les passions et tous les crimes, par l'enseignement de la compensation occulte, des équivoques , des restrictions mentales, du probabilisme et du péché philosophique; à détruire tous les sentiments d'humanité parmi les hommes en favorisant l'homicide et le parricide; à anéantir l'autorité royale, etc..

Arrêt du Parlement de Paris ^ du 5 mars 1702.

A M. FREPPEL, Évêqué D'ÀNCEiis

QUI m'a publiquement TBAITÉ DE CALOMNIATEUR ET DE FALSIFICATEUR DE TEXTES

Monsieur l'Évêque,

Je vous dédie ce. livre. Et cela est juste, car sans vous il n'aurait pas vu lejovr. '

Au lendemain demes discours de juillet iSlQ, une avalanche de brochures, de lettres , d* articles soit anonymes, soit signés de noms plus ou moins authentiques, de jésuites ou se vantant de Vètre, s'abattit sur niai. Je ne m'inquié^ tai guère des grossières injures, des menaces même qu'on y entassait^ et retournai à mes études , sans autrement me soucier

De ce tas d*msulteiirs hurlant après mes chausses

Mais vous êtes à votre tour entré en ligne, et m'avez, tout crûment, qualifié de calomniateur et falsificateur de^ textes. Ceci venant d'un ancien collègue en Sorbonne, d'un salarié de l'État, à peu près au même rang que moi dans la hiérarchie administrative , . ne pouvait rester sans réponse. Cette réponse, je lui ai donné la forme du présent livre. Pourquoi? C'est ce que je vais expliquer dans une Préface qui devra en intéresser d'autres que vous. Et c'est ce grand public, auquel je fais appel, qui jugera entre vous et moi.

Vous m'avez profondément blessé. Monsieur VÉvêque ; mais, laissez-moi vous le dire, bien que cela vous soit sans doute fort indifférent, je ne vous en veux pas. Il est clair pour moi que vous n'avez pas pu comprendre la valeur que prenaient, en s' appliquant à un homme de science, les expressionspar vous employées.

Calomniateur, falsificateur, imposteur, ce sout là^ eu 4^/, é/es mots d'un usage fréquent dans la langue des likoumaturffès, et que se renvoient volontiers, saus y^ çaToVXrc

a DÈDICiCX.

aitoeher d^imporiamcey colx qui vùpaU de la crédulité et de la saUiMekMmaimei. Qm^ils se jetUmi àlatèUle célèbre mentiris impadentiasiiiie, eest affaire à emx.

Mais me sarez-voÊH pas^ Mamnemr rÉrêqme^ ce quest un hoaume de sàemee ; ^lel euUe ardemi H sams paria^e U a voméà la Vérité^ TétenuUe et sainte Vérité^ qu'il invoque etpoursmi^umlgrélesmMmtkèmtesdessiqferstitions^f^^ Se safpez-voms pas aue sa parole respectée waut jusque inscription de faux? Ne sareZ'VOÊU pas que le wunndre soupçon sur sa véracité lui inflige la plus sanglante injure; que le mensonge «sf pour bacs quest la prérarieation pour lejugCy et la lâià^' pour le soldat? Xon^ àcoup sir, nus nat€i pas accoutumé de porter à deskmnmes de science.

Et mamttmant, voici les pièces du procès^Totretéminent WÊonditie^ • comme vous iappewez^ ce Gurg^ dont vous m'accusez d'avoir tronqué le texte et fsdsifié ks intentiamt, c^uwun va Pouvoir tmppréckr. Taille dberrAgr en mi tanière^ jetai dtpouiHt de tiaspur kàm derrière tequd it se codait, je Toi réduit à sa piss sisuple expresskmy et je FaMnène dama lepMie frmuiais^ cm plane lumière^ kon^ tcujT de sa nuditt. et cUgnoteaU au solat.

Quon lise maintenant et uses rtquinbmsdes h et 1 juillet, et le texte mênse du jésuite, la fnèce justificative. J^attends avec catme le jugement^ iantjesuis resté au-dessous de la vérité*

Ah! ks jésuites m'esU VnnÈt de fatsificwteur, decahmniateur^ei vous vous Hvs utis^MonneurtEvèque^àleuriête ou à leur suite, peu importe! âh! Basâe sest voilé la face, le rouge estmmié au front de Tartuffe! Eux^ quiantfisit delac^amnie un sgstème, H du mensonge uneAéo^' Us ic sont emportés, es ont crié à rimpoaure! Et qui iMupofait? EuT-snêmes !

Ak!cestunjeueonim!

Qm na vu dans quelque rue de nos grondes fugant devant un groupe oekormé à sa poursuite. kiisune effaré, criant plus haut que tous: au voleur! Quel est-ii f Les nmfsseulss''g

Monsieur rEvèquc. je vous dédie ce livre,

Paul BERT.

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