CAS SUR LES CAS RÉSERVÉS
actes honteux avec son confesseur, par lequel elle avait été sollicitée, tant en confession qu'à propos de la confession. Elle a caché ces sacrilèges dans plusieurs confessions. Enfin
CAS XXV
Sk»llicltatIons honteuses
Gornélie avoue en confession au curé Sulpice, en ple^irant et soupirant, qu'elle a commis le crime hon« tôux avec Évrald, confesseur, qu'elle poursuivait de son coupable amour. Sulpice l'interroge
CAS XXYI
(Sollicitations honteuses
Ilufine, sollicitée au crime par Sylvain, son confessôva.r, s'est abandonnée à lui, mais n'a pas osé, pendant î^înze ans, avouer son crime en confession. Enfin elle ^ ^>youe à un nouveau confesseur, qui lui demande de ^^ foncer son complice. Elle refuse 1°
CAS XXVIII
Sollicitations honteuses
3.— LeprêtreBrixius, à l'occasion d'une confession, a ^^^Xlicité de Rutilie certaines choses légèrement déshon- ^^tes. Mais Rutilie va trouver un autre confesseur et lui ^^ nonce la chose. Celui-ci, ayant entendu la confession, ^^blige à dénoncer le séducteur, et, sur son refus, la ivoie sans absolution jusqu'à ce qu'elle l'ait dénoncé. n. — Sigolcna confie à Valfride, sous le secret natu-
reV, qu'elle a été excitée à ' des actions tout à fait d^af* . , horïhétes par son confesseur Paulin, à l'occasion d'iaii)^ f confession. Valfride, inquiète, dévoile l'affaire à son eq^ ^ fesseur; eelui-ci l'oblige à dénoncer Paulin, malgré ië secret promis, sous la menace d'un refus d'absolution.^3
m. Le prêtre Ripasius, sollicité par Berthe de rece- - j voir sa confession le lendemain, l'excite aussitôt an «i péché. Celle-ci va trouver un autre confesseur, qui .. l'oblige à dénoncer Ripasius.
D. 1". Faut-il dénoncer un confesseur qui pousse à des actes légèrement désbonnêtes ?
^ D. 2». Un pénitent doit-il faire cette dénonciation; noix seulement celui qui a été excité à la débauche, mais encoro celui qui en a connaissance?
D. 3®. Que faire, s*il a appris Texcitation à la débaucha sous le secret naturel ?
R. à la 1'® D. Non, au moins de la manière la pliid probable. La raison en est que, pour dénoncer un sé^ ducteur, il faut que l'acte d'excitation soit un péch.^ grave, de sorte qu'on pense qu'il a péché gravement daim^' ce cas. Car Benedict appelle ce crime d'excitation ua malice sacrilège, parce qu'elle dénote certainement péché grave. En outre, une action contraire à la chas — teté en soi ne devient pas grave parce qu'elle a eu lie^-^ dans la confession, ou à l'occasion de la confession ^ car autrement tout péché véniel en matière de vér^^ — cité, d'humilité, de patience, etc., deviendrait grar^ dans ce sacrement, ce que personne n'affirme. Et i 1 ne faut pas objecter qu'une faute légère deviendrai^ grave à cause du respect dû à ce sacrement ; car autr©-^ ment tout péché léger deviendrait grave dans la coa-^ fcssion, par manque de respect à ce sacrement, c^ qui est faux. En outre, tout l'outrage n'existe qu'ef^ tant que ce sacrement est donné avec une action raau-'