CAS SUR LES DISPENSES DU MARIAGE
degré ; tous deux avaient l'intention d'obtenir ainsi plus facilement la dispense. Ensuite, il demande la dispense pour parenté, et aussi pour rapports sexuels, mais en taisant le motif qui les a fait établir. Quand il est marié, Gilbert est agité par les scrupules de sa conscience, et confesse ce motif. Le confesseur se demande s'il faut une dispense nouvelle pour consolider le mariage.
D. Quelle est la valeur de la dispense ?
R. La dispense est sans valeur, et le mariage nul
Si un seul des fiancés avait eu, en contractant les rapports sexuels, l'intention d'obtenir plus facilement ladispense^ il y ^ controverse sur la validité du mariage.
CAS IV
Diupense subreptlce
Fabius et Agnès, cousins au second et au troisième degré, demandent une dispense à Rome pour se marier. Ils affirment dans leur supplique qu^ls n'ont jamais eu ensemble de relations sexuelles. La dispense est accordée et envoyée au curé qui doit les dispenser, si leur demande s'appuie sur la vérité. Le curé examine les fiancés et les interroge pour savoir s'ils ont eu oui ou non des relations sexuelles ensemble. Ils répondent que non, avant la demande, mais que oui, après la demande. Le prêtre, fort embarrassé, doute de la validité de la dispense. En outre, voyant tout préparé pour le mariage et les parents déjà arrivés, il est de plus en plus tourmenté.
D. Est-il besoin d*uue nouvelle dispense?
R. Il faut une nouvelle dispense, si les relations ont eu
lieu avant la fulmina tion ou exécution de la dispense... Il en serait autrement si elles avaient eu lieu après, parce que, la dispense accordée, il n'y a plus d'inceste.
CAS V
Dispense sabreptice
Quirinus et Germaine, ignorant qu'ils sont liés par une parenté au quatrième degré, ont commis un crime honteux. Ensuite, ayant eu connaissance de cette liaison, ils commettent encore plusieurs fois l'inceste. Après les fiançailles et les publications, cet empêchement les arrête, et ils demandent une dispense au Saint- Siège. Mais ils indiquent seulement qu'ils ont eu des rapports sans connaître leur parenté, passant sous silence ceux qu^ils ont eus ensuite. Plus tard, ils doutent de la validité de la dispense.
D. Quelle est la valeur de la dispense?
R. Elle est sans valeur •
CAS VI
Dispense 'obrepirice
Longin et Pélagie, cousins au troisième degré, se sont fiancés avec l'intention de demander la dispense. Celui qu'ils chargent de la libeller, y déclare que les fiancés ont eu des rapports honteux..., ce qui n'était pas vrai. Le curé considère cette dispense comme obreptrice et nulle, et remet le mariage à une autro époque. Mais voici que les fiancés tombent dans 1^ crime, et qu'il en résulte un enfant. Us demandent alors une nouvelle dispense, afin de légitimer leur en-