‹ La morale des jésuites. Avec une dédicace à m. FreppelChapitre 61 sur 270 · DE FÊTE · texte numérisé non relu

DE FÊTE

538. — Tous les fidèles ayant Tusage de la raison sont tenus, sous peine de péché grave, d'assister à la messe tous les dimanches et jours de fête, à moins qu'ils n'aient une «xcuse légitime.

ART. II. — DE l'audition de la messe en partiqulier

341 On assiste à la messe, selon l'opinion plus

probable, si l'on se trouve dans une maison voisina d'où l'on puisse, par la fenêtre ou par la porte, voir l'autel ou les assistants, ou distinguer les parties de la messe, pourvu qu'un petit espace sépare la maison de l'église. Il en serait Mrement s'il y avait un grand espace, ou une place.

• 344/.... Peur écouter valablement la messe, il faut une attention au moins externe.

Il faut en outre quelque attention interne, ou du moins

^a volonté d'écouter la messe.

Une quelconque suffit parmi les trois espèces d'attentions

'^ternes que l'on distingue, c'est-à-dire, al ten lion aux paroles

^** actes du prêtre, au sens des mois et des mystères, à Dieu

'^^•-mêrae

347... On récoute suffisamment, si Ton est d&trait involontairement, même pendant tout le temps de la cérér monie, à moins qu'on ne soit absorbe par d'autres pensées

au point de ne prêter aucune attention • U

en est de même pour celui qui s'endort de temps en temps ; il ne commet pas un grave péché, pourvu qu'il pense de quelque manière à ce qui ce passe.

On doit excuser de même de péché grave ceux qui prêtent une attention virtuelle, c'est-à-dire qui, dans le commencement, ayant l'intention d'écouter, sont ensuite distraits pendant tout le temps de^la messe, sans cependant changer leur intention première.

353. — D, Peut-on donner, comme excuse à l'absenœ de la messe, l'occasion de réaliser un gain notable ?

A. Oui, selon l'opinion probable, parce que les préceptes de TËglise ne nous obligent pas de subir un détriment se* rieux, comme il a été dit dans le traité des Lois, n^ 100, mais ce gain doit être extraordinaire.

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