CHAPITRE I
Oblisalfons des enfants envers leurs parents
365. — Les enfants sont liés par des obligations tout à fait spéciales envers leurs parents. Ils ont trois devoirs ic remplir : en montrant de l'amour, du respect et de robéis^ sance ' . .
g 1. — Amour ^.
i. D, En quoi consiste Tassistancc que les enfants doivent à leurs parents dans leurs besoins spiritueU ?
R. Elle consiste : 1" à leur rappeler avec respect les vérités de la foi, la crainte de Dieu, l'amour et le zèle de leurs devoirs religieux, quand ils les voient indifférents a leur salut ; 2*" à les avertir de leur état lors* qu'ils sont dangereusemant malades ; à les exhorter à recevoir les sacrements et à prendre soin qu'ils leur soient administrés en temps utile et avant qu'ils soient à l'extrémité. » {Petit catéchisme de Marotte).
Et Ton s'étonne et s'indigne de tant de scènes odieuses auprès du ilt >' des moprants !
Il faut cependant reconnaître qu'on ne retrouve pas trace dans Gury de l'infâme doctrine résumée par Escobar dans les termes suivants :
§ 2. — Respect.
§ 3. — Obéissance.
367. — Les enfants doivent obéir à leurs parents pour tontes les choses licites et honnêtes qui dépendent de ceuxci, tant qu'ils sont sous leur pouvoir.
Hais pour les choses mauvaises» les enfants ne doivent ni ne peuvent obéir» ce qui est évident d'après le droit naturel.
369. — D. Les fils sont-ils tenus d'obéir à leurs parents pour le choix d'un état?
R, Non, en principe, parce que tout homme, en vue d*un moyensùrpour tendre à Dieu, sa un dernière, ou pour régler sa vie pleinement et librement pour cette fin, est tout à fait indépendant des autres. Aussi les parents pèchent-ils gravement s'ils forcent leurs enfants, directement ou même indirectement, à choisir un état soit monacal, soit ecclésiastique, soit conjugal ou, au contraire, s'il les empêchent, sans un juste motif, de choisir un de ces états.
c Un fils est obligé et ne Test pas de nourrir un porc infidèle, qui est <IaQ8 la dernière nécessité, si celui-ci fait des efforts pour lui faire abandonner la foi. »
t II y est absolument obligé
t n n'y est nullement obligé.
c Cest ce dernier sentiment qu'il faut absolument tenir; car les enfants catholiques sont obligés de dénoncer leurs pères ou parents coupables <}'bérésie.... quand même ils sauraient que leurs pères doivent être pour
^ Mijet livrés aux flammes, comme l'enseigne Tolot Donc ils
pourront même leur refuser les aliments jusqu'à les laisser mourir de
.'^. Fagundez ly'oute qu'ils peuvent même les tuer, en gardant la
iiM)dératioa qui convient à une légitime défense, comme des ennemis ^ violent les droits de l'humanité, s'ils veulent forcer leurs enfants « quitter la vraie foi ; mais qu'ils ne doivent |)as cependant les mettre 4ani les liens pour les faire périr de faim (p. 436). >
J'ai dit en principe ; car il en serait autrement 91 les , ants, pour des causes graves et raisonnables, s*opposai( i la volonté de leurs enfants; par exemple, si, se trouva dans le besoin, ils étaient obligés d'avoir recours à lei enfants et si ceux-ci ne pouvaient les secourir qu*ea resti avec eux.
D. Les enfants peuvent-ils embrasser l'état rdigic malgré leurs parents ?
R. Oui, en principe. Bien plus, l'enfant agira avec plus sagesse si, se sentant de la vocation pour l'état religic et croyant que ses parents s'y opposeront injustement leur cache la chose et obéit à la volonté divine. Cepend il ne faut pas conseiller cela aux mineurs toutes les fois ( la chose n'est pas pressante, ou qu'on n'est pas sûr de 1 vocation. En France surtout, il faut se garder de donner conseil aux mineurs, puisque les parents, avec l'appui bras sécuUer, peuvent les retirer de n'importe quel eudn et les ramener chez eux.