CHAPITRE III
Obligations des ART. 1. VO3U DE PAUVRET
155. Un religieux lie par un VOBU solennel de ptuvrete, c'est-a-dire ay ant fait une profession solennelle dans un ordre approuve par le Saint-Siege, du moins d'apres la force de la loi ecclesiastique et en mettant de cote toute dispense pontificate, est tout a fait incapable, en particulier, c'est-adire personnellement, de posseder n'importe quel bien temporel qu'on puisse evaluer, meme avec la permission de son
1. Marotle n'oso, sur ce point delicat, s'exprirner aussi nettement. Mais le lecteur comprendra aisement ce que signifient les paroles suivantes
< D. En quelle occasion les enfants doivent-ils particulierement mootrer du respect et de la soumission a leurs parents ?
R. G'est quand il s'agit de choisir un etat de vie ; ils doivent alors demander et suivre les conseils de leurs parents, a moins qu'il ne soit reconnu que la volatile des parents est opposee a celle de Dieu > (Petit catechisms). Qui aura qualite pour reconnaitre la volonte de Dieu ? Le confesseur t
334 LA MORALE DEt, JfiSUITES.
superieur. Statut du Concile de Trente, session XXV, c. n. Mais la communaute peut, soit par elle, soil par ses membres, acquerir et posseder des biens, a moins que ses statuts ne s'y opposent. De la 1'axiome Ires connu du droil Canon : Tout ce qu'un moine acquiert, il I'acquiert non pour lui, mais pour le Monastere.
Par suite, un religieux ayant fait Profession est tout a fait incapable de faire n'importe quel acte de propriete, au sujet d'un bien appartenant soit au Monastere, soit a ses parents, soit a des etrangers; ainsi il ne peut, sans la permission ou generate, ou speciale de son superieur, disposer d'aueune chose soit licitement, soit valablement, par acceptation, donation, vente, emprunt, etc.
157. D. Un religieux peut-il donner cequ'il a economise sur ce qui lui esl f'ourni pour son usage?
JR. Non, en general. . .
D. Peche-t-il en recevant d'un etranger de 1' argent a employer a son gre pour des oeuvres pieuses?
R. Oui, s'il le recoit absolument pour lui, pour le donner en son propre nom ......
158 D. Peche-t-il centre le voeu de pauvrete en re-
fusant ce qui lui est offert par des etrangers ?
JR. Oui, s'il s'agit decbosesdejaacquises, parexemple, de legs, de salaires, dus aux travaux du religieux, de dons deja acceptes, elc., parce que le Monastere acquiert immediatemen t un droit sur ces choses, d'apres 1'axiome rappele ci-dessus.
161. Un religieux peche contre le voeu de pauvrete, si, sans le consentement de son superieur, a la maison ou au deliors, meme pour ce qui concerne rhabillement ou la uourriture, il accepte, retient, echange, donnc, bu prete quelque .chose. De meme, si sans la permission deson superieur ii emprunte ou prete del'argent a des etrangers.
II peche contip cevoeu en mangeant ou buvant chez des etrangers sail la permission du prelat, parce qu'en recevant quelqur chose sans permission il fait acte de pro-