‹ La morale des Jésuites [microform]Chapitre 233 sur 344 · II. Sigolena foiifie a Valiride, sous le secret uatti · texte numérisé non relu

II. Sigolena foiifie a Valiride, sous le secret uatti

LA MORALE DBS JESUiTES.

rel, qu'elle a cte excitee a dos actions tout a fait dcshofmeles par son confesseur Paulih, a 1'occasion d'une confession. Valfride, inquiete, devoile 1'affaire a son confesseur; celui-ci 1'oblige a denoncer Paulin, malgre le secret promis, sous la menace d'un refus d'absolution. III. Le pretre Ripasius, sollicite par Berthe de recevoir sa confession le lendemain, 1'excitc aussitot au peche. Celle-ci va trouver un autre confesseur, qui 1'oblige a denoncer Ripasius.

D. l re . Faut~il denoncer un confesseur qui pousse a des actes legerement deshonnetes ?

D. 2 e . Un penitent doit-il faire cette. denonciation; non settlement celui qui a ete excite a la debauche, mais encore celui qui en a connaissance ?

D. 5 e . Que faire, s'il a appris 1'excitalion a la debauche sous le secret naturel ?

R. a la l re D. Non ; au moins de la maniere la plus probable. La raison en est que, pour denoncer un seducteur, il faut que 1'acte d' excitation soit un peche grave, de soiie qu'on pense qu'il a peche gravement dans ce cas. Car Benedict appelle ce crime d' excitation une malice sacrilege, parce qu'elie denote certainement un peche grave. En outre, une action contraire a la chastete en soi ne devient pas grave parce qu'elle a eu lieu dans la confession, ou a 1'occasion de !a confession ; car aulrement tout peche veniel en matiere de veracite, d'humilile, de palicnce, etc., deviendrait grave dans ce sacreraent, ce que personne n'affirme. Et il ne faut pas objccter qu'une faute legere deviendrait grave a cause du respect du a ce sacrement; car autrement tout peche leger deviendrait grave dans la confession, par manque de respect a ce sacrement, ce qui cst faux. En outre, tout 1'outrage n'existe qu'eo tant que ce sacrement est donne avec une action mau-

vaise; done, si I'actionn'estque legerement mauvaise, 1'outrage fah\ au sacrement ne sera que legere. (S. Liguori.)

jR. a la 2 e D. Oui. La raison en est qu'il imporle peu qu'il s'agisse de la personne excitee a la debauche ou d'unc autre au courant de 1'affaire; car i'objet memo de la loi reste adequat, a savoir que Ic seducteur soit puni. D'ailleurs, ce cas est rare, parce que la plupart du temps 1'excitalion est connue du scul penitent excite.

jR. CL la 3 e D. Celui qui connait 1'excitation sous u.n secret nature! n'en est pas moins tenu d'eu faire la denonciation. La raison en est que personne n'est tenu au secret , meme promis avec sernient, lorsque ce. secret amene un prejudice eoramun. Ce pendant il faut exceptcr le cas ou la confidence aurait ete faite pour demander conseil; car la divulgation du secret ser>ait contrairc aux relations des hommes, et meme au general qui intervient lorsqu'on demande conseil.

CAS SM LE DEVOIR DU CONFESSED CAS vi ,

Occasion du pch6

Bonhomme, confesseur, absout sans difficulte les penitents suivants : 1 Un elranger qui garde encore sa concubine, chez lui ; 2 un marchand qui va chaque annee a la foire de Beaucaire, et peche chaque fois avec la meme femrne; 5 une femme qui, ayaiit cesse de pecher depuis un an, voit eependant de temps en temps son amant sans pecher, correspond avec lui par des letlres honnetes, et conserve son portrait.

CAS VII

Occasion da pch

La jeune Julienne a peche souvent avec Caius, serviteur de son pere, parent de la familie. Elle s'en confesse avec des marques indubitables de contrition, e!; on lui donne Tahsolution une premiere fois, une seconde, une troisieme fois. Elle y retombe cependant et, se jetant aux pieds de son confesseur, elle avoue son peche en plcurant. Le confesseur hesite, niais, saisi de compassion, il ahsout Julienne une qualrieme fois, el beaucoup d'autres encore.

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